Bienvenue sur Disco 34..




Bienvenue sur Disco 34, le blog des discothécaires du département de l'Hérault.         

Ce blog a pour vocation de rendre disponible les travaux de la Commission Musique et de créer un lien permanent entre tous ses membres.

Nous parlerons de musique et de disques bien sûr mais également de concerts, d'expositions, d'animations...

Il s'agit donc d'un blog qui sera nourri de l'expérience des collègues discothécaires et de toutes les autres opinions  qui voudront bien s'exprimer.


                                                                      











Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 09:23

Vu sur le Monde.fr

 

 

Avec le développement de l'achat au titre favorisé par la bibliothèque multimédia numérique d'Apple, iTunes, la notion d'album a pris du plomb dans l'aile.

 

 

Avec le disque vinyle, 45-tours et 33-tours, l'industrialisation de la musique enregistrée, à partir du milieu des années 1950, en matière de variété, de rock et de pop, a d'abord obéi à une logique du titre. L'album étant constitué d'une accumulation de succès publiés en 45-tours. Puis les artistes soucieux de "créer une oeuvre" commencèrent à raisonner en termes d'albums, avec un début, un milieu, une fin. Et l'album devint roi à partir du milieu des années 1960.
Avec la chute des ventes de CD, qui a d'abord touché le format single, et surtout le développement de l'achat au titre, que la bibliothèque multimédia numérique iTunes de la société Apple a imposé au monde du téléchargement payant, la notion d'album semble avoir pris ces dernières années du plomb dans l'aile. Commercialement, c'est en tout cas la tendance dans les modes de consommation des gros marchés pop et variétés.


Constat partagé

 

"Une étude que nous venons d'effectuer sur les deux dernières années de vente sur notre catalogue d'environ 2 millions de titres révèle que seulement 10 % de nos clients achètent un album dans son entier, alors que 90 % d'entre eux se contentent de télécharger deux-trois titres par album", explique Denis Ladegaillerie, de Believe Digital.

 

Constat partagé par la quasi-totalité des acteurs du secteur, services de ventes en ligne ou de streaming. A l'exception notable du Français Qobuz, qui a fait de la valorisation de l'album et de la qualité du son ses chevaux de bataille.

 

Du coup, les musiciens vont-ils continuer à considérer l'album comme le modèle de référence pour la constitution d'un répertoire, d'un univers et d'une crédibilité artistique ? Ou la composition de chansons en tant qu'entités individuelles va-t-elle dorénavant dominer artistiquement et commercialement ? Un retour aux sources d'une certaine manière. "Je conseillerais aux musiciens de ne pas attendre les deux ou trois ans nécessaires à la conception d'un album, ajoute M. Ladegaillerie, mais de publier trois ou quatre titres par an leur permettant d'être plus en contact avec leur public, en élaborant un environnement musical plus facile à créer que celui d'un long format."

 

Certains genres musicaux - en particulier les musiques dites "urbaines" (hip-hop, électro, dance...) - s'adaptent plus naturellement à ce type de fonctionnement. Des artistes issus de ces styles comme Flo Rida, David Guetta, Skrillex ou Katy Perry abreuvent ainsi régulièrement leur public de EP (quatre titres au temps du 45-tours) numériques, souvent vendus à plusieurs millions d'exemplaires. Toutefois, du côté du jazz, de la chanson, du rock et de la pop, la tradition de l'album est encore forte. On parle et on attend le "nouvel album" de Diana Krall, de U2, de Madonna, de Laurent Voulzy, etc.

 

Patron de la maison de production Because (Manu Chao, Selah Sue, Amadou & Mariam, Metronomy, Sefyu...), Emmanuel de Buretel voit se dessiner un clivage entre les productions des multinationales et celles des maisons indépendantes. Les premières se concentreraient ainsi sur la vente au titre et la fabrication de faiseurs de tubes, avec l'utilisation de pôles d'auteurs-compositeurs fournissant du sur-mesure pour différents artistes - un modèle que Berry Gordy Jr. avait organisé dès 1959 avec la compagnie soul Tamla Motown, souvent qualifiée d'"usine à tubes". Les secondes se consacrant plus au développement de carrière et de personnalités construit sur la notion d'album.

"Ce n'est pas un hasard si deux des meilleures ventes de disques en France cette année sont issues de labels indépendants : Adele (plus de 17 millions d'albums vendus dans le monde en 2011), chanteuse du label anglais XL, et Selah Sue, chez Because", croit pouvoir affirmer Emmanuel de Buretel.

 

Contrats "360°"

 

Le patron de la branche française de la major américaine Warner Music Group, Thierry Chassagne, croit tout autant à l'avenir des albums. Il vient d'ailleurs de réactiver le label EastWest pour développer les carrières de nouveaux artistes avec cette idée en tête.

 

"La vente de disques n'est plus notre seule source de revenus. Nous signons des contrats dits "360°" où nous gérons la vente de musique, l'édition, la production de spectacles, explique-t-il. Pour qu'un artiste puisse tourner, il lui faut un vrai répertoire, renouvelé par la production d'albums. Il faut juste que nous soyons plus exigeants avec la qualité et la cohérence de ces albums."

 

Si clivage il y a, ce serait plutôt sur les modes de consommation par territoire. "Aux Etats-Unis, le modèle dominant est le téléchargement payant titre par titre. En France et dans plusieurs pays d'Europe, le streaming et les systèmes d'abonnement proposant d'écouter et de télécharger à volonté permettent d'écouter plus facilement des albums entiers." Les artistes, eux, du plus anonyme à la superstar, continuent majoritairement de vouloir inscrire à leur palmarès l'album phare de leur carrière, destiné, forcément, à devenir mythique.

 

Stéphane Davet et Sylvain Siclier
 

Par CBR Musique Hérault - Publié dans : Music Business
Ecrire un commentaire
Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 10:30

Vu sur Lirographe

 

Etre chargé des acquisitions en CD et DVD de musique classique peut avoir de quoi intimider. Choix des œuvres, des interprétations, variété des styles, des époques, des effectifs : le domaine est particulièrement complexe pour qui en est peu familier. Sans prétendre à l’exhaustivité, je profite ici de la demande d’une collègue pour partager quelques outils pouvant aider les discothécaires responsables du rayon classique. Avec l’espoir que, au-delà de la problématique du classique, les outils et les méthodes évoqués pourront être transposés à d’autres genres musicaux.
Afin que ces pistes soient aussi universelles que possible, je n’évoquerai pas les fonctionnalités  de veille proposées sur les sites des fournisseurs de bibliothèques (GAM Annecy, CVS, CD-Mail…). 

1 – Suivre l’actualité discographique
Pour cela, l’agrégateur de flux rss est le meilleur ami de l’acquéreur : les sites de vente en ligne sont les premières ressources à utiliser (voir les fils rss de Qobuz, ou de la fnac). L’installation d’un plugin LibX, dûment paramétré, dans son navigateur Firefox permet de vérifier en un clic les titres d’un musicien déjà présents dans le catalogue de la bibliothèque.
La veille sur les labels, au risque d’être redondante, peut avoir son utilité en cas d’acquisitions spécialisées dans un domaine précis (production locale, etc.). Voir, à titre d’exemple, les fils rss de Naïve Records ou d’Abeille musique.
En complément, si vous êtes utilisateur de LastFm et que vous “scrobblez” depuis suffisamment longtemps, la rubrique “Nouvelles parutions recommandées” peut attirer votre attention sur certains disques récents.
Autre utilisation intéressante des médias sociaux : l’abonnement au compte de certains critiques de disques sur Spotify. Dans le domaine du classique, ils sont encore rares (je pense notamment à Alex Ross, le critique du New-Yorker), mais l’usage semble commencer à se répandre pour la pop (sélections de RollingStone, du Guardian). L’avantage est, pour l’acquéreur pressé, d’avoir une première sélection des “must have” parus récemment, et de pouvoir les écouter aussitôt.

2 – Ecouter
L’une des spécificités du discothécaire est qu’il a tout intérêt à associer autant que possible sa veille sur les nouveautés avec des sites d’écoute. La pratique révèle que les sites de streaming les plus riches dans le domaine du classique sont MusicMe (les nouveautés) et Spotify. C’est d’ailleurs confirmé par l’étude comparative méthodique réalisée par certains collègues discothécaires. Ce sont aussi les sites de streaming les moins mal indexés (toujours le point faible des offres de streaming, pour la musique classique). Spotify ne permet pas de restreindre les nouveautés par genre. A défaut, on peut toujours établir des passerelles entre les pages de nouveautés vues plus haut (fils rss, sites marchands…) et votre site d’écoute en streaming, par exemple avec ce plugin Firefox qui ajoute la recherche sur Spotify dans le menu contextuel du navigateur.
Le média social Soundcloud permet également la veille sur certains labels (Deutsche Grammophon…)
Les outils d’écoute en ligne sont avant tout une formidable source de découverte, car la musique classique est, par excellence, le domaine où l’on découvre sans cesse des choses qui ne relèvent pas de l’actualité (mais après tout, la curiosité est la qualité première d’un bon acquéreur, quel que soit son domaine). Introduisez la sérendipité dans votre pratique d’écoute par l’abonnement à des chaînes Youtube spécialisées, l’écoute de webradios (des logiciels permettent même l’enregistrement voire la programmation), et bien sûr les réseaux sociaux (exemple d’une liste d’utilisateurs à suivre sur Twitter). Le sujet de l’écoute en ligne pour la musique classique est vaste et mérite un traitement en soi.

3 – Lire les critiques
Magazines papier et leurs version en ligne : Diapason, Classica (qui propose également des chroniques de jazz), Télérama…
Sites internet spécialisés : ResMusica, ClassiqueNews, ClassiqueInfo, AltaMusica, Crescendo, etc.
Blogs : dans le domaine francophone, on trouve plusieurs blogs consacrés aux spectacles et aux concerts (parisiens, essentiellement) ; en revanche, les blogs exclusivement consacrés aux parutions discographiques en musique classique sont plutôt rares : une sélection au milieu de cette page.
Les podcasts d’émissions sur les parutions : Changez de disque sur France musique, Le Journal du classique sur Radio classique (inscription sur le site nécessaire mais gratuite)
Enfin, le moteur de recherche de chroniques musicales réalisé par Nicolas Blondeau est à mentionner, même s’il est surtout utile pour les autres genres musicaux.

4 – Sélectionner / vérifier les références
Identifier les œuvres majeures d’un compositeur : pas de solution unique mais le croisement de plusieurs sources. Livres à conserver sur son étagère : le vieux Dictionnaire de la musique de Roland de Candé, les 1001 oeuvres classiques qu’il faut avoir écoutées dans sa vie (Flammarion), et dans le domaine de la musique du XXème siècle, le Jean-Noël von Der Weid et le récent The rest is noise d’Alex Ross.
En ligne, même le très riche Allmusic.com, dans le domaine anglophone, propose un classement des “Highlights” de l’œuvre de chaque compositeur, sur des critères parfois curieux. On peut aussi trouver dans les “best of” très subjectifs de certains blogueurs matière à enrichir son fonds.
Dans le domaine de la musique contemporaine, les notices de la base BRAHMS de l’Ircam (onglet Parcours thématique) sont souvent d’une aide précieuse pour se repérer dans l’œuvre d’un compositeur.

Pour sélectionner une ou plusieurs interprétations d’une œuvre, il est encore bon de croiser différentes sources : les dossiers de Diapason proposent une discothèques idéale (subjective) par compositeur (hélas non disponibles en ligne). Les monographies de l’ancienne collection “Microcosme Solfèges”, rééditée en partie par le Seuil, comportent un cahier discographique dans les dernières pages.
Pour comparer les interprétations d’une œuvre, voir aussi quelques bonnes ressources en ligne, malgré un catalogue encore limité.
Il est aussi utile de consulter les écoutes en aveugle de Classica-Qobuz (le flux rss), et d’écouter les anciens podcasts. Dans le même registre, quelques émissions de radio peuvent guider au coup par coup : Le jardin des critiques sur France musique, par exemple.
En cas de doute, il reste enfin les forums, et bien sûr la possibilité, grâce aux outils de streaming comme Spotify ou MusicMe, de faire soi-même aisément des écoutes comparées.

Le propre de la veille est d’évoluer au gré de la vie des sites, de l’évolution des outils ; ce billet a donc une durée de vie limitée. Les commentaires sont là pour ceux qui souhaiteraient l’actualiser ou signaler leurs propres astuces et ressources.

 

Par CBR Musique Hérault - Publié dans : Notre métier
Ecrire un commentaire
Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 09:23

Vu sur Télérama.fr

SoundCloud est au son ce que YouTube est à la vidéo. Neuf millions d'utilisateurs fréquentent déjà le site. Rencontre à Berlin, avec Alex Ljung, l'un de ses fondateurs.


 

Le jour où la chanteuse Björk s'est inscrite sur son site, Alex Ljung a ressenti « une immense fierté ». A 28 ans, ce Suédois a plusieurs raisons de se réjouir. En 2008, avec son ami Eric Wahlforss, il a créé SoundCloud, une sorte de croisement entre Youtube et Twitter, qui permet de s'échanger non pas des vidéos, mais du son, rien que du son. D'un clic on enregistre, d'un autre on partage avec ses amis, sa famille ou la Terre entière. Depuis un an, les musiciens en ont fait leur site de référence. Ils y mettent leurs nouveautés, s'adressent à leurs fans. SoundCloud est le nouveau My­Space. Pour en goûter la saveur, il faut, comme sur Twitter, suivre ses artistes et labels favoris, devenir un « follo­wer ». Le rappeur 50Cent en compte plus de 120 000, Björk plus de 27 000, la jeune chanteuse suédoise Likke Li 80 000. A chaque nouveauté, les followers sont prévenus.

Dans les locaux berlinois de Sound­Cloud, un loft lumineux dans le quartier très branché de Mitte, l'heure est à la fête. Les résultats sont bons en cette fin d'année 2011. Le mois dernier, SoundCloud a même ouvert son premier bureau aux Etats-Unis. A San Francisco, près de la Silicon Valley, « juste à côté de Google, Facebook... », précise Alex Ljung. Neuf millions d'utilisateurs fréquentent le site. Une goutte d'eau comparée aux 500 millions de Facebook, mais son dernier million, SoundCloud « l'a gagné en trente-six jours », dit Alex Ljung avec un petit sourire. Sur le dos de son blouson, il a fait imprimer le logo de son entreprise. Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook a lancé la mode dans le milieu.

SoundCloud a deux atouts majeurs : le dialogue et la simplicité. Brodinski, 24 ans, 4 796 followers, DJ vedette de la scène électro française, en est très satisfait, même s'il regrette parfois « la fantaisie de MySpace et ses pages décorées comme des sapins de Noël ». Ici, le sérieux règne en apparence. Trois couleurs : blanc, orange, bleu ciel, et un lecteur qui ressemble à un outil de professionnel. On l'appelle la « waveform » - en français, un spectre audio. Il aurait pu rebuter, il a conquis Internet par son évidence. « Même ma grand-mère a compris comment il marchait », plaisante Brodinski. Il vient de lancer son label Bromance grâce à Soundcloud. Les titres ont été envoyés, en lecture privée, aux médias, qui lui ont répondu directement. Car tout au long de cette waveform, on peut laisser des commentaires, des messages enthousiastes (« whaou », « génial », rien de philosophique donc…) collés façon post-it numérique.



L'ensemble, fascinant à regarder, peut se partager, s'envoyer par e-mail, Twitter, s'intégrer à une page Facebook, un blog, un site... Bref, SoundCloud répond aux exigences modernes de la musique en ligne, explique Emile Shahidi, du label indépendant Sound Pellegrino, 3 823 followers : « L'outil est souple, performant, sans pub, et fréquenté par une communauté active, des blogueurs, des producteurs. Une frange underground et avant-gardiste du métier. » « Aujourd'hui, ajoute-t-il, pour un label comme le nôtre, ce serait presque une faute professionnelle de ne pas y être. »

Devant un tel succès, la concurrence arrive. Elle s'appelle Official FM, Mixcloud, et propose peu ou prou la même chose... Alex Ljung feint de ne pas connaître, se dit flatté. Lui cherche déjà à convaincre d'autres clients, les médias notamment. Depuis novembre 2011, The Economist met ses podcasts en ligne (Babbage), Vanity Fair a rejoint le « cloud ». Mais Alex Ljung veut voir plus loin, plus haut et entend faire de SoundCloud « la mémoire sonore du monde ». Pour cela, il compte sur son application pour smartphone. Autour d'elle, une myriade d'applications sœurs sont nées, un vrai laboratoire de création sonore, que SoundCloud cultive dans sa section réservée aux développeurs. « Je voudrais que l'on puisse trouver sur SoundCloud les discours qui marqueront l'histoire, les premiers mots des enfants qu'on envoie aux grands-parents, le bruit d'un voyage. Mon rêve serait de faire du son un souvenir à l'égal des photos. »

 

Quelques pistes à suivre sur Soundcloud
Le site réuni une foule d'artistes plus undergrounds que populaires, mais la musique de demain s'y trouve à coup sûr. Surtout, il faut y chercher de l'inédit, des formats différents, des mixes, des compilations.

Ainsi, Yacht, duo très branché du New York électro propose-t-il régulièrement des remixes de ses morceaux, improvise une mini émission de radio depuis les coulisses d'une émission de télé pour enfants.

.

Chez Subpop (label historique de Nirvana, aujourd'hui de Shabazz Palaces entre autres) on opte pour le don et l'hyperactivité. Le label propose depuis 2008 une sélection de morceaux à emporter. On y découvre en ce moment leur prochain rappeur vedette, Spoep Mathambo.



Björk
parle à ses fans. Lors du lancement de son dernier album, Biophilia, elle a posté des messages d'explications de son projet, il faut le dire, assez complexe.


En France, le label Sound Pelligrino propose une incroyable sélection pop-electro-rap dans ses podcasts hebdomadaires et des extraits de ses maxis.

Et vous, qui suivez vous ?

 

 

Par CBR Musique Hérault - Publié dans : Internet
Ecrire un commentaire
Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 11:43

Vu sur Ecrans :

 

 

 


Depuis la fin de l’année dernière, et suite au toilettage de la loi dite Lang de 1985, la copie privée n’est plus autorisée en France qu’à partir de sources « licites », c’est-à-dire acquises légalement (la loi demande même que cette origine légale soit prouvée).

 

Une modification introduite suite à une décision du Conseil d’Etat datant de 2008, qui estime que « la rémunération pour copie privée a pour unique objet de compenser, pour les auteurs, artistes-interprètes et producteurs, la perte de revenus engendrée par l’usage qui est fait licitement et sans leur autorisation de copies d’œuvres fixées sur des phonogrammes ou des vidéogrammes à des fins strictement privées ».

 

La disposition a depuis fait bondir la Quadrature du Net, mais elle fait aussi gamberger les bibliothécaires et conservateurs qui militent pour la libre circulation de la culture, qui en tirent aujourd’hui une conséquence indirecte plus qu’intéressante.

 

Comme l’explique Lionel Maurel, en poste à la Bibliothèque nationale de France, la loi parle désormais « de copies “réalisées à partir d’une source licite”. Or, le prêt en bibliothèque ou la consultation de documents sur place constituent bien une manière licite d’accéder aux œuvres et donc des “sources licites”.

Du coup, la nouvelle définition de la copie privée semble étendre avec davantage de certitude le bénéfice de cette exception aux usagers des bibliothèques [ce qui faisait débat auparavant, ndlr]. Concrètement, cela signifie que des usagers de bibliothèques, à condition qu’ils réalisent des copies avec leur propre matériel (leur appareil photo, leur téléphone portable, leur PC chez eux, etc.) et réservent ces copies à leur usage personnel, pourraient réaliser des reproductions à partir de documents consultés ou empruntés en bibliothèque sans tomber sous l’accusation de contrefaçon, y compris lorsque les œuvres en question sont toujours protégées par le droit d’auteur. »

 

Lionel Maurel précise que dans certains cas, la copie restera illégale, notamment en ce qui concerne les disques, à cause d’un vide juridique qui concerne la légalité même du prêt de CD par les bibliothèques et médiathèques, et qui n’a jamais été comblé. Mais sa réflexion inspire surtout certains de ses collègues. Ainsi, le site Bibliobsession propose désormais de pousser cette logique de libre copie (à usage privé) pour organiser des copy parties.

 

« Une copy party consisterait à organiser un événement permettant aux usagers équipés de scanners, de téléphone ou d’ordinateurs portables de les amener et d’aller se servir dans les collections des bibliothèques ! Voilà qui pourrait être un événement assez fabuleux pour sensibiliser le public aux problématiques du partage des œuvres aujourd’hui.

 

 On pourrait même imaginer d’associer à la copy party une conférence sur les nouveaux modèles de rémunération des créateurs, histoire de resituer les vrais enjeux… »

 

Bon, pas sûr que la BNF ou la Bibliothèque Pablo-Neruda de Pessac voient d’un bon œil des hordes d’abonnés en train de prendre en photo ou de scanner des ouvrages... Mais le débat est posé, et on espère bien être convié à la première copy party.

 

 

 

Par CBR Musique Hérault - Publié dans : Notre métier
Ecrire un commentaire
Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 14:12

Vu sur CultureBox

 

Tous les musiciens vénéraient la noblesse et enviaient le feu intérieur que Gustav Leonhardt cachait sous une austère apparence de protestant, comme s'il était sorti d’un film d'Ingmar Bergman.

"Il est décédé lundi soir", a déclaré à l'AFP Kim van Niftrik, une porte-parole de "De Nieuwe Kerk", une église du centre d'Amsterdam reconvertie en centre culturel, où Gustav Leonhardt était, selon l'agence de presse néerlandaise ANP, organiste.

Gustav Leonhardt a toujours occupé une place à part dans le monde de la musique baroque : autant par la science que par le talent, il avait retrouvé l’art de jouer le répertoire de clavier d’avant Mozart (Couperin, Rameau, Bach, Scarlatti), qui s’était presque totalement perdu depuis un siècle.

Maître de l'interprétation sur instruments anciens, Gustav Leonhardt a enregistré près de 300 albums. Son nom est notamment associé à l'enregistrement intégral, entre 1971 et 1990, de près de 200 cantates sacrées de Bach avec l'Autrichien Nikolaus Harnoncourt.

Le claveciniste avait lui-même incarné Bach au cinéma dans la "Chronique d'Anna Magdalena Bach" (1967) de Danièle Huillet et Jean-Marie Straub.

En décembre, Gustav Leonhardt avait donné son dernier récital au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris. Le musicien était apparu extrêmement faible et amaigri. Le théâtre était comble. Certains spectateurs avaient été installés à même le sol sur des coussins, et l’auditoire comptait un nombre impressionnant de musiciens, surtout des clavecinistes, tous plus ou moins ses élèves.

 

En voici un extrait :

 

 


Par CBR Musique Hérault
Ecrire un commentaire

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Disco 34 Flux RSS

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés