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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 09:07

"L'année 2012 marque une nouvelle initiative pédagogique entreprise par le Centre de musique baroque de Versailles : le lancement de la première Académie d'orchestre des Vingt-quatre Violons du roi .

 Prolongeant le projet de restitution des instruments composant cet orchestre mythique (dessus, hautes-contre, tailles et quintes de violon), le CMBV, en s'associant avec de prestigieuses structures d’enseignement — cette année le Royal College of Music  de Londres, le Conservatoire national supérieur de musique de Paris et le Conservatoire de la Vallée deChevreuse (Orsay) — a souhaité confier à de jeunes musiciens le soin de faire revivre les « Vingt-quatre Violons » et leur répertoire.

 Encadrés et formés aux caractéristiques de ce répertoire et au jeu particulier de ces instruments par le violoniste et chef d’orchestre Patrick Cohën-Akenine , les quarante étudiants retenus pour participer à cette Académie se produiront sous sa direction puis sous celle de Sir Roger Norrington  dans des lieux et des festivals prestigieux en France et en Angleterre, contribuant ainsi au rayonnement de la culture française." (Source : CMBV)


 

Dans le cadre du festival Radio-France, l'Opéra-Comédie a eu la chance d'accueillir la nouvelle émanation des fameux "Vingt-quatre violons du Roy", la garde rapprochée de la musique de Louis XIV.

 Tout d'abord, signalons que la salle est pleine ce qui pour un répertoire peu connu et aucune star sur scène rassure sur la curiosité du public...

 A leur entrée, la jeunesse des musiciens frappe l'esprit, leur fougue ensuite quand l'ouverture de l'Armide de Lully  s'élève dans l'Opéra-Comédie, remis à neuf.

 Et là le miracle opère tout de suite : la texture de l'orchestre enrichie de ces cordes disparues, ces tons "nasillards" des bois français enfin restitués...Ce qu'on entend ce soir doit beaucoup ressembler à ce que le public entendait à la Cour ou à l'Académie à la fin du XVIIème siècle.

 Norrington dirige son petit monde avec malice, osant même des facéties avec le public mais le programme impressionne : Marais, Desmarest, Campra et De Lalande dans des oeuvres peu jouées mais vivantes à nouveau.

 

                                             

                           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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CBR Musique Hérault - dans Concerts
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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 06:48

 

Jon Lord, claviériste du mythique groupe de rock britannique Deep Purple et coauteur de leur titre le plus célèbre "Smoke on the Water", est décédé à l'âge de 71 ans, a annoncé lundi sa famille dans un communiqué.


Jon Lord, qui a également joué au sein du groupe de hard rock Whitesnake, est décédé lundi dans la capitale britannique, à la London Clinic, entouré de ses proches, selon ce communiqué. "Jon passe ainsi de l'Ombre à la Lumière", ajoute-t-il.


Le musicien luttait contre un cancer du pancréas depuis le mois d'août dernier.


En réaction à cette annonce, l'ancienne star du groupe Rage Against the Machine Tom Morello a écrit sur le réseau social Twitter: "Que le grand Jon Lord, le claviériste incontournable de Deep Purple, repose en paix. Tellement de grandes, grandes chansons et ce son incroyable qui était le sien ! Merci."


Son ami Rick Wakeman, l'ancien claviériste du groupe de rock progressif Yes, a assuré qu'il était "un grand admirateur" de Jon Lord.


"Nous avions prévu d'écrire et d'enregistrer un album avant qu'il ne tombe malade", a-t-il indiqué. "Sa contribution à la musique et au rock classique est immense et il me manquera terriblement."

 

 

 

 


 
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CBR Musique Hérault
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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 16:43

Vu sur Arte Live Web : 

 

Le metteur en scène Olivier Py réinvente Carmen à l'Opéra de Lyon

 

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CBR Musique Hérault - dans Internet
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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 16:26

Vu sur Arte Live Web :

 

C'est pas l'année Pink Floyd mais presque : Dark Side Of The Moon a 40 ans et est recréé 

pour l'occasion par Thierry Balasse, un proche de Pierre Henry,alors que Atom heart Mother 

fait son entrée au programme du bac et est rejoué par l'Orchestre Philharmonique de Radio France.

Vous aussi, mettez du prog dans votre rock !

 

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CBR Musique Hérault - dans Internet
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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 15:16

A Pierres-Vives les 15 et 16 novembre

 

Intervenante : Chantal Grosléziat, musicienne et pédagogue, directrice de Musique en Herbe

 

- S’initier à la mise en place et à l’animation d’une séquence d’éveil musical pour enfants en bibliothèque et lors d’actions hors les murs de la bibliothèque.

- Intégrer la musique dans une démarche d’éveil global de l’enfant

- Mettre en valeur un fond musical pour enfants (disques et instruments de musique) en créant des animations.

- Adapter son projet d’éveil musical selon les lieux (crèches, écoles...) et l'âge des enfants

Public: Bibliothécaires bénévoles et salariés du réseau départemental de lecture publique, animateurs et professionnels de la petite enfance ayant un projet d’animation d’éveil musical.

 

Inscriptions en septembre.

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 11:59

Dans la série "Nul n'est prophète...", Alexandre Desplat s'est depuis longtemps imposé à Hollywood et n'est toujours pas très connu en France...Son père français et sa mère grecque se sont rencontrés et mariés aux États-Unis. Alexandre Desplat a ainsi hérité d'une triple culture. Il a composé les musiques de nombreux films comme De battre mon cœur s'est arrêté de Jacques Audiard, pour lequel il a obtenu son premier César en 2006, et parmi eux de grands succès cinématographiques français, européens puis mondiaux.

En effet, après un début de carrière plutôt français ( il est le compositeur de la musique du tube de 1987 "ho mon bateau" de Éric Morena ), Alexandre Desplat s'exporte depuis quelques années : le Royaume-Uni ainsi que les États-Unis avec des films à gros budgets tels que The Queen, La Boussole d'or, Benjamin Button, Twilight ou encore Harry Potter. En 2010, il compose la musique du film Le Discours d'un roi de Tom Hooper qui lui permet d'obtenir une quatrième nomination à l'Oscar de la meilleure musique de film.

Alexandre Desplat a également été sélectionné pour faire partie du jury du 63e Festival de Cannes, en 20101.

Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur le 14 juillet 2011.


Vu sur le Parisien

 

 

Cannes: Alexandre Desplat signe la musique de cinq films en Sélection officielle

 

Alexandre Desplat, multi-récompensé en Europe et aux Etats-Unis, signe la musique de cinq films en Sélection officielle à Cannes, et dont les notes

Alexandre Desplat, multi-récompensé en Europe et aux Etats-Unis, signe la musique de cinq films en Sélection officielle à Cannes, et dont les notes "complètent les dialogues", explique-t-il à l'AFP. | Robyn Beck

Alexandre Desplat, multi-récompensé en Europe et aux Etats-Unis, signe la musique de cinq films en Sélection officielle à Cannes, et dont les notes "complètent les dialogues", explique-t-il à l'AFP.
Le compositeur, invité samedi à donner une leçon de par la direction du Festival, a fait presque toutes les montées des marches depuis l'ouverture jeudi: en ouverture avec "Moonrise Kingdom" de Wes , le lendemain entre Jacques Audiard et pour "De Rouille et d'Os" et encore vendredi avec l'Italien Matteo Garrone pour "Reality".

"Un pur hasard de calendrier", jure-t-il, que ces films aient été prêts au même moment. Mais Audiard, Anderson, c'est sa tribu: six films avec le premier, deux avec le second. Et trois avec Gilles Bourdos qui présente "Renoir" la semaine prochaine, sans compter les nombreux Polanski, dont il accompagne le long portrait documentaire ("Le Film mémoire").
 
Bref, où qu'on regarde sur la Croisette, Desplat est partout et se coule chaque fois dans un monde différent.
"Compositeur de cinéma c'est justement passer d'un univers à l'autre. Ma passion du cinéma vient de là et d'ailleurs, les réalisateurs sont multiples eux aussi, Spielberg peut faire un film de science fiction, puis un drame et ensuite un film de guerre".
 
"Chaque film appelle un processus différent"
"Ils ont le droit de toucher à tous les styles et le compositeur aussi".
"Avec Jacques (Audiard), ce n'est qu'une fois le montage terminé que je me suis mis au travail, mais chaque film appelle un processus différent".
 
Wes Anderson, à l'inverse, lui avait commandé une pièce orchestrale qu'écouteraient les deux jeunes héros amoureux dans leur périple.
Alexandre Desplat compose aussi en songeant aux acteurs: "Il m'est arrivé de refuser des films en fonction du casting, parce que je n'avais pas envie de passer un ou deux mois de ma vie avec des personnages dont je n'aime pas le visage ou la voix", avoue-t-il (non, pas de nom).
 
"Je suis un artiste visuel, je n'écris pas pour le concert mais pour l'image: mes yeux doivent être d'une extra-sensibilité, pas seulement mes oreilles. Or, on n'écrit pas de la même façon pour Marion Cotillard et pour Nicole Kidman, encore que leurs voix partagent une douceur sensuelle qui les rend assez proches".
Outre l'ambiance de fête, l'avantage des tapis rouges cannois est que les équipes des films les foulent en bande: "La montée des marches, c'est l'esprit de troupe, comme au théâtre", se réjouit le compositeur. "Alors que le cinéma l'oublie souvent".
 
Or, "je ne suis pas un technicien, mais un auteur. D'ailleurs comme le metteur en scène et le scénariste, je touche des droits d'auteur", insiste-t-il.
C'est un vieux combat que mène Alexandre Desplat, heureux de venir transmettre sa passion au public à la faveur de cette "Masterclass", d'évoquer des duos marquant qui ont fait naître chez lui cette "envie irrépressible" de composer pour le cinéma: Otto Preminger et David Raksin dans "Laura", Truffaut et Delerue dans "La Peau douce", Maurice Jarre et Peter Weir dans "Witness"...
 
"On connaît mal ce que les compositeurs et les cinéastes ont pu inventer ensemble comme outil narratif et dramaturgique", dit-il, souhaitant qu'on "puisse approcher la musique de films non plus comme une note qui accompagne l'image et qu'on oublie à la sortie".
"C'est une autre forme du dialogue, entre les lignes, qui vient faire apparaître l'invisible. La musique est là pour créer autre chose que ce que l'on voit. J'aime qu'elle puisse se fondre dans l'image, en être indissociable, mais aussi tenir le choc hors de l'image".
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CBR Musique Hérault - dans Discographies
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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 15:27

 

Compte-rendu CBR Musique, St Jean de Védas 10 mai 2012

Présents : Bernarda Fabrice, Soules Jo, Bissonier Hérvé (St Jean de Védas), Virenque Bernadette, Charasse Héloïse (CCVH), Gamel Caroline (Lodève), Martinez Christine (Bédarieux), Massé JJ, Villota Annick (Lattes).

Panorajazz :

Succès du premier spectacle initié par le CBR Musique :

100 personnes à St Jean, 40 à Marseillan.

Les membres du CBR voudraient plus participer à la décision des futurs lieux de diffusion des spectacles selon la procédure des animations réseau. Cette demande sera transmise à Hélène Larose.

Les Noces de Figaro :

14 juin à 9h : CBR se réunit à Pierres-Vives pour visiter nouvelle médiathèque et regarder quelques scènes clé du DVD de l’opéra de Mozart dans l’amphithéâtre.

13h : Présentation de l’œuvre à l’Opéra Comédie + répétition.

VT Guitare :

Christine Martinez de Bédarieux supervise un projet de réalisation d’une affiche pour la VT.

Une classe du LP Fernand Léger s’est proposé de l’intégrer à son projet éducatif.

Concerts réseau :

Christine Martinez de Bédarieux rappelle que le CIRDOC de Béziers propose de belles animations, expositions, concerts. Ainsi Gérard Zuchetto a produit une animation autour des troubadours.

Formation réseau :

Une formation « Initiation à l’éveil musical » est programmé pour novembre 2012.

Projets CBR 2013 :

Le début de l’année sera marqué par la venue de Mathieu Boogaerts dans l’Hérault pour une série de 4 concerts (dont un à Pierres-Vives) :



- le 15 janvier : Le Pouget
- le 16 janvier 19h : Montpellier Pierresvives
- le 17 janvier 19h : St Chinian
- le 18 janvier 19h : Sérignan

Un voyage d’étude à la Cité de la Musique de Paris est envisagé. Je me charge de chercher les opportunités de formation ou de visite de la médiathèque sur place.

Fonds Spécifique PLD :

Le thème en sera « Le jazz vocal ». Outre le prêt des documents, animations et concert sont envisagés.

Collaborations :

Les conférences ou formations de l’association « Hérault Musique Danse » devront être relayées au sein du réseau. Un partenariat est souhaitable.

Souhaits formations :

- Musiques électroniques.

- Musiques du monde ( à préciser)

- Fonds de partitions

- Les meilleurs labels (interne au CBR)

Dates prochains CBR :

4 octobre et 6 décembre 2012 à St Jean.

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Ecoutes commentées :

Anoushka Shankar : The traveler   - DG

Dengue Fever : Cannibal courtship - Concord

Mathieu Boogaerts : Mercredi à la Java ! – Tôt Ou Tard

Stranded Horse : Humbling tides – Talitres

Cencic, Haendel : Opera arias – Virgin Classics

Luisa Maita : Lero lero – Cumbancha

M83 : Hurry up, we're dreaming - Naïve

Plaid : Scintilli - Warp

Doumka Clarinette Ensemble :Afar, Enja

VA : Swing mania – Naïve

The Shins : Port of morrow – Columbia

 


 

 

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CBR Musique Hérault - dans Notre métier
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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 16:07

C'est officiel, Mathieu Boogaerts tournera dans le réseau des Médiathèques du Département de l'Hérault en janvier prochain avec en prime un concert dans la nouvelle Médiathèque Départementale Pierres-Vives !

 

- le 15 janvier : Le Pouget

- le 16 janvier 19h : Montpellier Pierresvives

- le 17 janvier 19h : St Chinian 

- le 18 janvier 19h : Sérignan

                                            http://www.totoutard.com/artistes/images/68.jpg
http://www.mathieuboogaerts.com/
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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 13:48

On connait le Bach religieux, le Bach improvisateur, le Bach de la recherche musicale pure mais le Bach dramatique est rare. Après avoir savouré cette cantate "Hercule à la croisée des chemins", on ne peut que regretter que le Cantor ne se soit pas interessé à l'opéra...

Cédric

 

Vu sur Arte.tv

 

Rarement exécutés, les Dramma per musica sont de véritables opéras miniatures. En septembre 2011, dans le cadre du Festival d'Ambronay, le chef d'orchestre argentin Leonardo García Alarcón a dirigé la magnifique cantate "Hercule à la croisée des chemins", créée en 1733 à Leipzig pour le onzième anniversaire du prince Friedrich Christian.

 

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CBR Musique Hérault - dans Internet
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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 16:04

Avec le retour du vinyle et les diverses reformations de groupes, jamais l'avenir n'a paru aussi peu attendu, désiré dans le monde musical au sens large...D'après l'auteur de cet excellent ouvrage, la dernière phase créative en musique date des années 90 et du mouvement techno.

Les innovations technologiques de l'an 2000, loin d'entraîner une révolution musicale révèlent au contraire la pesante tutelle du passé : les archives de la culture moderne sont librement accessibles sur youtube.

Depuis nous traversons le tunnel du "revival"...

 

Cédric

 

Vu sur Arbobo

 

Retromania : Simon Reynolds explique le futur antérieur

 

Obsessions communes

On débutera cette lecture par un nombril, le nôtre. Car on a trouvé dans cet essai replet un enrichissement considérable de questions qui nous taraudent et sur lesquelles on s’est déjà épanché ici-même. Et puisqu’il est question de l’obsession de l’univers pop (et rock) pour son passé, on saisit la perche pour en fournir un exemple typique quoique peu glorieux ^^.

 

                                                    http://www.arbobo.fr/wp-content/uploads/2012/01/retromania-simon-reynolds.jpg

 

 

Le “futur antérieur”, rien de mieux pour résumer ce bel essai de Simon Reynolds. Ironie du calendrier, nous achevons enfin notre lecture de Retromania, trouvé à Londres l’été dernier, au moment où sa traduction est sur le point de paraître et fournit l’occasion d’un dossier dans le mensuel GQ. Saluons au passage la célérité de cet éditeur exemplaire qu’est Le mot et le reste, le vrai grand éditeur rock en France, alors qu’on doit souvent attendre 3 à 10 ans pour lire en français les essais anglophones importants.

 

Le sous-titre est explicite : l’addiction de la pop-culture à son propre passé. A peine avions-nous aperçu la couverture que des articles de notre main nous repassaient en mémoire. Nous n’étions donc pas visionnaire, dommage. Nous ne sommes donc pas brillant au point d’avoir été le seul à identifier quelques traits saillants de l’époque. Déception.

Déception et contentement de lire sous la plume de Reynolds, plume affûtée s’il en est, un essai riche et stimulant sur l’incapacité de notre époque à ne pas vivre l’oeil vissé sur le rétroviseur. Car c’est une chose d’écrire quelques pages sur la question, comme nous l’avons fait ici sur la tendance “garage” dans le rock, ou encore là sur l’incessant revival qui limite l’innovation musicale (je vous recommande hautement les commentaires de haute volée qui sont plus intéressants que l’article lui-même). C’en est une autre de proposer une étude dense et documentée sur un sujet vaste, aux ramifications profondes. Nous avions-même parlé plus d’une fois des reprises qui se multiplient et sont devenues un filon à part entière, mais Reynolds lui, s’élève un peu plus et dévoile une vision d’ensemble d’une qualité incontestable. Si l’on insiste, c’est qu’on vient de refermer un des quelques livres, pas si nombreux, qu’on aurait fantasmé d’écrire nous-même.

 

Un essai à l’anglaise

Anglais expatrié aux Etats-Unis, Reynolds écrit dans la tradition de ces deux cultures. Le “je” y a sa place sans virer au nombrilisme ni au gonzo un peu trash. Au fur et à mesure, la première personne, devenue banale avec la multiplication des blogs, se justifie de plus en plus. Lorsqu’il vient à évoquer les ancrages nationaux, du hiphop anglais et américain notamment, on est frappé avec lui, de réaliser combien il se sent bel et bien anglais, alors que son fils, qui n’a vécu qu’en Amérique, ne partagera jamais vraiment les mêmes références.

 

C’est probablement à cette culture d’essai grand public que Reynolds doit de réussir à manier des références pointues sans larguer ses lecteurs. Références musicales, déjà, puisqu’il se refuse à séparer la culture populaire de genres plus confidentiels, parlant avec la même aisance de Madonna et de Oneohtrix point never.

Références intellectuelles également, distillées sans ostentation mais à point nommé, Adorno ici, Derrida (théoricien de l’hantologie) ou Badiou là. Reynolds ne se limite pas à des constats pertinents mais intuitifs, il se documente et nous donne les clefs pour poursuivre l’analyse.

 

Le syndrôme du rétroviseur, pas si nouveau

“La nostalgie, camarade”, chantait Gainsbourg en 1981, alors que se tournait la page Giscard et que Mitterrand promettait de “changer la vie”. Message d’avenir s’il en est, mais qui, visiblement, inspirait aussitôt plus de nostalgie que d’enthousiasme. A en croire Reynolds, ce n’est pas une poignée d’artistes qui joue à “et si on était nés 20 ans plus tôt?”, c’est tout le zinzin qui est coincé, la manivelle a du jeu et la machine d’HG Wells fait tourner les aiguilles à l’envers. Avant on avait Radio Nostalgiue, maintenant il y a des spéciales “années 80″ en prime time, la chaîne HV1 qui ne diffuse que les clips de notre adolescence, et tout le reste à l’avenant.

 

En lisant Reynolds, on ne peut s’empêcher d’avoir à l’esprit la série télévisée How I met your mother,  qui introduit une nouveauté perverse, une nostalgie du présent. Drôle et attachante, cette série est aussi terrifiante par son principe : tournée au présent, elle se raconte au spectateur au passé, avec une nostalgie certaine. Alors que le présent est un futur qu’on entame, il devient ici moins qu’un simple présent, il est déjà du passé avant d’être complètement consommé. Plus de futur, plus de présent, seul le passé existe, qui dévore tout. Ce simple artifice narratif illustre à quel point la rétromania a bel et bien gagné toute la culture populaire.

 

                                               http://www.arbobo.fr/wp-content/uploads/2012/01/vh1_100_greatest_songs_of_the_80s.jpg

 

La nostalgie occupe une place importante dans ce livre, dont une bonne partie combat l’idée qu’elle serait une manifestation nouvelle. La culture occidentale était déjà volontiers nostalgique dans les années 1970 ou 1980, Reynolds le démontre sans contestation. Les années 70 regrettaient les fifties, et même le punk en est la preuve. C’est un moment frappant de la lecture lorsqu’on se trouve opiner sur ce point : les punks ont rompu ouvertement avec les années 60 mais en puisant largement dans la décennie précédente, celle des balbutiements du rock.

 

Les revivals non plus ne sont pas si nouveaux, même s’ils sont devenus plus nombreux, et simultanés (c’est la nouveauté des 2000s). Le rétro, le vintage, n’ont pas attendu le 21e siècle pour être au coeur de la mode. Là encore, la spécificité actuelle n’est pas le rétro ou le vintage en soi, mais la place qu’ils occupent au détriment de tendances nouvelles. Et Reynolds de citer le rétro-gaming. On pourrait aussi penser aux innombrables “nouveaux Beatles” (on ne les compte plus), la nouvelle Janis Joplin (Izia), le nouveau ci ou ça qu’on désigne donc comme n’ayant rien de nouveau puisqu’on n’a de mieux à dire sur eux que leur parenté avec des artistes parfois morts 40 ans plus tôt. Prolongeons l’aparté, en  rappelant que “the boss” (Springsteen) ou “the godfather of soul” (James Brown) ne doivent leur surnom qu’à leur aura propre, et pas à une comparaison avec qui que ce soit.

 

Pas étonnant, dans ce contexte, de voir autant d’artistes reprendre une guitare qu’ils avaient remisé depuis longtemps, ou de groupes se reformer, aussi bien the Police que… les Sex pistols! No future, peut-être, mais pas sans passé en tout cas. Toute l’industrie musicale fonctionne à plein grâce à son passé, rééditions à l’identique (Reynolds étudie en longueur l’étonnant cas du Japon), rééditions remasterisées, rééditions avec bonus et coffret, mais aussi tournées anniversaires. On a vu fleurir des tournées où Sonic Youth, Lou Reed, ou les Pixies rejouèrent, dans l’ordre exact du disque, un de leurs albums emblématiques (Daydream nation, Berlin, Doolittle). Et le public en redemande, les salles sont pleines.

Quant-à Abba ou Queen, dont plusieurs membres sont encore en vie, ils ont droit à des biopics et des comédies musicales à succès. L’époque, dans son ensemble, paraît donc gagnée par la nostalgie et une revivalite aiguë.

 

                                           http://www.arbobo.fr/wp-content/uploads/2012/01/lou_reed-berlin_live_2008.jpg

 

Collectionneur, crate digger et artiste hantologiste : victoire du numérique

Erreur : mémoire pleine. Tel est le message affiché en grand sur l’écran de notre époque.

Abba n’est pas seul à avoir droit à son biopic. Le passé, encore récent, occupe de plus en plus de place dans la pop culture, Tina Turner a même donné son avis sur l’actrice qui l’incarnera à l’écran. De son propre vivant!

Musée des Beatles à Liverpool, Rock’n'roll hall of fame, expositions sur le Rock’n'roll (Fondation Cartier) voire - un comble! - sur le punk (à la villa Medici), la culture rock et pop n’est plus seulement une culture vivante au présent, son passé est entretenu, scruté, célébré. La mémoire du passé est si présente et encombrée qu’elle devient saturée. Reynolds cite ici longuement Huyssen, qui parlait d’un “memory boom”.

 

Ce travail de mémoire, on le voit aussi hors des institutions. Il y a même des aspects illégaux, avec quantité de blogs dont le but est de mettre à disposition des disques épuisés, rares ou seulement jamais réédités en CD. Les années 90-2000 ont été celles, sur internet, de mp3 blogs consacrés à l’excavation de disques oubliés ou inaccessibles. Le moindre groupe, le plus obscur 45 tours, retrouvent une chance d’avoir un public. Reynolds (et nous avec lui) se décrit volontiers en accro de ces sites, passant son temps à télécharger des centaines d’heures de musique qui resteraient oubliées dans un coin de disque dur sans jamais être entendues.

 

La technique n’est pas sans conséquence. Elle tient le rôle principal. Le passage de l’analogique au numérique est Le pivot de toute cette histoire. Avec le numérique, la reproduction à l’identique devient possible sans déperdition et donc sans limitation. Lorsqu’internet se développe, c’est l’explosion. Toutes ces numérisations, toutes ces copies privées, se trouvent jetées sur des blogs innombrables, à la disposition de tous. C’est l’ère de la “sharity“. Mais aussi celle de l’indisgestion.

                                          http://www.arbobo.fr/wp-content/uploads/2012/01/dancefloors_bosworth.jpeg

Au prix de cette indigestion, des genres entiers ont gagné une visibilité, en particulier la musique d’illustration, library music, dont on doit avouer être friand et posséder une collection conséquente. Certains passionnés et DJ se sont fait un nom en éditant des compilations de ce type, comme Patrick Whitaker et Martin Green. De DJ, ils sont devenus “curators” (d’ordinaire c’est la traduction de “commissaire d’exposition”), comme ceux qui publièrent “la crème de la Bosworth Library” en 2002.

 

Plus aucun disque ne semble tomber dans l’oubli, au pire il trainera dans un bac d’un dépot-vente. Et sera un jour acheté par un DJ, la culture hiphop étant toujours à la recherche de samples inusités, 2 secondes de trompette ici, un beat de 4s de batterie là… L’ébouriffant Endtroducing de DJ Shadow bouclant a boucle (jeu de mot), mettant une photo de son disquaire préféré en pochette de son disque construit exclusivement à partir de samples de morceaux existants.

 

La mémoire devient alors matériau. Au-delà du postmodernisme, Reynolds estime que le phénomène va encore au-delà en incarnant un genre nouveau. Pour le coup, ah, du nouveau avec du vieux, il n’y a donc pas qu’à se plaindre de la rétromania ;-)

C’est là que l’hantologie fait son apparition.

 

On aurait pu citer le premier disque de Alpha, Comme from heaven, pour lequel on a un faible et qui utilise par instants la voix de Sylvia Plath. De son côté Reynolds revient constamment au premiers disques de Boards of Canada pour évoquer ce courant, auxquels des critiques ont plaqué un concept de Derrida. Cool, non? Après tout il existe bien un groupe baptisé Pure reason revolution en hommage à Kant, et un autre Jean-Paul Sartre Experience, alors pourquoi pas Derrida? On vous laissera savourer les pages sur l’hantologie, tout aussi bonnes que le reste de l’ouvrage, mais vous commencez à deviner. Il y est question du passé, mais sous une autre forme que la citation (l’usage de base du sample) ou la reprise ou encore le revival. Acclamé par les milieux electro, BOC proposait d’emblée par la pochette de Music has a right to children une référence lexicale au passé, et une photo de pochette comme sauvée d’un grenier et où les visages auraient déjà été emportés par la surexposition.

Cette musique là est prisonnière de son rapport au passé, et d’une fantasmagorie ajoute Reynolds, même lorsqu’elle s’efforce d’aller de l’avant et de proposer une musique originale. Elle porte de bout en bout une nostalgie qui, dirait-on, est son inspiration principale. C’est là le truc flippant, si l’on prend l’hantologie au sérieux la création du neuf porte constamment la marque du passé, plus que jamais, plus que le rock n’était marqué par le blues par exemple. Reynolds en dit bien plus et le fait bien mieux, mais le but de cet article n’est pas remplacer le livre, plutôt d’éclairer quelques (bonnes) raisons de le lire ;-)

 

La technique, donc, au coeur de la rétromania. Comme les visages et les craquelures de la pochette de Music has the right to children,  le son des cassettes analogiques s’évanouit peu à peu. Les ventes de vinyl restent stables depuis des années, voire augmentent un peu, mais Reynolds attire plus notre attention sur le retour des cassettes. Certains albums sont publiés exclusivement sur ce format, en 2011. Ce n’est pas seulement la musique du passé qui nous aspire, le rapport à la musique aussi a changé et certains s’efforcent de remonter le temps.

 

 

 

Et le futur dans tout ça?

Dans une ère aussi rétro, que devient le futur? Fait-il encore rêver? On s’écarte un peu du livre de Reynolds pour évoquer trois exemples. Retour d’abord dans les années 1980, tous les commerces ne juraient que par l’an 2000, magasins d’électroménager et hi-fi, bien entendu (Technic 2000, dans mon ancien quartier), mais aussi bien des enseignes de coiffure, vêtements, chaussures… Lorsqu’on voit aujourd’hui une devanture **-2000, on sait que le commerce date des années 1980. Un avenir de même pas 20 ans devant nous nous faisait saliver, rêver. En revanche, le 21e siècle est marqué par le retour des enseignes indiquant “fondé en 2003″ ou “est. 1997″, comme ces vieilles maisons anglaises, on joue à faire vieux tout en démontrant qu’on vient de naître.

A l’inverse, pour clore cet aparté, le futur est investi par des inventeurs inédits, dont le steam punk est le meilleur symbole. Les steam punks sont le summum du rétro-futurisme, on invente des machines qui seraient futuristes si nous étions en 1900, comme dans des uchronies dont l’animation japonaise est friande (Steamboy, Le chateau ambulant). On va chercher le futur… dans le passé, dans une sorte de communion avec Jules Vernes.

 

Reynolds évoque une “nostalgie du futur”, un peu différente de celle du présent qu’on identifiait plus haut dans How I met your mother. La puissance d’attraction des sixties, même déformées et fantasmées, tient pour partie à ce qu’elles sont un âge d’or, reconnait Reynolds. Mais c’est aussi une décennie où le futur paraissait à portée de main, et où le premier pas sur la Lune était, pour des peuples entiers, la promesse de connaître de son vivant la vie sur une autre planète. Ce n’est pas, nous dit-il, que nous ayons cessé d’innover, internet, le wifi, les voitures électriques, les tablettes tactiles en témoignent. Non, ce qui a changé c’est que ces innovations sont aujourd’hui banales, alors que dans les années 1960 le futur était excitant. Ce qui a changé serait donc notre regard sur le futur, et notre croyance dans les bienfaits et merveilles qu’il recelait et auxquelles on ne croit plus. Mais on aimerait y croire, comme ces enfants qui font semblant, et ne disent pas à leurs parents qu’ils ont compris que le père noël n’existe pas, comme déjà nostalgiques de cette magie de noël évanouie pour toujours.

 

Dans un article toujours pas démenti, GT relevait que depuis 2000, il n’est apparu aucun genre nouveau (du moins aucun qui touche le grand public, comme la disco, le rap, le grunge, l’ont fait). Simon Reynolds tient exactement le même langage, et nous conforte également dans nos propres analyses en constatant que “la nouveauté (au sens de ce qui prend la place de ce qui précède) a remplacé l’innovation”.

 

Mais ce qui pourrait n’être qu’un constat tourne au paradoxe, car Reynolds insiste sur l’omniprésence des années 1960 ou de la référence aux 60s dans les multiples revivals et musiques des 15 dernières années. Autrement dit, la culture pop se complaît dans un retour incessant à une époque qui était obsédée par… le futur! Les 30 glorieuses, et les 60s surtout, sont la période de la conquête spatiale, des débuts de la musique électronique pop, et d’une explosion de science fiction. Ici même on a témoigné de la floraison, à l’époque, de genres comme le “space funk”, la “kosmische musik”. Le cinéma n’est pas mieux loti, les films de science fiction sont des déclinaisons de films pas tout jeunes (Alien vs. Predator), ou des remake (La Planète des singes, Star trek, Solaris, l’homme invisible), tandis que la télé qui peine à inventer dans le domaine s’auto-cite abondamment (Stargate, SG Atlantis, SG Universe). On en revient un peu au steam punk, étonnamment oublié par Reynolds, par la manière de chercher non plus le futur dans notre imagination, mais dans celle de nos prédécesseurs.

 

En conséquence, la décennie 2000 sera peut-être la première de l’ère pop à être associée non pas à un style musical, mais à des objets et technologies (le mp3, l’ipod, le streaming, myspace…).

 

 

 

Hors de la pop occidentale, le salut?

Reynolds a abattu un boulot énorme et jamais son propos ne manque de justesse, ni de matériau. Stimulant, son essai appelle la discussion et la réflexion, on se sent donc assez facilement autorisé à le prolonger. A notre tour de nous lancer.

D’abord on peut se demander si la sclérose de la poprockosphère (expression maline qu’on doit à François Gorin) n’est pas limitée au monde anglo-saxon où elle est née. D’année en année des pays inconnus de la carte pop ou rock dans les années 1960 s’imposent, l’Islande, la Suède, le Brésil, la Russie, l’Afrique du sud… tandis que le blues malien gagne l’Europe ou que le hilife inspire des Vampire weekend, et que le kuduro angolais fait danser sur les pistes européennes. Au Brésil par exemple, on a vu un boom du baile funk, nouvelle forme de recyclage musical, mais aussi quantité d’artistes électro.

Rien qu’en electro, rien qu’avec le Brésil puisqu’on y est, ces dernières années on a vu de belles réussites dont on retient Gui Boratto, signé sur un label allemand, et le duo Tetine installé à Londres.

 

Justement… Tetine n’a pas touché le grand public mais ne fait rien pour. Ils évoluent principalement dans les galeries et le milieu de l’art contemporain. L’art contemporain, nouveau moteur de la création musicale? Un lieu comme la Gaité lyrique, beau lieu “des cultures numériques” (r)ouvert en 2011 à Paris, fait volontiers ce pari, tout comme des revues pointues comme MCD (musiques et cultures digitales) ou l’anglais the Wire. La volonté d’innover n’a pas disparu. Mais elle s’est sans doute refermée, dans les 70s un Bowie était une star mondiale et il ouvrait des portes, tandis qu’aujourd’hui ceux qui se veulent innovateurs évoluent dans des sphères au public limité, limité d’avance contrairement à l’industrie du disque où un succès mondial inattendu peut parfois survenir.

 

On apprend beaucoup en lisant ce livre de Reynolds, et on réfléchit. On ne sait plus trop si on doit se plaindre ou non de la rétromania, mais on en sait plus sur ses ramifications et ses cent visages.

 

On referme ce livre avec l’étrange sentiment d’avoir eu raison contre soi-même. Avec une grande lucidité, Simon Reynolds se livre à sa propre critique. A moins grande échelle, comme lui nous avons écumé les bacs de 45t et de 33t à la recherche de pressages originaux, puis fait le tour des mp3 blogs pour y récupérer des centaines d’albums des années 1950, 60, 70, 80, sans jamais avoir le temps de les écouter par la suite. On a mixé des nuits entières dans des bars en se focalisant sur la soul seventies et les musiques de films de la même époque. On a contribué à une collection de vieilleries pop-hitsiennes dont d’autres parlent mieux que nous. On a passé des heures carrées dans des friperies pour y dégoter des pantalons patte d’eph ou de criards chemisiers orange satinés. On a même consacré notre toute première interview à une étoile filante des années yéyé, Jacqueline Taïeb. Autant de manières de sombrer dans la rétromania qu’on allait finir par dénoncer dans les mêmes pages où l’on en avait fait étalage. Oui, la rétromania existe, et je l’ai contractée. La guérison est longue, et Simon Reynolds est un remarquable docteur.

 

Et comme il n’est jamais trop tard pour bien faire : en route pour le 21e siècle!

 

Arbobo

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CBR Musique Hérault - dans Music Business
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