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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 12:12

Vu sur Owni :

 

 

Depuis mon adolescence, je suis obsédé par ma collection de musique. Je rangeais méticuleusement mes cassettes et CD étiquetés à la main, et j’aimais ça. Puis, quand le même travail s’est imposé avec les mp3, c’est devenu pour moi une énorme corvée. Mais je me suis toujours senti obligé de posséder quelque chose, du coup j’ai continué pendant plusieurs années, à perdre du temps à arranger ma collection de mp3 pour laquelle je n’avais pas payé. Et j’ai toujours soutenu avec passion que je voudrais toujours posséder ce que j’écoutais, jusqu’à ce que l’application Spotify mobile éteigne ce désir.

Aujourd’hui, je n’ai aucun besoin de posséder chaque morceau de musique, mais est-ce que ne rien posséder est suffisant ? Qui veut posséder de la musique ? Et d’ailleurs, qu’est-ce que “posséder” signifie vraiment ? Personne ne “possède” une série télévisée, alors pourquoi certains paient un abonnement au câble à 50 £ par mois ? Si personne ne possède rien, pour quoi les gens sont-ils prêts à payer ?

Que désire-t-on ?

Pour répondre à cette question, nous devons identifier les trois principaux canaux qui nous font désirer la musique.

De la musique facile à atteindre

Avant tout, nous cherchons à écouter de la musique en faisant le moins d’effort possible. Pour la plupart des gens, ce désir est assouvi simplement en allumant la radio ou en achetant un CD par an à la Fnac ou Carrefour. D’autres fans sont plus enclins à dépenser bien plus d’effort et d’argent, mais ce désir reste, indépendamment du niveau d’obsession de la personne.

Comprendre la musique

Nous ne voulons pas seulement de la musique, nous voulons donner du sens à cette musique dans un espace plus large, et la comprendre. Traditionnellement, c’est ce que nous faisons avec les pochettes d’album, les paroles, les crédits, ou un coffret plus cher avec des informations concernant les musiciens, leur passé, influences, références, visions, et leur place dans un genre musical. Après cela, nous délaissons l’environnement du produit pour nous plonger dans des livres, des magazines, et recherchons des réactions publiques dans les conversations. Aujourd’hui, leurs équivalents en ligne (blogs, médias sociaux) ne sont pas très distants de l’environnement du produit (internet) qu’ils n’avaient pu l’être auparavant.

La musique comme badge

Parmi nos autres désirs, il y a celui d’être connu pour ce que nous sommes, et pourquoi nous sommes ce que nous sommes. Depuis la naissance de la pop dans les années 50, la musique a donné aux gens l’opportunité de le faire en offrant des moyens de porter ses gouts musicaux comme des emblèmes. Une étagère de CDs ou de vinyls, un t-shirt de The Ramones, un oreiller Justin Bieber, ou une chambre parsemée de posters sont des moyens habituels dont les gens usent pour s’identifier. Même si ces coutumes ne seront jamais entièrement remplacées par leurs équivalents numériques, il existe aujourd’hui des moyens modernes de les compléter. Musiques d’attente et sonneries téléphoniques, fonds d’écrans, widgets lastfm, navigateurs web personnalisés, et même nos listes d’artistes préférés sur Facebook sont le résultat de notre désir de nous définir nous-mêmes.

Que veut-on posséder ?

Comment chacun de ces désirs influencent-ils le besoin des fans de posséder quelque chose?

Rendez la musique simple, et travaillez mieux.

La raison pour laquelle nous voulons posséder de la musique c’est que cela nous empêche de l’écouter avec facilité. Les fans occasionnels ne veulent pas forcément un CD, ils veulent juste avoir le droit d’écouter quand bon leur semble, et savoir que ça va marcher. Spotify Premium ne devrait pas être perçu comme une simple service de streaming puisque l’application hors connexion permet de télécharger et stocker de la musique sur son téléphone en quelques secondes. Vous pouvez ainsi écouter vos titres à l’endroit et au moment que vous voulez. Mais comment nous, fans, sommes-nous convaincus ? Engagez nous gratuitement, et faites que le buzz soit plus efficace qu’avec un CD.

Combinez les infos de Gracenote liées à notre humeur et des services de géolocalisation ainsi, quand vous branchez votre Spotify lors de votre session de gym, une playlist intuitive “rythme accéléré, Uptempo” qui correspond à notre rythme se mettra en route. Inversement, donnez-nous des titres du samedi soir et des sons plus posés pour le dimanche. Ne demandez pas ce que l’on ressent car on ne le sait probablement pas; devinez et soyez perspicaces. La technologie existe, ça n’est juste pas pertinent de la vendre aux fans pour l’instant puisqu’il n’existe pas de manière efficace de le faire. Faites de la musique, travaillez mieux et partout, et nous paierons un abonnement premium pour vous récompenser.

Nous ne voulons pas posséder de la musique mais nous voulons acquérir le droit de l’écouter, surtout si elle fonctionne.

Aidez-nous à comprendre la musique

Ceux qui cherchent à comprendre la musique utilisent le streaming comme moyen d’entrer dans une aventure par laquelle ils pourront interagir de diverses manières. Ceci n’est pas valable que pour les enthousiaste de la musique ou les snobs. Les jeunes filles veulent tout comprendre de Justin Bieber tout comme les fans de Dylan veulent comprendre toutes les références utilisées dans ses textes. Relever toute barrière susceptible d’entraver cette compréhension et non seulement les fans créeront un lien plus important avec la musique, mais ils apprécieront aussi la facilité d’y accéder.

Certains sites on commencé à se diriger en ce sens. MOG montre les billets et commentaires pendant que vous streamez un titre et cette plateforme a clairement le potentiel de devenir la Hype Machine la plus légale de la prochaine décénnie (à condition d’améliorer l’ergonomie du site). Avant que eMusic ne prenne l’eau, j’en ai été un utilisateur assidu pendant deux ans, grâce au contenu éditorial qui entourait ma navigation. Spotify a rapproché l’auditeur du téléchargement légal, en se liant à 7digital, enjoignant le fan à aller plus loin dans son expérience. Le fait de répliquer ce procédé avec des produits physiques semble être une évlution évidente (par exemple, j’achèterais 10 fois plus de vinyles, si je pouvais le faire depuis Spotify en quelques clics), mais il faut que TOUT soit plus proche de la musique.

Je serais prêt à payer un abonnement mensuel pour avoir les services suivants directement présents dans ma fenêtre Spotify, en un clic : Pitchify (avec une option de lecture hors ligne), Songmeanings, mes stats LastFM, Songkick, n’importe quelle app Echo Nest (Discovr, ex.fm Blogfinder, et autres), toute app capable de me dire quels musiciens j’écoute actuellement, et sur quelles autres oeuvres ils jouent, mFlow, des liens vers de sebooks sur Amazon, même un lien direct vers Google street view -et pourquoi pas, encore mieux, Historypin-, pour me permettre de me balader sur Penny Lane pendant que j’écoute la chanson, ou sur les traces de mes souvenirs d’enfance au gré de la musique qui y est liée. Les possibilités sont infinies.

Nous ne voulons pas posséder la musique, nous voulons posséder un accès simple à l’information qui est liée.

Vendez des badges, donnez la musique.

Les fans voudront toujours utiliser la musique pour s’identifier, donnez-leu donc toute lattitude pour y arriver. Faites appel au streaming pour vendre des CD, des vinyles, des t-shirts, des places de concert, des taies d’oreiller, des housses de couette, des trousses, des posters et tout autre objet imaginable, en seulement quelques clics. Le site de streaming prend un pourcentage sur les ventes, et le fournisseur expose son produit à des millions de nouveaux fans. Le moyen parfait de conbiner les modèles de streaming et de vente.

Plus important encore, il faut que tout cela fonctionne aussi dans l’autre sens. Placez la valeur sur le badge, et offrez la musique en bonus. La musique n’a plus à arriver via un CD. Avec l’apaprition du QR code, je ne vois pas pourquoi la musique ne pourrait être fournie avec un déjeuner à emporter, un sweat-shirt ou un poster.

Nous ne voulons pas posséder la musique, mais quelque chose qui nous permette de nous définir.

Comment y arriver ? C’est là une discussion complètement différente dont je propose une approche dans mo post intitulé “Comment créer le service musical parfait”.

Article initialement publié sur : Music Think Tank

Traduction : Stanislas Jourdan et Lara Beswick

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 09:57
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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 16:49

La vidéo n'est pas récente mais c'est drôlement bien fait !

 

 

Music For One Apartment And Six Drummers from Mister Magnus on Vimeo.

Six drummers participate in a well planned musical attack in the suburbs. As an elderly couple leave their apartment the drummers take over. On everyday objects they give a concert in four movements: Kitchen, Bedroom, Bathroom and Livingroom.

Cast: Magnus Börjeson, Johannes Björk, Marcus Haraldson, Sanna Persson, Anders Vestergård, Fredrik Myhr Photo: Johannes Stjärne Nilsson/Charlotta Tengroth/Robert Blom Sound: Håkon Garpestad Costume: Kajsa Tosting Art direction: Madeleine Stjärne/Cecilia Sterner Written, directed and edited by Johannes Stjärne Nilsson and Ola Simonsson

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 09:13

Françoise Tenier a ouvert un blog sur les disques pour enfants."Enfants à l'écoute : CD et livres-CD pour les enfants: critiques et billets d'humeur."


Françoise Tenier est l'une des créatrices en 1975 de « La commission d'écoute de phonogrammes pour enfants » à la bibliothèque de l'Heure Joyeuse, en collaboration avec la Discothèque de France.

 

Elle assure également des formations dans ce domaine

 

http://enfantsalecoute.blogspirit.com/

 

 

 

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 11:15

Vu sur Numerama :

 

Le contraire aurait été vraiment étonnant. À l'heure où la musique en streaming s'impose chez les internautes, avec des services comme Deezer, Jiwa ou Spotify, une étude menée par le cabinet de recherche ABI montre que cette tendance va aussi frapper les mobinautes. Selon les projections de l'institut, le streaming musical sur mobile va exploser dans les prochaines années.

Pour Aapo Markkanen, analyste chez ABI, le nombre d'abonnés aux services de streaming musical sur mobile devrait approcher les 5,9 millions d'ici la de l'année. Mais dès l'année prochaine, ce cap sera balayé et le secteur aura une croissance très dynamique (+ 95 %) jusqu'en 2016. Au total, plus de 161 millions de mobinautes auront souscrit une offre d'un service de streaming musical.

Comme le montre le graphique fourni par ABI, c'est l'Asie Pacifique qui sera la plus active dans ce domaine. Cela n'a rien d'étonnant. La zone regroupe des pays très peuplés (Chine, Inde, Indonésie...) et des nations très fortes sur le plan high-tech (Japon, Corée du Sud...). Le continent européen n'est pas en reste, puisqu'il représente la deuxième région la plus dynamique.

La progression du streaming, sur un ordinateur fixe ou en situation de nomadisme avec un téléphone mobile, se fera au détriment du téléchargement - licite ou illicite - de la musique. Les internautes achèteront moins dans les boutiques en ligne s'ils s'abonnent à un service de streaming. Même chose pour les pirates, qui ne s'embêteront plus à parcourir les réseaux P2P et les hébergeurs s'ils peuvent écouter gratuitement en ligne.

Le développement du streaming a en effet un double avantage. En offrant des accès gratuits et payants, les services de streaming peuvent attirer à la fois les consommateurs légaux et les pirates. Différentes formules sont proposées pour que chacun y trouve son compte. Du côté des ayants droit, le streaming participe à la lutte anti-piratage en offrant une alternative viable.

Reste que les ayants droit devront ne pas tuer le développement de l'offre légale ou fragiliser le modèle économique de ces sociétésen réclamant des minimums garantis trop élevés. L'an dernier, la plate-forme Jiwa avait révélé les montants exigés par les différentes maisons de disques pour ouvrir leur catalogue. Les prix pouvaient atteindre, dans le cas de Sony, pas moins de 400 000 euros pour un an d'exploitation.

C'est d'ailleurs ce qui avait tué Jiwa, avant de revenir.

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 11:03

L’association pour la coopération des professionnels de l’information musicale (Acim) publie un manifeste à l’occasion de sa prochaine assemblée générale, sur la place de la musique en bibliothèque. L’association organise également ses rencontres nationales les 28 et 29 mars à Auxerre, intitulées "la médiathèque : carrefour de la vie musicale" pour débattre de ces questions.

 

La place de la musique en bibliothèque semble fragilisée. En effet la baisse des prêts et le développement d’une écoute en ligne ou du téléchargement poussent certaines élus et bibliothécaires à penser qu’on doit supprimer le support CD des médiathèques. Plusieurs nouvelles médiathèques ont ouvert récemment sans ce support mais d’autres continuent à l’inclure dans leur offre documentaire. Il nous apparaît que ceci est une grave erreur non seulement la musique ne se résume pas à un support mais la musique est une pratique culturelle importante au même titre que la lecture ou le cinéma.

La baisse des prêts ne saurait tenir lieu de prétexte pour la suppression du CD et donc du support musical prépondérant en médiathèque. Selon la dernière enquête des pratiques culturelles, les CD représentaient encore 24% des prêts effectués en médiathèques alors que les offres de musique en ligne n’ont pas encore trouvé leur public. Comme pour les maisons de disques qui ont connu un pic de vente, les bibliothèques ont connu des niveaux de prêt importants qui reviennent à un étiage normal mais loin d’être négligeable face à d’autres secteurs documentaires.

L’article 7 de la Charte des bibliothèques. : « Les collections des bibliothèques des collectivités publiques doivent être représentatives, chacune à son niveau ou dans sa spécialité, de l’ensemble des connaissances, des courants d’opinion et des productions éditoriales. » Feu le Conseil Supérieur des Bibliothèques insistait d’ailleurs dans différents rapports sur le fait que la place de la musique en bibliothèque n’était pas suffisante.

Les pratiques culturelles ne sont pas étanches. Renoncer à la musique en bibliothèque risquerait de remettre en cause pour un public omnivore l’intérêt pour la littérature et pour le cinéma présents dans nos structures. Les artistes et les usagers ne sont pas uniquement lecteur, amateur de musique ou de films mais tout cela s’interpénètre.

Renoncer à la musique en bibliothèque, revient à l’abandonner aux acteurs du secteur marchand qui n’ont pas le souci de la diversité et de la pérennité des oeuvres musicales. Si la place du support CD est amenée à se réduire à moyen terme, c’est pour l’instant la meilleure manière de matérialiser dans nos locaux une offre musicale qui doit s’enrichir par une offre dématérialisée. Tous les supports présents en médiathèque sont bouleversés par le numérique, que ce soit les ebooks pour le livres ou la vidéo à la demande (VOD) pour le cinéma. Tout n’est pas sur le net et tout n’est pas visible sur internet. Malgré son apparente abondance (plus de 7 à 8 millions de titre annoncés sur des plateformes de streaming), l’offre de musique en ligne reste lacunaire dès que l’on sort de la variété. Travaillons à construire une offre numérique (sur borne ou en ligne) large et pérenne quelque soit les contenus.

Il nous semble important que les médiathèques continuent de jouer un rôle prépondérant dans le développement de la culture musicale à l’aide de fonds de musique enregistrée (sur CD ou en ligne), de partitions, de films et de livres mais aussi de concerts ou d’ateliers de créations musicales assistées par ordinateur. La musique est un langage universel propre à fédérer tous les usagers présents ou potentiels quelque soit leur origine et leur catégorie socioprofessionnelle. Si l’écoute et la pratique musicale ne cessent de se développer dans notre société, en revanche la culture musicale est négligée à part dans quelques institutions et ne sera jamais la préoccupation des acteurs économiques ou des sites proposant de la musique sur internet. Les bibliothèques ou les médiathèques s’honoreraient à continuer d’œuvrer dans la défense et la promotion de tous les domaines de la culture.

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 15:54

Vu sur le site de Korben :

 

2011 – Le piratage musical est maintenant insignifiant

Vous le savez surement, l’un des lobbys anti-téléchargement (voire pour certains anti-Internet) le plus puissant est celui de l’industrie musicale. C’est eux qui historiquement ont réussi à se faire le plus entendre, pour au final tirer les larmes de nos politiciens, qui se sont mis au boulot pour pondre des lois rien que pour eux.

Balèses les mecs !

Mais au final, savez-vous ce que représente concrètement le téléchargement illégal de musique maintenant en 2011 ?

D’après une étude sûrement très très objective ^^ demandée par NBC International à Envisional (une boite anti-piratage), voici un graphique qui a retenu l’attention du site Ars Technica.

Il s’agit du pourcentage des types de médias téléchargés illégalement. Cette stat est basée sur 10 000 fichiers les plus populaires sur un tracker torrents public publicbt.com (l’un des plus importants).

publicbt tracker 2011 Le piratage musical est maintenant insignifiant

Les films (35%), le porno (35%) et les séries TV (14,5%) arrivent en pôle position, suivi des jeux vidéos (7%), des logiciels (4%) pour ENFIN arriver avec un pourcentage de téléchargement illégal de musique de 3%.

C’est ridicule, vous ne trouvez pas ?

Alors bien sûr, à une certains époque, où l’ADSL n’était pas encore démocratisé, le seul truc qu’on pouvait s’échanger via Napster était de la musique. Mais cette époque semble être terminée depuis longtemps. Du coup, j’ai du mal à comprendre pourquoi est ce que tout le monde (enfin, surtout les majors et les politiques) considère que le « piratage » de musique est dramatique.

Moi ce que je constate ici, c’est qu’en fait, d’une manière générale, les gens n’ont plus l’envie de télécharger de  la musique. Les gens préfèrent les films, le porno et même les softs et les jeux. Et l’amour de l’artiste là dedans ? Snif…

Alors on pourrait se dire que ce petit chiffre est le fait que les gens achètent leur musique plus qu’ils ne la piratent, mais si j’en crois Pascal N. et ses amis, l’industrie musicale va très très mal.

Bref, un truc m’échappe… Elle va apparemment plus mal que celle du cinéma ou du logiciel et pourtant, elle est plus faiblement « piratée ». Plusieurs hyptohèses pour expliquer cela :

  • Cette étude réalisée par ce cabinet anti-piratage est fausse.
  • Les majors de la musique sont des grosses mytho et nous racontent des conneries depuis des années maintenant
  • L’industrie musicale est tellement douée qu’elle n’à rien à proposer pour contrebalancer même un faible % de téléchargement illégal, ce qui la met dans la difficulté.
  • Les gens n’achètent plus de musique et ne la téléchargent plus non plus… Pourquoi ? A vous de me le dire…

Une petite pensée quand même pour le téléchargement illégal d’ebooks qui n’est que de 0,2 % . Je suis sûr qu’avec un peu plus de DRM, les éditeurs pourront dépasser les 3% de la musique icon wink 2011 Le piratage musical est maintenant insignifiant (rooooh) Accrochez-vous les mecs !

Pour conclure, je vous invite à aller lire cette interview des gens de Youtube, qui ont simplement constaté que la musique gratuite générait plus de revenus que la musique payante.

Enfin, moi j’dis ça, j’dis rien hein…

 
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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 09:48

L'Adieu au Maestro John Barry



Un des compositeurs les plus emblématiques du 7e art nous a quittés. Sa disparition questionne sur la capacité générale des artistes actuels à créer des œuvres destinées à durer.


Article de Justin Kwedi


Il n’avait plus composé pour le cinéma depuis dix ans déjà, et ses dernières apparitions publiques (notamment au festival de la musique de film à Auxerre il y a trois ans) l’avaient montré très fatigué et affaibli. Il n’empêche que sa disparition est un choc pour le cinéphile qui voit ainsi tout un pan d’émotions, de souvenirs et d’images mémorables lui revenir à travers les partitions inoubliables de John Barry. Ce n’est pas seulement un des plus grands compositeurs de musique de films qui nous a quittés, mais un artiste majeur de la scène musicale des cinquante dernières années.
 

Barry l’icône du Swinging London

L’arrivée de John Barry dans le monde du cinéma est une petite révolution au début des années 60. Si les grands compositeurs de l’âge d’or hollywoodien (Miklos Rosza, Elmer Bernstein, Max Steiner…) surent s’adapter et intégrer des éléments des musiques en vogue à leurs bandes originales, ils étaient le plus souvent d’une formation classique rigoureuse. Féru de jazz grâce à son père, ayant pris goût à la musique par sa mère pianiste, il a appris la musique presque en autodidacte. Entre la trompette qu’il maîtrise seul durant son service militaire, les leçons qu’il suivit chez l’arrangeur de jazz Bill Rosso et les percutantes prestations de son groupe John Barry Seven, son parcours le rattache à une certaine musique populaire plutôt qu’aux grands maîtres du classique.




De populaire, il n’y un qu’un raccourci à effectuer pour définir ce que fut Barry durant les années 60 : une icône pop anglaise au même titre que les Beatles ou les Kinks. Au même titre qu’un Ennio Morricone au même moment, Barry introduit les instruments les plus modernes et inattendus dans la musique de film. Cette modernité se confond avec l’icône de l'époque : James Bond. En dépit de la frustration de ne pas s’être vu attribué le célèbre James Bond Theme (à l’origine de Monty Norman, mais c’est bien le tonitruant réarrangement de Barry qui le rend si marquant), il lui offrira certaines de ces partitions les plus novatrices. Le mélange des genres au service de la mélodie la plus pure, c’est la raison d’être de la pop sixties. Barry l’applique en introduisant sonorités nippones dans You Only Live Twice, les premiers synthétiseurs et de la guitare électrique dans On Her Majesty’s Service tout en mélangeant ses influences jazz à des élans plus grandiloquents dans Goldfinger ou Thunderball. Jeune, dans l’air du temps et convoquant les plus grands artistes du moment pour les chansons écrites pour les Bond (Tom Jones pour Thunderball, Nancy Sinatra sur You Only Live twice…), Barry symbolise en grande partie la bande son du Swinging London des années 60, dont il mettra en musique certains des films cultes comme Le Knack… et Comment l’avoir.


Barry l’élégant romantique

John Barry est à lui seul le représentant d’une certaine forme d’élégance typiquement anglaise et de l’expression d’un romantisme exacerbé. Les arrangements de cordes sophistiquées et simples à la fois, la délicatesse et la répétitivité au service de la mélodie la plus pure auront plus d’une fois mis admirablement en valeur les images. Sa capacité à écrire des thèmes entêtants, Barry en aura usé sur des œuvres épiques comme Zulu ou La Vallée perdue, aux atmosphères ténébreuses et martiales. C’est pourtant dans l’expression de la mélancolie et des sentiments contrariés qu’il dévoile toute sa majesté. We have all the time in the world (version instrumentale, comme celle chantée par Louis Armstrong dans Au service secret de Sa Majesté) est une des plus belles mélopées romantiques du cinéma, auxquelles on peut ajouter celle de La Rose et la flèche ou évidemment le John Dunbar Theme de Danse avec les loups.




Les époques éloignées de ses films et la dimension de gestes courtois, noble et romanesque qui s’y attachent l’auront souvent inspiré, telle la partition oscarisée de Out of Africa, le plus méconnue Quelque part dans le temps ou d’autres films historiques comme Un lion en hiver ou Marie Stuart Reine d’Ecosse. Tout cela aboutira à un style très identifiable, souvent copié mais jamais avec le même touché délicat. La descendance la plus marquante est d'ailleurs à chercher parmi les artistes pop comme Goldfrapp ou Divine Comedy.


Barry le novateur
On aurait tort de réduire John Barry aux deux facettes précédemment citées, qui sont les plus identifiables. Il s’était montré capable de scores novateurs et en adéquation avec leur sujet dans La Poursuite impitoyable, histoire de lynchage rural dans le Sud des USA que lui, le dandy anglais, noyait de guitares sèches, de sonorités traditionnelles et d’harmonica typique du cru. Macadam Cowboy, avec ses ambiances urbaines et son urgence, se montrera tout aussi réussi. Barry saura également se remettre en question sur ses Bond des années 80 (il en composera onze) en alliant des instruments modernes (boîtes à rythmes, synthétiseurs) à son brio orchestral sur A View To A kill ou The Living Daylight (rendant mémorable un morceau de Duran Duran, c’est dire l’exploit). La plus grande force de Barry est également de relever par la seule force de sa musique des métrages discutables (l’inégal Moonraker), voire médiocres (l’infâme remake de King Kong de 76), au point de se demander quelles images lui ont été montrées pour délivrer une musique d’une telle beauté.


 

Et après ?
 
La disparition de John Barry, qui suit celle d’autres compositeurs légendaires durant les années 2000 (Basil Poledouris, Jerry Goldsmith...), pose la question de la pérennité de la création actuelle face à ce glorieux passé. Barry représentait une touche, un savoir faire, un style particulier qu’on ne retrouve malheureusement pas parmi les compositeurs actuels interchangeables, sortis des plus doués (Alexandre Desplat, Michael Giacchino...). Aujourd’hui et de manière générale, une certaine forme d’originalité et de questionnement artistique semble se fondre dans une uniformité médiocre. La disparition des affiches dessinées et pensées pour chaque film en particulier a laissé place à d’hideux montages photoshop, les bandes annonces sont toutes montées de la même manière, le marketing se fait de moins en moins inventif. C’est pourtant tous ces départements qui contribuaient à prolonger le plaisir au-delà du film lui-même et suscitaient les vocations. Avec la disparition progressive des plus grands artistes, c’est une certaine rigueur et originalité qui s’efface peu à peu, en plus de nos souvenirs, sans que la relève semble offrir les mêmes gages de talent.




       
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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 16:52

                                             Compte-rendu CBR Musique DDLL 20 janvier 2011

 

 

                                                          Valises thématiques :

 

Nous avons relu et corrigé les textes de la valise thématique « Musiques itinérantes ».

Il nous reste à réfléchir aux images que nous voudrions inclure au dossier de présentation.

 

La VT « Destins brisés du rock » revient de la CCVH et va partir pour 3 mois à St Jean de Védas. Précisons que les dossiers de présentation des valises doivent être dupliqués en nombre afin que les lecteurs puissent en disposer, dès l’entrée de la Médiathèque si possible.

 

La prochaine VT « Le folk dans le monde » devrait s’inspirer du Collectorama Inrockuptibles sur le sujet. Je me charge d’en faire parvenir un scan à chacun.

 

 

 

                                Ecoute commentée :



                           Les formes de la musique savante occidentale

 

 

1 - La musique instrumentale

 

C'est à partir de la Renaissance que la musique instrumentale acquiert son autonomie par rapport au chant et à la musique sacrée.

Dans ce contexte, la musique instrumentale se développe à partir des transcriptions de musique vocale et des improvisations de la musique de danse. A partir de 1530, en France, le mot danserie désigne les airs de danse, branles, pavanes ou gaillardes, mis en musique polyphonique pour des groupes de hautbois, flûtes, cornets ou trombones.

Dans les bals populaires, les musiciens utilisent surtout la viole de bras (ancêtre du violon) avec accompagnement de tambour et de fifre. De toutes façons, le goût de la danse est si prononcé en France que les deux répertoires ont un fond commun : les danses de société élégantes sont souvent des pas rustiques qui ont été policés, tandis que les musiciens des rues vulgarisent en les simplifiant les chansons savantes à la mode dans les châteaux.

Au sein de ces diverses danses, on trouve les archétypes de toute la future musique instrumentale : suite de danses évidemment mais également sonates (Une sonate est une composition instrumentale de musique classique à plusieurs mouvements. ), concertos ou symphonies, nous verrons bientôt comment.

 

 

La suite de danses — ou plus brièvement suite — est une forme musicale instrumentale et composée (c’est-à-dire comportant plusieurs pièces individuelles) de l'époque baroque. En usage du XVIe au XVIIIe siècle, elle fut progressivement supplantée par la sonate et la symphonie. Le schéma habituel d'une suite est :

 

    * Allemande, au tempo modéré et d'origine allemande

    * Courante, au tempo vif, d'origine française

    * Sarabande, au tempo lent et d'origine espagnole

    * Gigue, au tempo vif et d'origine anglaise.

 

 

C'est la forme la plus pratiquée dans la musique française des XVIIe et XVIIIe siècles, mais son domaine s'étend largement au-delà des frontières du royaume de Louis XIV et de Louis XV : la majorité des compositeurs allemands et quelques grands noms de la musique instrumentale italienne y auront recourt. Il faut rapprocher cette diffusion de celle du modèle architectural de Versailles auprès des cours étrangères.

 

Les suites étaient jouées au clavecin, au luth, à la viole, ou bien plus tardivement par des ensembles orchestraux.

 

2 - Musique de chambre :

 

Une œuvre de musique de chambre est une composition musicale dédiée à un petit ensemble de cordes, vents, bois, cuivres, ou percussions, dont chaque partie est écrite pour un seul instrumentiste. Si certaines voix sont doublées ou triplées, particulièrement dans les cordes, on parle d'orchestre de chambre ; au-delà, on parle d'orchestre, avec le qualificatif de sa composition instrumentale (symphonique, à cordes, d'harmonie, de fanfare…).

La conception de ces duos, trios, quatuors, quintettes, sextuors, septuors, octuors, nonettes et dixtuors… demande aux compositeurs une connaissance de l'harmonie, de la polyphonie, du contrepoint, de l'organologie que seuls quelques-uns ont su mener à leur apogée.

En musique classique, la composition de quatuors à cordes est le plus souvent considérée comme l'un des summums de l'écriture musicale. La forme est épurée : 4 instruments solistes ( 2 violons, alto, violoncelle) et l’absence de B.C. ou continuo. (En musique baroque, la basse continue — également appelée le continuo — désigne une pratique d'improvisation à partir d'une basse écrite — chiffrée ou non. Les instruments utilisés pour réaliser cette partie sont un ou plusieurs instruments monodiques graves — violoncelle, viole de gambe, contrebasse... — qui jouent la ligne de basse écrite, et un ou plusieurs instruments harmoniques — clavecin, orgue, théorbe, luth, guitare baroque... — qui réalisent, c'est-à-dire qui complètent l'harmonie, en fonction des chiffres notés sous les accords lorsqu'il y en a, ou en fonction des autres parties lorsque ces chiffres sont absents.)       

Ces ensembles de quelques solistes, menant leur voix indépendamment des autres, ont le plus souvent comme « meneur » l'instrument le plus aigu (le premier violon dans le quatuor à cordes, le flûtiste dans le quintette à vent… )


 

3 - Musique concertante :

 

Le concerto et ses dérivés ( concerto grosso, symphonie concertante ) est un genre musical faisant dialoguer ( concertare = converser )un soliste instrumental avec un orchestre, et les confrontant de manière à mettre en valeur l’expression et la virtuosité du soliste.

La plupart des grands concertos du répertoire sont composés pour piano et orchestre, voire pour violon et orchestre, mais on en trouve dans toutes les distributions possibles.

 

 

Le concerto grosso, genre propre à l’époque baroque, ne mettait pas en valeur un soliste mais un petit ensemble de solistes, pris dans l’orchestre.

 

 

 

La structure « classique » du concerto se découpe en 3 mouvements : vif –lent-vif ( plan de l’ouverture à l’italienne ).

 

 

4 - Musique symphonique :

 

Dans la musique instrumentale classique, la musique symphonique désigne l'ensemble des œuvres et des genres musicaux dédiés à l'orchestre symphonique. La musique symphonique se distingue donc de la musique de chambre, c'est-à-dire, de la musique pour un ou plusieurs solistes, mais également, de la musique pour petits ensembles instrumentaux, généralement appelés orchestres de chambre.

 

Au début du XVIIe siècle, les effectifs et la structure de l'orchestre ne sont pas encore stabilisés : celui est essentiellement composé de la basse continue, de cordes frottées, et selon les circonstances, de quelques instruments d'appoint — flûtes, hautbois, trompettes...

 

Au cours de la période baroque, les compositeurs prennent progressivement l'habitude de répartir les musiciens de l'orchestre en quatre véritables pupitres : les cordes frottées, les bois, les cuivres et les percussions.

 

Parallèlement, les anciens genres musicaux — concerto grosso, suite, sonate... — évoluent, et tendent de plus en plus à prendre en compte ce nouveau type de formation.

C'est ainsi qu'au début du XVIIIe siècle, l'apparition de nouveaux genres — d'abord, le concerto de soliste et, un peu plus tard, la symphonie — marque la véritable naissance de la musique symphonique.

 

 

Plus tard, au XIXe siècle celle-ci se dotera en outre du ballet et du poème symphonique. Le poème symphonique, né au XIXème siècle, ne contient en général qu’un seul mouvement, inspiré directement par un thème, un personnage, une légende, un poème et très souvent par un texte. Il a donc une fonction évocatrice importante, caractéristique du romantisme musical.

 

 

5 - Musique vocale profane

 

Le madrigal est apparu en Italie au cours du XIVème siècle. Il s’agissait d’un poème mis en musique, avec un vers isolé qui revient en guise de ritournelle sur un rythme différent. Les thèmes du madrigal sont amoureux, parodiques ou allégoriques.

D’essence polyphonique, le madrigal est un jeu entre 4 ou 5 voix, avec toutes les subtilités harmoniques et formelles possibles. Son maître absolu est Monteverdi.

 

 

 La mélodie est un chant accompagné ou non, sur des paroles généralement empruntées à des textes poétiques. Son pendant allemand, le lied est plus proche de la chanson populaire. La mélodie française est plus raffinée et complexe. C’est un genre musical intimiste loin de l’expression vocale de l’opéra.

 

 

L’opéra peut se définir comme le mariage de la musique et du théâtre. Historiquement, l’opéra est né parce que la polyphonie vocale avait atteint une perfection absolue. Cherchant de nouvelles formes d’expressions musicales, Peri eut l’idée, dans son Euridice en 1600, de mettre les chanteurs en habits d’époque antique. L’opéra était né.

 

Monteverdi se pose pourtant comme l’inventeur des éléments dont se réclamera l’opéra deux siècles plus tard : le rôle expressif dévolu à l’orchestre, l’ouverture liée à l’action, un juste équilibre entre voix et instruments, entre récitatif et aria, entre l’œil et l’oreille et surtout entre le verbe et le chant, celui-ci tour à tour sobre ou virtuose en fonction de l’action.

 

 

6 - Musique vocale sacrée :

 

Le chant Grégorien  désigne l’ensemble du répertoire monodique ( sans accompagnement ) de l’église latine médiévale, qui commença vers le VIIème siècle à mettre l’office en musique.

 

Tout d’abord austère et exclusivement masculine, la musique vocale d’église s’ouvrira peu à peu à d’autres formes d’expression.

 

Vers le XIème siècle la polyphonie s’introduit dans l’église pour rendre certaines pièces plus solennelles. Au XIIIème siècle les premières messes composées par des laïques font leur apparition.

 

 

Plus tard, musique sacrée et profane n’auront tendance à se différencier que par leur thème d’inspiration. Ainsi la messe avec orchestre, chœurs et solistes prit de plus en plus d’ampleur dans les grandes cathédrales et finit au XVIIIème siècle, sous l’influence de l’opéra, par devenir un véritable oratorio. On parle désormais de messe de concert.

 

 

L’oratorio sacré est un genre de musique lyrique dramatique à sujet religieux, (épisode extrait de la Bible, de la vie de Jésus, d’un(e) saint(e)… )ne faisant pas l’objet de mise en scène, par opposition à l’opéra, c-a-d qu’il n’est pas représenté.Par contre il y a bien des personnages interprétés et souvent un narrateur comme dans les Passions de Bach. Il peut être chanté en latin mais comme il s’agissait de toucher le peuple, l’emploi des langues locales était fréquent.

 

 

L’oratorio profane n’a plus d’attache avec la liturgie mais respecte les mêmes formes que son alter ego sacré.

 

La cantate est une composition vocale née en Italie au début du XVIIème siècle ; elle est directement issue du madrigal. A l’origine, elle est tout simplement la voix supérieure de ce même madrigal, les autres parties de la polyphonie n’étant pas chantées, mais jouées par un ou plusieurs instruments. La cantate sacrée fleurit en Allemagne sous l’impulsion de Schutz à la fin du XVIIèm siècle, mais c’est Bach qui portera le genre à son apogée ( plus de 213 compositions).

 

Il est difficile au premier abord de distinguer la cantate de l’oratorio mais en général, ce dernier emploi de plus gros effectif et systématiquement un chœur.

 

 

Le motet  est un terme désignant un texte mis sur les parties vocalisées de l’organum ( partie de l’office ). En principe, chaque voix est munie d’un texte indépendant qui se chante en même temps que les autres, de sorte que chaque voix chante un texte différent. Plus tard le motet regroupera dans sa définition tous les morceaux polyphoniques religieux, dont les paroles ne sont pas extraites directement de la Bible.

 

Aux XVII et XVIIIème s., des compositeurs comme Dumont, Lully, Rameau ou Mondonville cultivent le motet, non pas comme une obligation religieuse, mais comme un genre de cour, très solennel et pompeux, le Grand Motet.

 

 

 

Lors du prochain CBR, Jean-Jacques Massé parlera du rock progressif et du rock garage (2.40 et 2.60 de la PCDM 3)

 

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CD Classiques

Coffret 6 CD « La musique classique pour les nuls »

Philippe Jarrousky « Caldara »   Virgin

Cecilia Bartoli  « Sospiri »  Decca

Pour ceux qui ont raté un épisode de la discographie Bartoli, voici l’occasion de se rattraper, avec le meilleur du meilleur : des pépites baroques à Fauré en passant par Mozart et Rossini, Sospiri offre ce que la diva a de plus jouissif.

Dutilleux / Ivanov, vl   « Œuvres pour violon »  Aparte

Quatuor Ebene « Fiction »  Virgin

On imagine tout quatuor à cordes sérieux, mais les quatre amis d’Ebène sont la preuve du contraire : la musique de Pulp fiction version musique de chambre ? C’est possible ! Lilac wine avec Fanny Ardant ? Aussi ! Et que dire du délicieux Over the rainbow avec Natalie Dessay...

Hélène Grimaud / Mozart, Berg, Lizst    « Résonnances »      DG

Rachmaninov / Accentus    « Vêpres »      Naïve

Jordi Savall  « La dynastie Borgia »  Alia Vox

Une nouvelle fois, Jordi Savall nous invite à un somptueux voyage historico-musical. Une véritable plongée au sein de la dynastie des Borgia. Les oeuvres proposées nous restituent les passerelles entre religion, nouvelles connaissances de la Renaissance, humanisme et maîtrise du pouvoir. 

Mozart / René Jacobs  « La flûte enchantée »  HM

Du très grand Jacobs, au plus proche de l'oeuvre de Mozart, une flûte comme on ne l'avait quasiment jamais entendue : partition (tempi !) respectée à la lettre, récitatifs conservés en intégralité, mais tellement vivants, instruments anciens, etc... Une légèreté et une joie communicatives. Cette version pourrait détrôner celle d'Arnold Östman, la meilleure à ce jour.

Travelling Quartet / Beatles    « All you need”     Integral

Travelling Quartet est un quatuor à cordes original composé de deux violons, d’un violoncelle et d’une contrebasse. Ces quatre musiciens ont décidé de transgresser leur formation classique en nous présentant leur tout nouveau répertoire … les standards des Beatles !

Monteverdi / Dumestre   « Combattimenti »  Alpha

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                                                      DVD Musicaux

« La Danse - Le Ballet de l'Opéra de Paris »   Editions Montparnasse

François Zygel « Les clés de l’orchestre – L’apprenti sorcier, la danse macabre Dukas, Saint-Saëns »

Grétry « L’amant jaloux Opéra royal de Versailles 2009 » Wahoo

Frank Zappa « The torture never stops » Eagle

Les concerts d’Halloween 1981 de Frank Zappa ont été filmés au Palladium de New York. Ce programme intitulé "The Torture Never Stops » a été entièrement créé à partir du concert par Frank Zappa qui en avait fait trois émissions spéciales pour la télévision.. La plupart des titres en sont issus. Tous les shows de Frank Zappa étaient des expériences uniques avec Zappa à la guitare et à la baguette, dirigeant son groupe sur des envolées d’improvisations pour en faire des performances exceptionnelles.

Aldebert  « Enfantillages »

Eddy Mitchell « Séances tenantes » Universal

Ravi Shankar « L’extraordinaire leçon » Accords Croisés

Rolling Stones « Ladies & gentlemen »   Eagle

Trois DVD : - le DVD Ladies & Gentlemen” avec ses bonus. - le DVD « Stones in Exile », le documentaire de Stephen Kijak présenté à Cannes 2010,avec ses bonus. - un DVD bonus de 40 min, contenant des interviews provenant d’émissions TV américaines et australiennes de 1972, et des images tournées sur la scène du Madison Square Garden avec Stevie Wonder.

Led Zeppelin “Live at Knebworth 1979” Showtime

Battle of the year

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                                                               Sélection Téléram et TV

 

Auteur                                                            Titre                                                        Label

 

Elini Duni Quartet                                        Lume lume                                               Meta Records

Sophia Domancich                                      Snakes and ladders                                HM

David Krakauer                                            Best of                                                      Label Bleu

Erik Truffaz                                                    In between                                              Blue Note

Fela                                                                 The complete works                              Pias

Claudio Abbado                                          Hearing the silence (DVD)                    Euroarts

Jean Ferrat                                                     L'intégrale                                               Temey

Celia Cruz & Fania                                       Live in zaire 74                                         Gravity

Debussy / Rogé                                           Intégrale des études                              Onyx

Janelle Monae                                              Archandroid                                            Atlantic


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                                                                                     CD Jazz

 

 

TITRE

INTERPRETE

LABEL

RECOMPENSES

The joy of flying

Tony Williams (batteur)

Reel music

Choc Jazzman 2010

Ethics

Michel Benita (contrebasse)

Zig zag Territoires

Choc jazzman 2010

Piano works

Danilo Rea (piano)

Act music

FFFF

Hands

Dave Holland (contrebasse)

Pepe Habichuela (guitare)

Emarcy

FFFF

Way of life

Celine Bonacina Trio (piano)

Inviting Nguyen Lê

Act Music

So jazz

Jazz no jazz (vol.1)

Marc Berthoumieux (piano)

Sous la ville

Sélection FIP +

 **** Jazzman

 

La tectonique des nuages

Laurent Cugny (piano)

Radio france

Primé Académie du

 jazz

House full of floors

Evan Parker (saxophone)

Tzadik

Choc Jazzman 2010

Follow the white rabbit

Yaron Herman Trio (piano)

Act Music

 

Wasabi

Alex Grenier (guitare)

AAS

 

 

 

                                                               Disques “coups de Coeur” :

 

Cocoon : Where the oceans end    Barclay

Masters Musicians of Jajouka : The source   HM

Michel Benita : Ethics

Gogol Bordello : Trans-continental hustle   Sony

 

 

Prochains CBR Musique :

 

Le jeudi 14 avril à Lodève

Le jeudi 9 juin à Bédarieux

 

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 09:14

Un nouvel article de Xavier Galaup, à lire en pdf sur son blog :

 

Résumé :


La lecture publique a connu d’important développements ces trente dernières années, tant au niveau de la construction ou de la réhabilitation de bâtiments parfois monumentaux, qu’au niveau de la diversification de l’offre documentaire et des services offerts aux usagers. Le numérique est venu bouleverser cette dynamique. Quels impacts a-t-il eu sur les médiathèques tant du point de vue des missions, du métier de bibliothécaire ou des enjeux politiques?


Conclusion de l’article: Les pieds sur terre, la tête dans les nuages…


Le contexte social, culturel et technologique a beaucoup évolué depuis les années 1980. L’internet et tout un ensemble d’objets technologiques (téléphones mobiles, baladeurs numériques, tablettes dédiées à la lecture ou au multimédia…) se sont installés dans notre vie quotidienne. Toute une génération a désormais accès à de la musique, du texte et de l’image sans supports dédiés comme le compact disque ou le DVD. À l’image de l’évolution informatique, les contenus sont de plus en plus dans les nuages (« in the clouds ») et on nous promet un accès permanent en mobilité sur nos téléphones cellulaires.


Le numérique est certes un défi majeur qui amène les bibliothèques à se recentrer sur le service à l’usager pour leur permettre des découvertes culturelles face au flux continu de contenus en ligne. Mais le bâtiment restera un lieu central pour développer et mener à bien ces nouvelles missions. En effet, face à la complexité du monde, pour éviter le repli communautaire ou l’isolement, la bibliothèque peut être un des lieux pour se rencontrer, comprendre et construire l’avenir.

Pour ce faire, les bibliothèques devront garder les pieds sur terre tout en ayant la tête dans les nuages.

article à lire au format pdf: Médiathèques en mutation: les pieds sur terre, la tête dans les nuages

ou sur un site d’archives ouvertes ici

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