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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 10:50

 

Le Téléphone (en version française) est une œuvre permettant de découvrir un compositeur malheureusement trop rarement programmé par nos maisons d’opéra européennes. Bien que composé en 1949, l’intrigue est d’une brûlante modernité.

Vincent Billier (Ben) tente de poser une demande en mariage à Isabelle Fallot (Lucie). Continuellement interrompu par la sonnerie du téléphone, sa compagne se perdant en d’interminables et futiles conversations, Ben quitte la pièce de guerre lasse…

 Alors que l’amour semble perdu, le prétendant se ravise et juge plus efficace de capter l’attention de sa fiancée à travers l’engin même de leur séparation. Tout est bien qui finit bien, il exposera avec succès sa démarche amoureuse au téléphone !

 

Les artistes :

 

Isabelle Fallot : Soprano. Premier prix de chant classique au Conservatoire Supérieur de Lyon, la soprano Isabelle Fallot est depuis quelques années soliste et chante dans toutes les maisons d'Opéra françaises. Mozartienne par prédilection, elle s'intéresse aussi depuis peu à la musique baroque et se perfectionne auprès d'Yvon Repérant , Gérard Lesne, Jérôme Corréas et Guillemette Laurens.


Vincent Billier : Baryton. Premier prix de chant du CNSM de Paris en 1998, le baryton Vincent Billier a été choriste d’Accentus, de l’Ensemble Baroque de Limoges mais a entamé sa carrière de soliste dès 2000.

En 2012 , il chante Bartolo des Noces de Figaro à l'opéra de Rennes. En 2011, il est invité au festival d'opéra comique de Pékin pour chanter Ben dans Le Téléphone de Gian carlo Menotti et les rôles des peintres dans Kiki de Montparnasse de Andrea Manucci.

On l'entend aussi à l'Opéra de Limoges dans le rôle de Siroco dans L'Etoile de Chabrier.




Florestan Boutin : Lauréat de plusieurs concours internationaux, il se produit seul et en formation, sur les scènes reconnues du monde musical ( la Roque d'Anthéron , le festival Berlioz etc...), notamment au sein du trio Boutin, constitué avec son frère violoniste Julian et sa sœur violoncelliste Noémi.

Portrait-Isa.jpg                                PHOTO2-de-VB_edited.jpg

                                                 http://www.remouleurs.com/images/stories/flo.png

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 15:49

                               Emmanuel Bex, 15 février 2013, Maison des Savoirs

 

Mardi Graves, c'est le festival dédiés aux instruments graves qui a lieu à Mardi gras... Et au delà !

Pour la quatrième année consécutive, une des soirées a été programmée à la Maison des Savoirs : ce fut le concert d'Emmanuel Bex en trio.  Alors, oui  ce n'était pas un mardi, oui l'orgue Hammond est un instrument au registre complet, mais il faut reconnaître qu'il a des graves particulièrement sonores et ronflants, et ne pas bouder son plaisir d'avoir ici l'un de ses plus brillants virtuoses. Accompagné par l'excellent Frédéric Monino à la basse, un habitué du festival déjà vu sous notre verrière en 2012, et de François Laizeau à la batterie, la soirée s'annonçait très « fusion ».


Et on ne fut pas déçu : Bex  attaquant son concert cash par une impro mettant un public, enfin présent pour ce festival dans la médiathèque, dans l'ambiance hot de ce qu'allait être ce concert.

De l'improvisation, il y en aura tout au long du show, la basse de Monino répondant aux myriades de notes du B3, soutenu sans faille par la batterie de Laizeau. L'orgue Hammond donc, faisait sa première apparition dans la Maison des Savoirs, ici donc modèle B3 (pour les connaisseurs) accompagné de ses deux imposantes cabines Leslie (ibidem) qui occupaient pas mal l'espace étroit dévolu aux musiciens dans notre médiathèque.

Une apparition qui préfigure celles qui auront lieu le mois prochain pour notre printemps des claviers... Heureusement la musique ne fut pas à l'étroit, Bex jouant, outre ses compositions, quelques standards, et même une composition de Fred Monino, occasion d'une amicale battle...

Cette soirée jazzistique où ça a joué « grave », comme disent les musiciens, s'est achevée, trop tôt au goût de certains, autour d'un pot aimablement offert par nos amis organisateurs de l'association Mardi Graves : Philippe Kermarc et Jean Ané, que nous remercions de nous avoir renouvelé leur confiance encore cette année.

Eric Druart
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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 16:43

Cela fait toujours plaisir de voir le théâtre d'Avignon plein pour de la musique sacrée de Marc-Antoine Charpentier, le mal connu du Grand Siècle !

A vrai dire la distribution n'y est certainement pas pour rien, puisque ce n'est pas moins que le Centre de Musique Baroque de Versailles qui se déplace !

Juste une petite parenthèse sur la formation avec tout d'abord les enfants qui peuvent être pris en charge dès l'âge de quatre ans au sein du Jardin Musical ! Ensuite vient la Maîtrise dont les meilleurs éléments peuvent intégrer le corps des Pages de la Chapelle Royale que nous avons vu sur scène. (Partitions par coeur et en latin....)

Les jeunes adultes peuvent bénéficier d'une formation professionnelle de qualité au CMBV :

Outre les modules musicaux classiques, les étudiants travaillent : l'interprétation baroque, les langues, la déclamation et la gestuelle, la danse baroque et connaissance du milieu de chanteurs professionnels.

C'est donc tout cela qu'il nous est donné à voir lors d'un déplacement du CMBV et je ne parle même pas des solistes !


 

 

À la tête des Pages, des Chantres et des Symphonistes du CMBV, Olivier Schneebeli poursuit son exploration du répertoire sacré des XVIIème et XVIIIe siècles.

 

Après Minoret, Lalande et Desmarest, il retrouve cette fois le fameux Charpentier dont il a choisi quelques-unes des plus ambitieuses histoires sacrées, hautes en contrastes et en drames.

Chassé de la scène une grande partie de sa carrière par le despote Lully, c'est dans le domaine de l'oratorio que Marc-Antoine Charpentier prendra sa revanche. A travers ses douze Histoires Sacrées, le disciple de Carissimi a crée un grand théâtre sacré qui est le pendant des tragédies lyriques du "divin" Baptiste.

 

Les trois Histoires du concert -Judith − Le Jugement dernier − Le Massacre des Innocents

 

offrent une variété saisissante des effets voulus par Charpentier (les échos des choeurs du Jugement !).

 

En résumé, une chance exceptionnelle d'assister à un concert "à la française", un voyage dans le temps immédiat et un travail somptueux !

Le concert du 6 octobre sera enregistré par France Musique.

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 17:25

 


Vendredis du savoir + conférence concert autour de la musique chinoise

Conférence

21/09/2012 - 20:00 - 

Montpellier - pierresvives

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L'Amphithéâtre

  http://pierresvives.herault.fr/sites/default/files/styles/evenement_image_fullpage/public/assos_yin_echos.png

Conférence et concert avec l’association Yin qui propose une découverte de la musique chinoise avec une conférence suivie d’un concert.

Yin signifie "Résonances". Ce nom parle de musique mais aussi de toute "vibration", qu'elle soit celle des instruments, cordes, celle du souffle, flûtes, celle de la voix avec le chant ou la poésie et celle de la danse, qu'elle soit expression du rythme du corps ou de celui de l'écriture.

Conférence : La Musique Chinoise. La musique, souffle, vibration, intonation…Les musicologues ont coutume de dire «Aujourd’hui, la musique chinoise est soit vivante, soit perdue.» Qu’en est-il ? Et nous, Occidentaux, qu’entendons nous de la musique, ou des musiques chinoises ?

Depuis 2007 L’association Yin-Echos, basée à Marseille, souhaite nous familiariser avec des pièces classiques et traditionnelles, dans leur authenticité, en les replaçant dans l’Histoire et dans leur contexte culturel, en résonance avec la poésie, la calligraphie, la peinture.

La musique, souffle, vibration, intonation, est un des arts premiers de la culture millénaire chinoise. Elle est encore à même d’être la source de la plus haute harmonie.

 


 

Concert de Mathieu Boogaerts

Concert

16/01/2013 - 19:00 - 

Montpellier - pierresvives

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L'Amphithéâtre

                    http://pierresvives.herault.fr/sites/default/files/styles/evenement_image_fullpage/public/visuel-mathieu-boogaerts-i-love-you.png

Auteur de 5 albums studio, il officie dans la chanson intimiste depuis les années 90.

Récemment il a collaboré avec Camélia Jordana pour l'écriture de son premier opus. Il a également publié un livre aux éditions la Machine à cailloux « Je ne sais pas » dans lequel il évoque son rapport à la chanson et sa manière de travailler.

Après un mini-concert acoustique, Mathieu Boogaerts répondra aux questions du public et reviendra notamment sur son parcours et ses influences musicales.

 


Projection d'un documentaire sur "Dark side of the moon" de Pink Floyd

Suivi d'un échange avec le public

27/02/2013 - 20:00 - 

Montpellier - pierresvives

 - 

L'Amphithéâtre

  http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/63/Dispersion_prism.jpg

Après un rappel du contexte social et musical, le documentaire vous dévoilera tous les secrets de l'enregistrement du fabuleux album référence du rock progressif paru en 1973.

Un débat / échange entre nos animateurs clôturera la soirée. Que vous ayez vécu la sortie du disque ou que vous soyez simplement fan de Pink Floyd, toutes les expériences sont à partager...

 

 

Opéra de poche : "Le téléphone" de Menotti

Concert

05/04/2013 - 20:00 - 

Montpellier - pierresvives

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L'Amphithéâtre

  la-croisiere-le-telephone

 

Le Téléphone ou L’Amour à trois. Qu’on ne s’y méprenne pas : il n'y a pas d'amant dans le placard. Le troisième, c'est le téléphone, ce monstre à deux têtes de la Modernité qui vient empêcher un homme de déclarer sa flamme à celle qui l’aime. Menotti regretterait-il le temps des lettres qui laissaient si bien s’épanouir l’amour dans les romans ? Au contraire, en compositeur de son temps, il a bien compris que l’art devait s’emparer d’urgence de ces objets apparemment insignifiants qui nous entourent, parce qu’ils nous en disent un peu plus que nous-mêmes sur la Nature humaine... A partir de là, le compositeur mène avec son brio habituel un drame savoureux, à tel point qu’on se prend à rêver des comédies dont il nous aurait gratifiés à l’heure d’Internet et des téléphones portables...


 

 

 

                                      

 

 

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 09:10

Vu sur ArteLiveWeb :

 

Le festival de Beaune et le chef Christophe Rousset poursuivent leur exploration des opéras français avec Phaëton de Lully (après Persée et Bellérophon).

Phaëton fut l’un des grands succès du compositeur restant à l’affiche pendant sept mois. L'action est fondée sur le récit mythologique des aventures du fils d'Apollon qui, par vanité, voulut conduire le char du soleil à la place de son père.Dans sa course folle autour du monde, il provoque des incendies sur tous les pays qu'il survole. Jupiter pour arrêter cette catastrophe envoie la foudre sur le char du malheureux qui meurt précipité au sol.

Cette oeuvre, une des plus belles de Lully, bénéficie de choeurs splendides et de passages pittoresques tel celui du “palais des heures”. Elle décrit sous forme d'allégorie la témérité punie pour celui qui voulut s'élever aussi haut que le soleil (référence au Roi Soleil), et plus particulièrement la chute de son intendant, Nicolas Fouquet, après l’ostentation des splendeurs du château de Vaux le Vicomte.

 

Jean-Baptiste Lully : Phaëton (Tragédie lyrique en cinq actes et un prologue. créée à Versailles à l’Académie Royale le 6 janvier 1683. Livret de Philippe Quinault.)


 

 

                          

 

 

 

 

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 09:07

"L'année 2012 marque une nouvelle initiative pédagogique entreprise par le Centre de musique baroque de Versailles : le lancement de la première Académie d'orchestre des Vingt-quatre Violons du roi .

 Prolongeant le projet de restitution des instruments composant cet orchestre mythique (dessus, hautes-contre, tailles et quintes de violon), le CMBV, en s'associant avec de prestigieuses structures d’enseignement — cette année le Royal College of Music  de Londres, le Conservatoire national supérieur de musique de Paris et le Conservatoire de la Vallée deChevreuse (Orsay) — a souhaité confier à de jeunes musiciens le soin de faire revivre les « Vingt-quatre Violons » et leur répertoire.

 Encadrés et formés aux caractéristiques de ce répertoire et au jeu particulier de ces instruments par le violoniste et chef d’orchestre Patrick Cohën-Akenine , les quarante étudiants retenus pour participer à cette Académie se produiront sous sa direction puis sous celle de Sir Roger Norrington  dans des lieux et des festivals prestigieux en France et en Angleterre, contribuant ainsi au rayonnement de la culture française." (Source : CMBV)


 

Dans le cadre du festival Radio-France, l'Opéra-Comédie a eu la chance d'accueillir la nouvelle émanation des fameux "Vingt-quatre violons du Roy", la garde rapprochée de la musique de Louis XIV.

 Tout d'abord, signalons que la salle est pleine ce qui pour un répertoire peu connu et aucune star sur scène rassure sur la curiosité du public...

 A leur entrée, la jeunesse des musiciens frappe l'esprit, leur fougue ensuite quand l'ouverture de l'Armide de Lully  s'élève dans l'Opéra-Comédie, remis à neuf.

 Et là le miracle opère tout de suite : la texture de l'orchestre enrichie de ces cordes disparues, ces tons "nasillards" des bois français enfin restitués...Ce qu'on entend ce soir doit beaucoup ressembler à ce que le public entendait à la Cour ou à l'Académie à la fin du XVIIème siècle.

 Norrington dirige son petit monde avec malice, osant même des facéties avec le public mais le programme impressionne : Marais, Desmarest, Campra et De Lalande dans des oeuvres peu jouées mais vivantes à nouveau.

 

                                             

                           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 15:35


Cette année le festival Mardi Graves a débuté à la mi-carême... un jeudi donc.

Basse et contrebasse étaient à l'honneur à la Maison des Savoirs pour cette soirée. La basse était celle de Frédéric Monino, accompagnée de la guitare de Frédéric Favarel, pour une première partie très jazz mêlant standards et compositions personnelles avec beaucoup de swing et d'énergie.

Avec Renaud Garcia-Fons, si l'on est toujours dans les "musiques improvisées", on sort du strict cadre du jazz. Et c'est tant mieux. C'est ce qu'on aime dans ses disques depuis une quinzaine d'année, alors on se réjouissait d'avance de le voir en solo... Évidemment, il utilise une pédale d'effet couplée à un séquenceur, mais même "à nu", les sons qu'il tire de sa contrebasse laissent le  public sans voix, avec ou sans archet, en percussion sur la table ou la caisse, on n'entend même plus l'instrument le plus grave, mais tous les instruments à cordes...

                                                   http://userserve-ak.last.fm/serve/_/28316877/Renaud+GarciaFons+rgf.jpg

Du monde : car c'est un voyage que nous propose Renaud Garcia-Fons, en Espagne bien sûr avec ses rythmes de buleria, puis autour de la méditerranée et en orient, en Afrique...


Bien sûr il ne fut pas question que de virtuosité ou de son : on a affaire là à un vrai grand musicien et la magie a opéré pour le public présent, les connaisseurs comme ceux qui le découvraient.

 

Eric Druart

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 12:26

Un compte-rendu de notre collègue Eric Druart de la MDS d'Agde. 

Souvent, je préfère découvrir un artiste directement en concert, la première impression ressentie est alors, en général, radicalement différente de celle qu'on peut avoir à écouter un enregistrement. Au moment de choisir un concert pour illustrer la thématique « Arts et Lettres d'Espagne », le nom de Vicente Pradal s'est rapidement imposé.

Avec ce spectacle, tiré de l'album Herencia (hérédité), on a un musicien de réputation internationale, spécialiste du flamenco, ses enfants au chant et au piano et les textes des poètes espagnols. La transmission de ce patrimoine, de cet héritage, c'est donc tout le propos de ce projet.

http://www.ville-agde.fr/spaw2/uploads/images/culture/maison_des_savoirs/originaux/trio_pradal-[original]-2012-01-31-15-35-26.jpg


La surprise, c'est qu'il n'y a point de guitare, mais un piano sur scène. Peut-on rendre hommage à la culture espagnole sans utiliser son instrument roi ? Dès les premières secondes, le public est capté par la voix et l'émotion commence à opérer. Vicente exprime les mots, et Rafael les souligne au piano, les habille, les magnifie.

La deuxième voix du trio est celle de Paloma. Une puissance insoupçonnée se cache dans cette frêle jeune femme, comme si, à elle seule, elle donnait la parole à tous ses ancêtres gitans... Son cante hondo a cappella laisse le public bouche bée et les yeux brillants. Nul doute que cette hérédité-là est riche d'émotions à partager.

Cette alliance de mots, musique et chant nous a donné une soirée de beauté simple. Merci Paloma, Rafael et Vicente Pradal, à bientôt sans nul doute.

 

Eric Druart

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 15:59

Vu sur Fluctuat :

 

Proposer une expérience sensorielle unique, en mettre plein les mirettes des spectateurs tout en leur saturant les oreilles de décibels. Pour beaucoup, un concert se doit d’être un show inoubliable. Pour cela, les arts numériques sont appelés à la rescousse, en particulier dans le champ des musiques électroniques. Un grand mix où son et image finissent par se confondre.

Les collaborations entre artistes et musiciens ne datent pas d’hier. Pensons à l’opéra et au concept de Gesamtkunstwerk (œuvre d’art totale) employé par Richard Wagner au XIXe siècle pour ses productions de Bayreuth : l’expérience scénique s’y devait de combiner tous les arts, plongeant le spectateur dans un environnement extra-ordinaire. Mais dans la musique populaire, on en est bien longtemps resté à la simple confrontation musiciens-public, sans plus d’apprêt que l’habillage lumineux de la scène. Jusqu’à ce que des groupes comme Pink Floyd, dans les années 1970, ne produisent des concerts conçus comme de réels spectacles sons et lumières — avec parfois une certaine surenchère ( à voir) .
A contrario, dans le domaine des musiques électroniques, la solitude du DJ, derrière sa console ou son laptop, peut se révéler rapidement assez déprimante pour le spectateur. Les mains et les yeux rivés aux manettes, le musicien électro, contrairement au chanteur rock haranguant la foule, interagit peu avec ses auditeurs. Opinant du chef, c’est à peine s’il a le loisir de balancer un bras de temps à autre pour chauffer un peu la salle.

Environnements technologiques immersifs

Mais au concert on ne fait pas qu’écouter. Aussi faut-il donner au spectateur quelque chose à regarder, quitte à détourner son attention du musicien en train de jouer. L’arrivée sur scène des arts numériques, qui permettent de créer de vastes installations au fort impact visuel, a changé la donne, en particulier dans le domaine de la musique électronique, avec laquelle ils se marient idéalement pour créer de véritables environnements technologiques immersifs. Dans ce registre, les premiers concerts de Daft Punk, à la fin des années 1990, font un peu figure de modèles du genre — même s’ils doivent beaucoup aux pionniers de Kraftwerk et à l’esthétique du premier Tron. Le duo Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo, habillé en costumes futuristes (dessinés par Hedi Slimane), y officie dans des sortes de grands-messes savamment mises en scène. Ça clignote de partout comme dans un flipper géant, mais on n’y dénote pas de réelle invention formelle.

Que peuvent (réellement) apporter les arts numériques aux musiciens sur scène ? A titre d’exemple parmi de nombreux autres possibles, on citera celui d’Amon Tobin, DJ brésilien qui a travaillé avec Alex Lazarus, directeur artistique de Blasthaus, afin de développer pour sa dernière tournée une structure de cubes sur lesquels sont projetées des animations en mapping (projection vidéo dynamique en 3D), nouveau procédé visuel à la mode (voir ISAM live, spectacle graphique d'Amon Tobin). Celle-ci a été réalisée en collaboration avec The Creators Project, nouvel acteur dans le secteur des interactions entre musique et arts numériques, auquel on doit notamment la production récente de shows spectaculaires, comme Richie Hawtin au Grand Palais, dans le cadre de Monumenta, ou les concerts du festival Coachella, en Californie.

 

 

 

Trailer d'ISAM live

Musiciens-artistes

Dans le cas de l’électro, le véritable show a donc désormais lieu en retrait de la scène, la présence du musicien devenant quasi secondaire. La vidéo, autant que l’animation numérique, y joue un rôle majeur, comme dans les méga-shows à l’américaine d'artistes pop comme Lady Gaga, Beyoncé ou Gorillaz. Pour le collectif AntiVJ, il est indispensable, cependant, de "sortir du format écran" pour "modifier la perception du réel". Une conception qui donne au concert traditionnel une forme radicalement nouvelle, synesthésique, où son et image se fondent littéralement l’un dans l’autre. Des artistes plus mainstream expérimentent également de plus en plus l’usage du numérique dans leurs mises en scène, comme le chanteur Stromae, qui lors de sa tournée 2011, utilise lui aussi le mapping, avec la collaboration d’AntiVJ, pour créer sur scène un environnement, des personnages et même un orchestre virtuels.

Certains musiciens tendent même à devenir eux-mêmes artistes, comme c’est le cas du collectif Black Dice, qui a offert à ses collègues d’Animal Collective un environnement vidéo spécifique pour leur concert à Coachella, ou encore Jeff Mills, pionnier de la techno made in Detroit qui offre régulièrement à ses fans des Cine mix et réalise des vidéos où il sample les images de films muets (en particulier ceux de Buster Keaton).

 

 

 

 

En France, la Gaîté Lyrique (Paris) ou le Cube (Issy-les-Moulineaux), les festivals Marsatac (Marseille), N.A.M.E. (Tourcoing) ou Nuits sonores (Lyon) sont les lieux où aller écouter de la musique électronique mixée aux arts numériques. Et vivre des expériences sensorielles uniques.


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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 12:08

Carine Magnoni de la Médiathèque de St Chinian, nous fait part de sa tournée des festivals :

 

Vive la musique en live.

 

En cet été 2011, 3 festivals, 3 ambiances différentes.

 

Pour commencer, le festival du « Lives au Pont du Gard », plutôt familial dans une ambiance nature, avec Pont du Gard illuminé !

 

L’ambiance est montée petit en petit au fur à mesure du passage des artistes avec bien sûr une ambiance de folie pour Raphael Saadiq ( en toute objectivité).

 

 

Aloe Blacc et Raphaël Saadiq ont satisfait les amateurs de soul, tandis qu’Hocus Pocus et Busy P mettaient à l’honneur le hip-hop.

Un festival très sympa, convivial que l’on peut savourer assis sur la pelouse tranquillement ou au plus près des artistes sur la piste de danse !

 

A l’inverse le festival Musilac à Aix-les-Bains est un véritable marathon musical avec une foule immense; il faut dire qu’il y a 11 artistes par soir, ça attire du monde.

Le concert du 14 juillet affichait complet pour Morcheeba, Angus & Julai Stone, Asa, Ben l’Oncle Soul, Santana, Scissor Sisters…Il y a du beau monde, mais on profite plus des artistes sur les écrans géants que sur la scène, c’est bien dommage.

 

 

 

Pour finir, un grand classique de l’été : le Festival de Nîmes avec le grand, l’unique Ben Harper, acclamé dès son entrée sur scène, accompagné d’un batteur virtuose. Que dire, avec Ben il n’y qu’à laisser le charme agir, surtout quand il offre au public une chanson a capella et sans micro et plus de 2 heures de concert.

 

 

Un petit regret (sûrement pour une minorité du public) Asaf Avidan & the Modjos n’ont joué que 30 minutes !

Bref un mois de juillet bien rempli musicalement, que du bonheur.

 

Carine Magnoni

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