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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 18:11
Vu sur Discoblogons :

Par Pitseleh

 

Comment contrer la baisse constatée des prêts en bibliothèque tout en facilitant la vie des usagers ? Plusieurs structures tentent le pari des prêts illimités. Dans la même optique, la médiathèque de votre serviteur a modifié ses règles de façon drastique : a une limitation de X documents par support (X partitions, X livres, X revues, X chats tigrés...) succède un quota global de 30 documents au choix, à l'exception des vidéos dont le fonds ne pourrait soutenir la demande. Deux mois ont passé, permettant d'entrevoir l'impact de ce changement.

A tous seigneurs tout honneur, commençons par le point essentiel : les usagers sont ravis. Un peu sur la défensive de prime abord ("Mouais, il ne va plus rien rester dans les bacs !") ils ont très rapidement adopté cette liberté nouvelle, avec un appétit particulier pour les enfants (qui repartent avec des piles de BD et le sourire jusqu'aux oreilles), les mélomanes et les emprunteurs convulsifs.

Du point de vue statistique, deux tendances se dégagent :
1) Les prêts explosent. D'une hausse de 10% dès le premier mois, ils ont ensuite crevé le plafond avec un bond de 30% sur l'ensemble des secteurs... soit 10.000 prêts de plus qu'en octobre 2007. Jolie performance.
2) Le nombre d'usagers actifs régresse de façon plus légère mais néanmoins nette. Logique : si 30 documents suffisent à un couple ou à une famille, inutile pour eux d'utiliser une carte par personne puisqu'un seul abonnement commun suffira. Pas comme ça qu'on arrivera au niveau des Canadiens.

Du côté des fonds, source d'inquiétude chez certains usagers, la demande est plutot bien absorbée... dans la mesure où la taille des collections le permet. Il va sans dire qu'une collection de 250.000 documents sera mieux à même d'encaisser une telle hausse des prêts que les fonds nécessairement réduits d'une petite structure, notamment rurale.
Point positif : moins encombrés, les bacs et les étagères respirent mieux... ce qui encourage les usagers à fouiner, et par conséquent à emprunter plus.
Point à surveiller : si les documents confidentiels profitent également de la hausse des prêts, il va sans dire qu'une large partie des demandes se concentre sur les références les plus connues qui deviennent ainsi plus difficiles à obtenir. Le "doublonnage" des best sellers ne suffit pas toujours à satisfaire le public, et la généralisation de ce procédé pourrait déséquilibrer les acquisitions... à moins d'une augmentation des budgets qui n'est pas prévue au programme.

Et du côté des bibliothécaires ? Bien que ravis d'un tel succès, ils se retrouvent face à ses effets pervers : augmentation brutale des flux à gérer (bien le bonjour au papa mélomane qui emprunte et ramène pas moins de 80 disques à chaque visite), risque accru de tennis elbow, multiplication des erreurs d'enregistrement de documents, allongement des files d'attentes. Le contexte n'étant guère propice à l'embauche de bras supplémentaires, il devient nécessaire de surveiller de près l'aménagement des plannings pour éviter à votre serviteur de périr étouffé sous une avalanche de rééditions Stax.

(Ce qui serait une belle mort cela dit).

Bonus : les suggestions qui tuent

Rions un peu avec le cahier de suggestions

 

Panorama des demandes les plus surréalistes de ces dernières semaines :

- "J'aime pas les rhododendrons" de Sim
- Le catalogue des 3 Suisses
- Une méthode de air guitar
- "Le meilleur cd de l'année" (alors qu'on l'a déjà, je l'ai déjà dit c'est celui de Camera Obscura)
- [écriture enfantine] Le disque de Ségolène Royal
- L'album des Plastiscines (muahahaha)

Pitseleh

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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 10:41
Vu sur fluctuat.net :


Posté par 2goldfish le 06.04.09 à 09:41 | tags : web 2.0, web, radio
 






Stereomood se décrit comme une "emotional radio" qui vous propose de la musique adaptée à votre humeur. Ce n'est pas le premier site à proposer des playlists accessibles via un nuage de tags. Sur la page d'accueil, vous avez en effet un tel nuage qui propose des playlists pour chaque occasion : "Sunday Morning", "Cooking Time", "Busy As A Bee"... Les mp3 qui sont joués sont piochés sur des blogs et taggués par les créateurs du site et les utilisateurs. Il n'y a vraiment rien de bien révolutionnaire dans ce concept situé quelque part entre Last.fm et Hype Machine.


Stereomood, c'est le B.A-BA du web2.0, donc, mais c'est aussi un lien très cool, parce que neuf et donc pas encore pourri par une armée d'utilisateurs qui taggueront tout et n'importe quoi n'importe comment. Les playlists sont pour l'instant d'une qualité surprenante. Et puis il y a aussi la possibilité de recréer ses propres playlists, même si sur ce terrain là, Stereomood n'est pas près de concurrencer Deezer ou Spotify.

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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 10:45
Vu sur medici.tv :

Après une simple inscription, il est possible de voir et d'écouter de très bons concerts.
Exemple de transversalité réussie  avec la série de concerts de Radio-France "D'une rive à l'autre" :

Au cours de ces concerts à la formule inédite, les artistes réaliseront leurs rêves musicaux les plus fous : dévoiler les liens secrets entre Brahms et le fado, explorer Scriabine à quatre mains (deux classiques et deux jazz !), révéler à travers le raga pourquoi Schubert est universel, partager le simple et bon plaisir de faire de la musique ensemble en dehors des règles établies et bousculer les codes de la relation avec le public... Ce sera au Petit Palais et nulle part ailleurs, car les musées ne sont-ils pas les témoins respectueux de toutes les avant-gardes d’hier et d’aujourd’hui ?



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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 11:29
Vu sur Fluctuat.net :

Posté par Maxence le 25.04.09 à 10:14 | tags : youtube, télévision, rigolo, metal

Un petit billet relaxant pour le week-end. Je ne sais pas si vous connaissez la série Télé Poils ("Fur TV" en VO), dérive britannique des Muppets en version trash, diffusée sur MTV Pulse tous les soirs vers 23h25 en version originale sous-titrée. Personnellement, je ne connaissais pas et j'avoue m'être bien "poilé" en effet, devant l'épisode de la leçon de Métal de Fat Ed. Le reste est du même niveau (certains épisodes poussent même très loin le concept de personnages en peluche, leur faisant subir les derniers outrages). Jeux de mots balots, peluches amorales, obsédées et cupides, situations plus scabreuses les unes que les autres, avec (pour une fois) une grande connaissance de la "culture urbaine" et de ses rites, Télé Poils est un des divertissements les plus "décoiffants" (ah ah ah) du moment. Exemple :

 

 

 

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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 11:17
Vu sur le site de la Gazette des communes :

Mission accomplie pour l’Inter-association archives, bibliothèques et documentation (IABD). L’amendement qu’elle a porté tout au long du débat sur le projet de loi «création et internet» a passé l’ultime épreuve parlementaire le 13 mai 2009, dans le cadre du vote définitif du texte par les sénateurs, en seconde lecture.

Les bibliothèques publiques, les musées et les services d’archives vont pouvoir communiquer au public, sans autorisation préalable, les copies des documents numérisés par leurs soins, à des fins de conservation ou pour préserver les conditions de leur consultation. Cette communication pourra se faire sur place et sur des terminaux dédiés, à des fins de recherche ou d’études privées par des particuliers. L’amendement réclamé et rédigé par l’IABD vise à corriger les lacunes de la loi du 1er août 2006 sur le droit d’auteur et les droits voisins dans la société de l’information (Dadvsi) qui donne aux bibliothèques le droit de numériser des documents à des fins de conservation ou de préservation de leur état de consultation, mais pas de les communiquer au public.

La réécriture des articles L. 122-5-8 et L.211-3-7 du Code de la propriété intellectuelle (lire encadré) ouvre de nouvelles perspectives aux bibliothèques, qui pourront proposer à leurs lecteurs les copies numériques d’ouvrages précieux (livres d’artistes, livres rare, etc), assurer pour l’avenir la consultation de documents actuellement conservés sur des supports appelés à devenir obsolètes, et bien sûr préserver des documents à caractère patrimonial dont seule la copie numérique sera mise à la disposition du public.

Méthode de lobbying

 «Nous avons joué notre rôle d’association professionnelle», se félicite Dominique Lahary, porte-parole de l’IABD et directeur de la bibliothèque départementale de prêt du Val d’Oise. En exclusivité pour «La Gazette», ce dernier revient sur la démarche de sensibilisation entreprise auprès de l’Assemblée nationale, depuis le 25 février, date de l’envoi, par l’inter-association, à tous les députés, d’une proposition d’amendement.

«Exception bibliothèque»

Cette inter-association professionnelle n’en est pas à son premier essai : elle était déjà montée au créneau lors du débat sur la loi Dadvsi, en 2006, pour défendre «l’exception bibliothèque» au droit d’auteur et aux droits voisins (numérisation de certains documents sans autorisation préalable). Cette fois-ci, l’IABD est intervenue sur un texte plus éloigné des préoccupations des bibliothécaires, puisqu’il a pour objet le point particulier du piratage. Mais l’inter association a profité de cette opportunité pour sortir les bibliothèques de l’impasse créée par la rédaction maladroite de la loi Dadvsi. Cet amendement permet également aux professionnels des bibliothèques de marquer, une nouvelle fois, leur présence dans un texte de loi relatif au monde numérique, pour faire valoir les besoins des services culturels publics. «Une démarche tactique dans une stratégie d’ensemble», résume Dominique Lahary.

Concernant l’objet du projet de loi adopté le 13 mai, qui vise à organiser la lutte contre le téléchargement illégal, les membres des 17 associations professionnelles regroupées au sein de l’IABD ont des avis partagés. L’inter-association n’a donc pas pris position sur les dispositions prévues par le texte, préférant centrer son action sur un point pour lequel, précise Dominique Lahary, «nous sommes compétents, dans les deux sens du terme», c’est-à-dire concernant le domaine d’intervention des bibliothécaires et correspondant à leur savoir faire professionnel.

                               Nouvelle rédaction des articles L. 122-5-8 et L. 211-3-7
                                        du Code de la propriété intellectuelle


L’article L. 122-5-8 du Code de la propriété intellectuelle est ainsi modifié :

(Lorsque l'œuvre a été divulguée, l'auteur ne peut interdire) la reproduction d’une œuvre et sa représentation effectuées à des fins de conservation ou destinées à préserver les conditions de sa consultation à des fins de recherche ou d’études privées par des particuliers, dans les locaux de l’établissement et sur des terminaux dédiés, par des bibliothèques, musées ou par des services d'archives, sous réserve que ceux-ci ne recherchent aucun avantage économique ou commercial.

L’article L. 211-3-7 devient :

(Les bénéficiaires des droits ouverts au présent titre ne peuvent interdire) les actes de reproduction et de représentation d'une interprétation, d'un phonogramme, d'un vidéogramme ou d'un programme réalisés à des fins de conservation ou destinés à préserver les conditions de sa consultation, à des fins de recherche ou d’études privées par des particuliers, dans les locaux de l’établissement et sur des terminaux dédiés, effectués par des bibliothèques accessibles au public, par des musées ou par des services d'archives, sous réserve que ceux-ci ne recherchent aucun avantage économique ou commercial.
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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 12:16
Vu sur ZDnet :

L'art de programmer de bonnes playlists n'est pas donné à tout le monde. C'est pourtant le nouveau format qui émerge dans les services de musique illimités. L'album y conserve toute sa place. Mais les nouvelles pratiques d'écoute font de la playlist un format d'échange privilégié. Une rupture provoquée spontanément, comme souvent sur Internet, par les usagers eux-mêmes.

Le format de la playlist favorise le partage d'expériences musicales plus variées ; une prescription à la fois plus fine, plus diffuse, plus contextuelle et plus spontanée, qui emprunte les canaux du Web 2.0 et des réseaux sociaux ; des échanges plus profonds, plus étendus et plus riches autour de la musique ; ainsi que la mise en valeur des fonds de catalogue et l'accès à une plus grande diversité culturelle. L'écoute personnalisée est une chose, sur les webradios, smartradios et autres flux de musique interactifs. L'échange et l'écoute de playlists en sont une autre.

La playlist est souvent un concentré de culture musicale capable de fixer un moment, une émotion, une ambiance, un esprit... Elle en devient elle-même une pièce musicale à part entière. Les mash-up des DJ en sont une forme évoluée. Ces sont des « œuvres » que la Sacem reconnaît en partie comme telles, puisqu'elle accorde 10 % de droits d'auteur aux DJ.

Je sais qu'on va m'accuser de faire encore une fois du prosélytisme, mais Spotify est le premier logiciel de musique à favoriser l'émergence de la playlist comme standard d'échange. C'est peut-être, d'ailleurs, un de ses effets les plus inattendus. La gestion des playlists n'est pourtant pas très avancée dans Spotify. Elle ne l'est pas plus chez Deezer, Jiwa ou MusicMe. La seule différence, c'est que Spotify permet de créer des playlists par glisser-déplacer, ce qui est beaucoup plus souple et aisé.

C'est peut-être ce qui a motivé ses premiers utilisateurs, et entrainé aussitôt l'éclosion de toute une pépinière de sites d'échange de playlists Spotify sur le Web, créés par les utilisateurs eux-mêmes. Sylvain Corvaisier, fondateur de NeoMusicStore, a tout de suite compris où les choses se passaient : sur Twitter. Et développé en une après-midi le site d'échange de playlists Spotwify.com, qui agrège automatiquement les liens vers des playlists Spotify postées sur le service de microblogging par des centaines d'internautes, avec quelques tags ou mots de description.

Une recherche des mots clé « Deezer » ou « MusicMe » sur Twitter donne autant de résultats qu'une recherche « Spotify », mais la plupart du temps, ils contiennent des liens vers des chansons ou des albums. Rares sont les utilisateurs de ces deux services ou de Jiwa qui postent des liens vers leurs playlists. C'est d'ailleurs plus étonnant de la part de Jiwa, qui a beaucoup plus mis en avant, au départ, le partage de playlists.

Dans le cas de Spotify, en revanche, ses utilisateurs « twittent » un grand nombre de playlists. En l'espace de quelques semaines, Spotwify en a déjà agrégées plus de 2000. La quantité est au rendez-vous, pas nécessairement la qualité. Mais cela me paraît être un signe fort de l'évolution des échanges de musique sur Internet.

Un nouveau standard d'échange

Dans un tel contexte, qui verra les échanges de musique reposer de plus en plus sur des échanges de liens hypertextes (le degré ultime de dématérialisation de la musique ?), la copie de pair à pair remplira de plus en plus une fonction technique visant essentiellement à mutualiser le coût de la bande passante nécessaire à la diffusion de musique en ligne.

Si la playlist a vocation a devenir un format leader des échanges de musique – et on perçoit bien à ce titre, à l'heure des réseaux sociaux, que l'échange sera au cœur de la fonction de distribution dans la nouvelle économie de la musique – elle n'en reste pas moins pour l'instant le parent pauvre des formats musicaux.

Les industriels de la musique n'ont pas encore saisi les nombreuses opportunités que peut offrir sa promotion. En témoigne l'absence totale de proposition de leur part dans ce domaine. Je n'ai encore trouvé aucun label français ou étranger, par exemple, parmi ceux présents sur les plateformes de streaming illimité, qui ait publié sur son site ou ailleurs le moindre lien Deezer, Jiwa, MusicMe ou Spotify vers une ou plusieurs playlists de ses artistes phares, de ses dernières nouveautés, ou des meilleures références de son fond de catalogue.

Avant de transformer les artistes en marques dont on va s'échiner à assurer la promotion par tous les canaux de marketing viral possibles et imaginables, peut-être serait-il judicieux de songer à commencer par promouvoir les marques déjà existantes dans la musique. Et ces marques, ce sont les labels eux-mêmes, qui ne pouvaient pas mieux porter leur nom. Qui peut nier que Motown soit une marque ?

Parmi celles qui ont rythmé ma jeunesse, je peux encore citer de mémoire, plus de vingt ans après, des labels comme Kronstadt, Gougnaf, Boucherie Prod, Bondage Records ou encore Closer, qui furent des fleurons de la scène rock indé des années 80 en France, et qui n'ont même plus d'existence aujourd'hui. C'est dire l'attachement culturel et émotionnel qu'on peut avoir avec ces marques de musique, bien plus qu'on n'en aura jamais avec celles de quantité de produits de consommation courante. Or que peut-on imaginer de mieux comme signature d'un label de musique et de sa marque qu'une playlist ?

Les radios musicales ont compris il y a longtemps l'intérêt des playlists, qui ont formaté leur antenne. Au point qu'on sait très bien le genre de musique qu'on va trouver sur la moindre compilation NRJ. On parle d'ailleurs d'entrée en playlist pour un titre programmé en radio. Mais la playlist n'est plus aujourd'hui l'apanage des radios. Ni leur diffusion, ni leur distribution sous la forme de compilation. Avec la dématérialisation et les nouveaux services de streaming, n'importe qui peut aujourd'hui diffuser une « mixtape » de son cru sur Internet.

Je ne vais pas anticiper dans ce billet toutes les évolutions qu'est susceptible de connaître ce format, ni tous les services qui vont pouvoir se développer autour de lui. Simplement essayer de définir les quelques pistes à suivre aujourd'hui pour améliorer son écosystème. J'isolerai trois axes de développement qui me paraissent cruciaux : les gestionnaires de playlists, les outils de génération de playlists, et l'intégration de standards d'échange de playlists dans tous les matériels, services et logiciels de musique.

De nombreuses lacunes à combler

En matière de gestion de playlists, aucun des services de musique actuels n'offre de fonctions très avancées. Les utilisateurs de Spotify, qui semblent les plus hardis à chercher des solutions, se tournent vers un gestionnaire extérieur, celui des favoris du navigateur Web, qui permet de classer assez aisément des liens hypertextes de playlists et d'albums dans des arborescences de dossiers et sous-dossiers. Pourquoi ne pas utiliser, de la même manière, des services de partage de favoris comme Delicious, dont le système de tags, utilisé à bon escient, peut permettre de les indexer intelligemment et même de les partager ?

Globalement, ces deux alternatives réunissent les fonctions de ce que pourrait être un bon gestionnaire de playlists : classement, indexation, navigation, marquage, publication, partage. Idéalement, je penche pour un logiciel idoine capable de s'interfacer avec différents jukebox logiciels, services en ligne et réseaux sociaux, pourquoi pas via des plug'in, et qui permettrait également de classer ses sélections d'albums dans le même format des playlists.

Il pourrait suffire de cliquer sur un titre dans Spotify ou sur Deezer pour ouvrir un menu contextuel proposant notamment de l'ajouter à une playlist dans son gestionnaire, via un formulaire de publication permettant de le taguer ou de l'indexer correctement.

Concernant la génération de playlists, on dispose, comme pour leur gestion, de nombreux outils épars qu'il y aurait un intérêt certain à agréger d'une manière ou d'une autre au sein d'un logiciel unique, pourquoi pas le gestionnaire de playlists lui-même, qu'il s'agisse des fonctions de recommandation de Last.fm ou d'utilitaires comme Music IP Mixer. Ce dernier, en l'occurence, s'appuie sur une base de plusieurs millions de titres dont les caractéristiques (tempo, harmonie, instruments, etc.) ont été analysées et qui permettent de faire des rapprochements dont on peut faire varier les paramètres.

Une de mes frustrations actuelles avec Music IP Mixer, notamment, est de ne pouvoir l'utiliser que sur la base des 20 000 titres au format MP3 stockés sur mon disque dur, quand un simple plug'in Spotify permettrait de travailler sur des millions de titres. Pouvoir « matcher » les suggestions de Music IP Mixer avec une sélection d'amis dont on peut interroger les préférences sur Last.fm, Facebook ou ailleurs, afin de constituer la playlist d'une soirée que l'on va passer avec eux, est une des fonctions avancées qui me vient par exemple à l'esprit.

Resterait à adopter un format de playlist standard dans tous ces outils, comme le XSPF, et à intégrer son support à tous les services et logiciels de musique. Ni Spotify, ni Deezer, ni Jiwa ou MusicMe ne supportent ce format pour l'instant ni ne permettent de l'importer. C'est une lacune qu'il me paraît de plus en plus urgent de combler.

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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 09:38
Vu sur Vibrationsmusic :


Le documentaire de Bruno Natal sort sur le label Soul Jazz Records

Déjà très remarqué dans de nombreux festivals à travers le monde, Dub Echoes, l’excellent documentaire de Bruno Natal sur les origines et l’impact du dub, est sur le point de sortir sur Soul Jazz. De Lee “Scratch” Perry à Kode9, en passant par DJ Spooky ou Sly & Robbie, on y retrouve une liste impressionnante de personnalités payent leur tribut à cet art des “versions”.

À quelques semaines près, cette sortie permet également de célébrer les vingt ans de la mort de King Tubby. Souvent considéré comme l’inventeur du dub, il a été assassiné le 6 février 1989 par un inconnu dans le quartier de Waterhouse à Kingston. Le DVD sera également accompagné d’un double CD dans lequel s’alternent morceaux d’hier et d’aujourd’hui.

DVD

  • Bruno Natal, “Dub Echoes” (Soul Jazz Records), sortie le 11.05.09

SITE

Dub Echoes, Bande annonce

» VOIR LA TRACKLIST DU DOUBLE CD

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 16:45
Vu sur Fluctuat.net :


Dans votre dictionnaire, le vidéoclip est grosso-modo "un court-métrage cinématographique ou vidéo, qui illustre une chanson, qui présente le travail d’un artiste". Son rôle se situe dans cet entre-deux flou entre le produit commercial et l'œuvre artistique. Toute l'histoire du clip est marquée par cet aspect hybride qui en a d'abord fait un support méprisé par les musiciens comme les cinéastes. Pour mieux comprendre le clip, rafraichissons nous la mémoire. D'où vient ce support ? A quoi ressemblent les premiers clips ? Flashback en son et en image.

On aurait tort de croire que Queen a inventé le clip. "Bohemian rhapsody" (1975) est la première "vidéo", au sens de format vidéo, mais absolument pas la première bobine! On y reviendra. L'avènement du clip, en tant que court métrage musical, remonte aux années 1940. 

 

Les "Soundies" (1940-1947) : jukeboxes, jazz et humour

Martha Tilton – "A little jive is good for you" (1941)

Les premiers clips, appelés "soundies", servaient à vendre des jukeboxes. En 1940, à Chicago, le plus grand constructeur de jukeboxes de l’époque crée la Globe-Mills Production dans le but de construire et vendre ses machines "Panoram". Placés dans les bars, ces objets aujourd'hui vintage jouaient des chansons tout en projetant un clip en noir et blanc d'environ 3 minutes. Le clip ci-dessus résume bien l'esprit du soundie, privilégiant la bonne humeur, l'humour visuel, très "cartoon" ici, tout en reprenant à son compte les codes de la comédie musicale. Tombé en désuétude avec l'essor de la télévision pendant la Seconde Guerre Mondiale, le soundie aura tout de même immortalisé nombre de trésors des années 1940, notamment dans les genres phares de l'époque, le swing, le hillbilly et, bien sûr, le jazz.

 

A voir également :

Spike Jones – Clink !Clink! Another drink (1942) : du hillbilly burlesque, en forme de proto-karaoké.

Fats Waller – "Ain't Misbehavin'"(1941) : ambiance jazzy, délicieusement rétro et gentiment sexy.

Scopitone (1960-1970): l'innocence des Yéyés

Sylvie Vartan - "Locomotion" (1962)

Encore une histoire de jukeboxes, français cette fois : le ccopitone est le support phare des sixties, soit une bobine couleurs et sonore au format 16 mm. Et une esthétique neuve, hédoniste et naïve, aux tons à dominance, une fois la couleur banalisée, pastel et sépia. Adamo, Brigitte Bardot, Johnny Halliday, Les Chaussettes Noires, Petula Clark, Dalida, Joe Dassin, Jacques Dutronc, Enrique Macias, Serge Gainsbourg, Nicoletta, Sylvie Vartan, Jacques Brel... Tous sont passés à la moulinette scopitone, souvent filmés par la productrice-réalisatrice Andrée Davis-Boyer. Surnommée "Mamy Scopitone", elle aimait inviter les artistes qu'elle produisait chez elle, à Antibes. Les nombreux tournages de ces proto-clips - "Daidy" en a réalisé 500 ! - se déroulaient de manière informelle, décontractée, dans sa villa. Pour des sommes dérisoires: il suffisait  de 7000 francs, en moyenne, pour réaliser un Scopitone. C'est-à-dire presque rien. Cet îlot de créativité ne tarde pas à séduir le monde "sérieux" du grand écran. Les Cahiers du Cinéma consacrent des pages au phénomène en 1963, tandis que des cinéastes comme Claude Lelouch s'en servent comme d'un laboratoire ciné-ludique. Regardez plutôt cet improbable scopitone tourné dans la forêt pour les Anglais The Tornados... Complètement surréaliste, on est pas loin des Monty Python !  L'ère scopitone durera jusqu'en 1974.

 

The Tornados (produit par Joe Meek) - Robot (1963)

A voir également:

Jeanne Moreau - "Où vas tu Mathilde ?" (1966) Claude Lelouch filme Jeanne Moreau avec amour.

Petula Clark – "Elle est fine, ma belle histoire" (1963) Kitsch, naïf, dans un Paris idéal. Mimi.

Jacques Dutronc - "Les Play Boys" (1966) L'humour dandy de Dutronc, dans un clip classe.

Les Charlots - "Sois érotique" (1970) Efficace parodie de Gainsbourg...

Eric Verna
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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 16:27

Vu sur Numerama :


Alors que la France aurait pu être pionnière de la licence globale si le gouvernement de Dominique de Villepin n'avait pas fait revoter l'article 1er de la loi DADVSI qu'avaient amendé les socialistes, ce sont les Etats-Unis qui, quatre ans plus tard, s'apprêtent à mettre en place une licence globale à l'américaine. Trois des quatre majors y sont déjà favorables.

Pendant qu'en France Nicolas Sarkozy fait pression sur les députés et sur le Parlement Européen pour imposer la riposte graduée qu'il a imaginée avec son ami Denis Olivennes il y a plus d'un an, les Etats-Unis sont déjà passés dans l'après-répression. Malgré des dizaines de milliers de plaintes déposées par la RIAA contre les P2Pistes américains, les internautes n'y ont pas changé leurs habitudes de téléchargement, et le niveau des ventes numériques reste insuffisant pour combler la chute du marché du disque physique.

Face à ce constat, Warner Music Group a fait le tour l'an dernier des universités pour les convaincre de collaborer à un système de licence globale. Les étudiants pourraient télécharger autant de musique qu'ils le souhaitent sur les systèmes qu'ils souhaitent (BitTorrent, eMule, LimeWire...), sans risque de représaille judiciaire, et sans DRM, à la condition de payer un forfait évalué à 5 dollars par mois. Le projet est piloté par Jim Griffith, que la major a embauché en mars 2008, sous la bannière d'une organisation à but non lucratif baptisée Educause.

Selon des informations publiées par Wired, le projet avance. Le magazine révèle que la société de gestion collective créée pour l'occasion pour collecter les fonds auprès des universités et les redistribuer aux ayants droit s'appellera Choruss. Son nom de domaine a été réservé en août 2008 par OneHouse Digital, une société de Jim Griffith.

Trois majors seraient actuellement prêtes à accorder les droits sur leur catalogue pour cette licence globale privée : Warner, EMI et Sony Music. Seule Universal Music, qui cherche à imposer sa propre solution avec Total Music, s'y oppose.

De nombreuses universités ont déjà été démarchées et étudient actuellement le dossier : Columbia, Cornell, MIT, Penn State, Stanford, Berkeley,  Chicago, Colorado, Michigan, Washington et Virginie. Si l'essai est concluant, il pourrait s'étendre à tous les fournisseurs d'accès américains, au delà des universités.

Pour ajouter à la crédibilité du projet, l'Electronic Frontier Foundation (EFF), opposante de longue date de la RIAA, a fait savoir qu'elle soutenait l'initiative. En France, la Quadrature du Net est également favorable à un système de contribution créative, proche de la licence globale envisagé en 2006.

Mais alors qu'aux Etats-Unis l'idée est de laisser le marché décider des modalités de mise en oeuvre de la licence globale, les socialistes français aimeraient que l'Etat régule une telle offre, pour que toutes les parties s'y retrouvent, en particulier les artistes.

Dans une récente interview, Jacques Attali estimait ainsi que "c'est très important que ce soit fait maintenant et que les artistes le prennent en main maintenant parce que s'ils ne le font pas, progressivement les majors vont se rendre compte que le système de la loi Hadopi ne fonctionne pas". Or "ensuite les majors vont changer complètement de pied comme ils l'ont fait à chaque fois qu'ils ont eu besoin de le faire, et ils vont mettre au point la licence globale en se partageant le gateau avec les fournisseurs d'accès, monter une structure dans laquelle l'ensemble de l'argent réparti ira d'abord des fournisseurs d'accès aux majors, et les majors distribueront des miettes aux artistes".

"C'est très important que les artistes comprennent qu'ils faut que eux prennent en main le système, comme ils l'ont fait dans le temps avec la Sacem, qu'ils fassent leur propre société (de gestion collective)", préconisait l'économiste, qui pour le moment prêche dans le vide.

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 10:00
Vu sur Ecrans.fr :

Pour l’UFC-Que choisir, la Culture ne connait pas la crise

par Astrid Girardeau

tags : musique , économie , Loi "Création et Internet"

Sommes perçues par la SACEM en millions d’euros - Source SACEM

L’UFC-Que Choisir a envoyé la semaine dernière aux députés un document intitulé « L’industrie de la culture et le téléchargement - Quelques chiffres ». Il s’agit d’une mise à jour de l’étude menée par l’association de consommateurs en mars, « La loi Création et Internet : une mauvaise solution à un faux problème » (pdf), qui montrait non pas une chute, mais une stabilisation de l’industrie culturelle française.

« Ces chiffres ne sont pas ceux d’un groupe à l’agonie », commente l’UFC face aux résultats du groupe Universal Music publiés dans le Rapport d’activité vivendi 2008 (pdf). L’association y relève que, si, entre 2007 et 2008, le chiffre d’affaires du groupe a chuté de 0,2% à taux de change constant (-4,5% à taux de change réel), l’UFC constate que le résultat opérationnel ajusté (EBIDA) a augmenté de 11,6 % (9,9% à taux de change réel) et le taux de marge opérationnelle de 2 points. Aussi reprenant la liste des artistes phares du catalogue de la major (ABBA, Louis Armstrong, Chuck Berry, James Brown, etc.), l’association estime que : « ces œuvres étant amorties depuis bien longtemps, elles sont très rentables lorsqu’elles sont mises en vente sous forme de CD, mais que dire lorsqu’elles sont vendues sous forme numérique. En effet, alors que le CD, pressé, stocké, transporté et distribué, à toujours un coût incompressible, le numérique non. Chaque fichier vendu est quasiment entièrement un profit. »

Chargée de collecter les droits pour les artistes et les créateurs, la SACEM (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique) « peut difficilement parler d’une crise » estime l’association. Elle rappelle que mis à part un léger recul en 2006 (0,4%), et malgré la baisse de la ventre de supports physiques, le volume des perceptions, et donc des revenus globaux des artistes et créateurs du secteur de la musique, « n’ont pas diminué » (voir schéma ci-dessus).

Du côté de l’industrie cinématographique, même constat. Pour l’UFC, le secteur s’inscrit en effet « dans une dynamique de croissance ». Si les ventes de DVD chutent, l’association constate que les autres modes de diffusion progressent : « la fréquentation des salles est bonne, la VOD semble être un mode de diffusion prometteur et les bouquets de chaînes proposés par ADSL, notamment celui de Canal Plus qui rémunère l’industrie, progressent ». Par ailleurs, selon l’INSEE (à partir de données du CNC) montrent, qu’entre 1980 et 2007, les dépenses des ménages en programmes audiovisuels n’ont cessés d’augmenter. « Si le modèle du DVD est jusqu’à présent adapté à cette industrie, il porte également en lui les germes de sa destruction. La multiplication des offres du type pay per view (chaine de télévision où l’on paye à l’acte) ou VOD (vidéo à la demande), la télévision sur téléphone mobile ou l’arrivée d’Orange, un acteur de taille, sur le marché des contenus, créent inévitablement des tensions qui imposent une recomposition du secteur », commente l’étude.

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CBR Musique Hérault - dans Music Business
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