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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 09:31
Publié par Christophe Daniel sur la liste de diffusion discothecaires :

Salut à toutes et tous, j’ai fait une mini formation rapide de mes collègues autour des nouveaux outils du web 2.0, voici la liste des liens principaux dont j’ai parlé. Cela vous sera peut être utile pour introduire rapidement un « digital migrant en perdition » !

Si j’ai dit des bêtises, que nos –thécaires über-geeks n’hésitent pas à me faire donner la bastonnade en place publique…

 

Christophe DANIEL (aka @toftaky)

Médiathèque Départementale de la Haute-Saône

Service Musique & Multimédia

03 84 95 76 26

 

 

 

Infos bibliothéconomiques :

 

http://www.bibliopedia.fr/index.php/Accueil :  Genre de site collaboratif pour les bibliothécaires, documentalistes et archivistes francophones, basé sur le modèle de Wikipédia.

 

http://www.bibliofrance.org/ : Site né à la fin de biblio-fr, conçu pour pallier l’absence de la fameuse liste de diffusion, il va plus loin en proposant un bel outil collaboratif.

 

Veille documentaire et bibliothéconomique :

 

Netvibes : site agrégateur de flux rss, permet de s’abonner à de multiples sites et blogs et de les réunir tous au même endroit sur une page divisée en plusieurs onglets. Ex de pages netvibes de médiathèques :

 

http://www.netvibes.com/mediatheque68#Accueil

 

http://www.netvibes.com/mediathequemartigues#Accueil

 

Nouveaux outils de communications :

 

Ils permettent souvent de pallier l’absence de site @ officiel correct, plus malléables, réactifs et conviviaux, ils peuvent également très bien venir en complément d’un site moderne :

 

http://www.myspace.com/bibliothequedetoulouse : Myspace est un réseau social très fréquenté par les plus jeunes, très utile pour les bib désireuses de maintenir un contact avec leur public ado.

 

http://www.facebook.com/profile.php?id=1741892273&v=info&ref=ts#/profile.php?v=wall&id=1741892273

Facebook est le moyen le plus simple et le plus rapide de créer un réseau d’utilisateurs de la médiathéque sur le net, pour ensuite pouvoir les tenir informer de la vie de la bib en temps réel (horaires, formations, animations, acquisitions et surtout échange convivial avec le lecteur)

 

http://twitter.com/

Twitter est un site type « réseau social » qui permet très simplement l’échange d’information à l’intérieur d’un réseau amical ou professionnel. Il est très utile pour la veille documentaire et bibliothéconomique pour peu que l’on sache se connecter avec les bons interlocuteurs.

 

http://www.youtube.com/user/mediathequeagneaux

Bel exemple d’utilisation d’une plateforme de partage de vidéo,  pour assurer la comm de la bib !

 

http://www.dailymotion.com/lesabattoirs

La même chose avec la plateforme de partage de vidéo Dailymotion (site français)

 

Flickr: Galerie de Bibliothèque de Toulouse

Flickr est un site de partage de photos, certaines bib s’en servent pour valoriser leurs fonds icono et photographique.

 

Outils de partage de travail, mutualisation :

 

http://www.slideshare.net/

Plateforme de partage de présentations, powerpoints, slideshare. Très utile pour piocher des idées avant de construire son slide ou ppt.

 

http://delicious.com/

Site de partage de vos favoris et autres signets, idéal pour mutualiser les sites @ utiles à un réseau de bib ou entre amis et collègues.*

 

 

Pour finir et pour apprendre à maitriser la plupart de ces outils, voici le site des bibliothécaires hybrides de l’ABF, mine d’or de tutoriels, conseils et guides des outils du web 2.0 :

http://www.bibliolab.fr/cms/

 

 

 

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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 15:19
Vu sur Livemetallica.com :

Aucun rapport avec le débat actuel sur l'identité nationale car "Français pour une nuit" est le titre du nouveau DVD de Metallica qui sort le 23 novembre, enregistré le 7 juillet dernier dans les arènes de Nîmes. (Ouah j'y étais ! Fabrice aussi d'ailleurs).



Si les nouveaux exploits des Californiens en arène n'égaleront jamais pour vous la tension de l'intro de "Fight fire with fire" avant le concert du Rockstore de Montpellier en 1984 (Ouah, j'y étais ! Mais pas Fabrice, je crois) alors rendez vous sur le site des lives du groupe Livemetallica.com.

Il est possible de télécharger gratuitement 20 concerts en qualité pro de 1982 à 2003 !

10/18/1982 Old Waldorf, San Francisco, CA
12/18/1983 Agora Ballroom, Cleveland, OH  
12/20/1984 Lyceum, London, UK  
3/15/1985 Kabuki Theater, San Francisco, CA  
8/17/1985 Donington Park, Donington, UK  
5/24/1986 Arena Building, Cape Girardeau, MO  
7/29/1986 UTC Arena, Chattanooga, TN  
8/1/1986 Civic Center, Charleston, WV  
9/21/1986 Hammersmith Odeon, London, UK  
2/13/1987 Frolundaborg, Gothenburg, SWE  
2/3/1989 Erwin Events Center, Austin, TX  
7/18/1992 Giants Stadium, East Rutherford, NJ  
6/17/1994 County Fairgrounds, Middletown, NY  
8/23/1995 London Astoria II, London, UK  
10/6/1996 NEC, Birmingham, UK  
12/21/1996 Great Western Forum, Los Angeles, CA  
7/8/1998 Blossom Music Center, Cuyahoga Falls, OH  
7/19/1998 Great Woods Center, Mansfield, MA  
5/21/1999 Frankenstadion, Nurnberg, GER  
7/13/2003 Citrus Bowl, Orlando, FL  

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CBR Musique Hérault
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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 09:52
Vu sur electrolibre :

Indicateurs du SNEP : une industrie du disque exsangue

Dans sa Lettre du SNEP et du GIEEPA (GIE de l’industrie phonographique et audiovisuelle) de septembre, le syndicat des maisons de disques en France publie quelques indicateurs qui donnent le tournis. Avec un marché physique en chute libre (- 63 % en valeur depuis 2003) et un marché numérique dont la croissance se traine (+ 4,7 % à peine au premier semestre 2009 par rapport à l’an dernier sur la même période), l’industrie du disque paraît presque exangue, au terme d’une redoutable cure d’amaigrissement.


Par rapport au premier semestre 2002, la valeur du marché des singles a été divisée par 6. Et dans le même intervalle, celle du marché des albums est passée de 482 M€ à 173 M€. Quant aux vidéos musicales, qui ont connu un mini boom au milieu des années 2000, elles se vendent beaucoup moins bien aujourd’hui (15,6 M€) qu’en 2005 (39 M€) ou même en 2002 (18 M€).


La variété française s’effondre (109 M€ de CA au 1er sem. 2009, contre 349 M€ au 1er sem. 2002). La variété internationale ne fait pas mieux (66 M€ contre 201 M€). Il ne s’est plus commercialisé que 453 albums au premier semestre 2009, contre 1332 en 2002 sur la même période. Quant au solde des contrats rendus sur les six premiers mois de l’année (47 vs. 23 au 1er sem. 2002) et des nouvelles signatures (35 vs. 91), il est négatif pour la deuxième fois consécutive en 5 ans.


Seule face à cette ribambelle d’indicateurs du désastre vécu par l’industrie de la production musicale depuis 6 ans, la courbe de progression des ventes numériques (37,6 M€ au 1er sem. 2009 contre 5,8 M€ en 2002) paraît bien désuette. On a peine à imaginer qu’elle puisse porter tous les espoirs de renaissance économique de la filière.


Croissance pépère du téléchargement

C’est pourtant vers elle qu’il faut se tourner, et vers l’analyse de l’évolution de ses composantes. Premier constat : le téléchargement sur Internet poursuit une progression ascendante (+ 39 % sur un an au 1er sem. 2009) qui, sans être spectaculaire, reste soutenue malgré la crise (+ 23,3 % entre le 1er et le 2ème trimestre 2009) et la concurrence de la gratuité sous toutes ses formes.


Deuxième constat : les ventes de sonneries et de titres en téléchargement sur les mobiles s’effondrent de moitié sur un an (- 51,4 % au 1er sem. 2009) et la tendance se poursuit séquenciellement (- 15,5 % entre le 1er et le 2ème trimestre 2009). Le marché des sonneries est clairement en fin de cycle. Et celui du téléchargement sur les mobiles (- 66 % sur un an) ne se place plus du tout sous les meilleurs auspices.


Difficile d’imputer une quelconque responsabilité au téléchargement illégal dans ces déboires du marché de la musique sur les mobiles. La nature de l"offre - chère, très concentrée et peu ergonomique -, et son décalage avec les attentes des consommateurs, sont certainement à mettre en cause.


Troisième constat : le marché du numérique - et la solidité de sa courbe ascendante - a surtout été porté sur les six premiers mois de l’année par la montée en puissance du streaming et de l’abonnement, dont les revenus ont été multipliés par trois en l’espace d’un an, à 10 M€, soit plus du quart du marché numérique (26,7 %).


Un marché du streaming fragilisé

Mais cette tendance est artificielle à bien des égards : d’une part, certains estiment que le chiffre du streaming et de l’abonnement a été gonflé par le SNEP ; d’autre part, personne ne sait exactement ce qui rentre dans ces revenus, et si les avances sur recettes perçues par les majors, notamment, en font partie. C’est probable, et inquiétant à plus d’un titre.


Nombre d’acteurs de ce marché sont fragilisés, en effet, par le coût d’accès aux catalogues que constituent ces avances doublées de minimums garantis, constate l’Observatoire de la musique dans son dernier état des lieux de l’offre numérique en France. Elles ne viennent gonfler qu’artificiellement les revenus des majors et brident durablement les initiatives et la capacité d’innovation des start-up du secteur.


A côté d’un marché du téléchargement dont la croissance pépère mettra des années à compenser à elle seule la baisse des ventes de CD, c’est faire peser bien des incertitudes sur toutes les offres de flux : les seules à même, aujourd’hui, de relancer le marché de la musique sur Internet et sur les mobiles et de réintroduire des modèles payants dans la consommation de musique.


Enjeu de politique industrielle

Alors que se poursuivent les consultations menées par la mission Zelnik, c’est le tableau d’une industrie exsangue qui se dresse sous nos yeux. Une terre brulée sur laquelle il va falloir créer et développer de toute pièce un nouveau tissu industriel, à la croisée de l’innovation logicielle, du développement des réseaux sociaux numériques et de la production artistique.


Il y a peu de chances que les majors, qui signent de moins en moins d’artistes, sortent de moins en moins d’albums (trois fois moins qu’en 2002) et se recentrent sur l’exploitation de leur fond de catalogue (les Beatles sur Rock Band...), donnent l’impulsion du sursaut nécessaire. Elles freineront ou accompagneront le mouvement au gré de leurs intérêts.


L’impulsion sera donnée par tous ceux qui s’aventurent sur les chemins de l’autoproduction, de l’autodistribution et de l’autopromotion, presque devenus des passages obligés ; et sur ceux de l’innovation dans les logiciels et les services. En clair, c’est d’une politique industrielle favorisant l’initiative, l’indépendance, la diversité et l’innovation, dont a besoin la musique aujourd’hui. Tout le contraire de celle qui est menée jusqu’à présent sous la pression de certains lobbys.

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 09:34
Vu sur arte+7 :     



Arte diffusait dimanche dernier un reportage passionant sur le nouveau projet de Marc Minkowski.

Nous assistons aux répétitons et concerts de son hommage à sainte Cécile, patronne des musiciens.

Plus qu'une simple figure inspiratrice, sainte Cécile permet de rassembler Purcell (1659-1695), Haendel (1685-1709) et Haydn (1732-1809), trois compositeurs rarement autant mis en perspective et enfin réunis dans un même projet en cette année 2009.

Une coïncidence temporelle doublée d'une proximité géographique, tous trois étant particulièrement proches du cœur musical de l’Angleterre : Purcell, anglais de naissance, Haendel, anglais d’adoption et Haydn adulé par Londres dans les dernières années de sa vie.
Mais si leurs noms ont traversé les époques, c'est bien que Sainte Cécile, patronne des musiciens, les a tous les trois infiniment bien dotés – un tribut que chaque compositeur a reconnu et célébré, chacun à sa manière, dans des œuvres réunies, dirigées et enregistrées par Marc Minkowski pour son nouveau disque.

Ce rapprochement dépasse la simple thématique pour générer un puissant dialogue entre ces partitions, car pour Marc Minkowski, la relation est avant tout d'ordre musical : « Richesse des timbres, inventivité sonore et intensité de l’expression caractérisent ainsi ces trois œuvres somptueuses, baroques dans leur caractère mais atemporelles dans leur propos comme dans leur infini pouvoir de séduction. »


Marc Minkowski et les Musiciens du Louvre-Grenoble accompagnés par le ténor Richard Croft, la soprano Lucy Crowe, la contralto Nathalie Stuzman, le haute-contre Anders J. Dahlin, la basse Luca Tittoto, excellent dans cet hommage à sainte Cécile.


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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 12:35
Vu sur le site de l'ACIM :

Stéphane Cotrelle nous apprend qu'avec une bonne photocopieuse, il est possible de créér un fonds de partitons gratuites de musique classique :

créer un fonds partition : 2ème partie

Par Stéphan COTRELLE • 3 nov, 2009 • Catégorie: Médiation numérique, Fonds numérisés..., Ressources, Formations ..., ZOOM

Suite de l’article : Créer un fonds partition : 1ère partie


Les partitions et la musique classique : fonds réel / fonds virtuel, que choisir ?


On peut aujourd’hui se poser légitimement la question d’acheter des fonds en musique classique, compte tenu de l’offre en ligne de partition du domaine public libres de droits.

A lui seul, le site http://imslp.org/ compte environ 19000 œuvres et 42000 partitions au format pdf  en novembre 2009 (certaines œuvres  sont numérisées plusieurs fois), dont l’œuvre intégrale de Jean-Sébastien Bach. Vous trouverez une liste assez complète de sites proposant des partitions libres sur le site ÉKOPÉDIA.

Quelle médiathèque peut avoir/constituer un fonds physique aussi important pour ses usagers ?

Reste alors la question de la médiation de ces fonds numérisés. Sans un portail ou des moyens de communication adéquats, il semble difficile de guider l’usager vers ces fonds numérisés.


Charte graphique/éthique d’impression des partitions du domaine public sous licence libre ?


Concernant les partitions provenant du site http://imslp.org/, vous pouvez tout à fait  imprimer, relier et prêter les partitions, car le site est sous licence libre GNU-GFDL. La seule condition est que vos documents soient eux-même placés sous cette licence. Reportez vous à cette page tout en bas : http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html
Vous trouverez dans la section addendum un modèle de texte à faire figurer sur vos copies pour les placer sous cette licence. Cela signifie que vos usagers auront eux-aussi le droit de reproduire ces documents, à condition de les placer sous la même licence et ainsi de suite …

Bien entendu, il faut mettre sur la couverture le titre de l’œuvre de façon précise (opus, numéro, etc.) et l’auteur.


Imprimer les partitions pour constituer des fonds ? Oui mais lesquelles ?


La lecture au format pdf n’est pas facile pour la musique classique, surtout pour les conducteurs d’orchestre. Il s’agirait donc de constituer progressivement le fonds physique selon plusieurs axes :

  • les œuvres majeures/connues des “grands compositeurs” par époque : les Quatre saisons de Vivaldi, les concerto de Mozart, les sonates pour piano, les symphonies de Beethoven, les symphonies de Brahms, etc
  • les œuvres correspondant aux acquisitions CD/Livres/Vidéos : mettre en regard les supports
  • les œuvres correspondant à la programmation musicale de votre territoire
  • la demande de l’usager

Ainsi, le fonds se constituerait progressivement de lui même. Si la partition n’est pas dans le domaine public, alors il ne vous reste plus qu’à l’acheter.


Avertissement


A noter que le domaine public ne s’applique pas de la même façon dans tous les pays, si bien que des partitions peuvent être dans le domaine public aux États-Unis par exemple, et pas en France. Donc, prudence si vous faites le choix de l’impression de ces partitions pour alimenter vos fonds…

Pour ce qui est des sites qui contiendraient des partitions du domaine public, il faut être prudent, et dans tous les cas bien vérifier ce qu’autorise la mention légale du site. On trouve souvent des sites comportant des œuvres du domaine public numérisés qui interdisent les usages publics ou qui “copyrightent” leurs contenus.


Conclusion


Tous à vos imprimantes ! Avec le seul site http://imslp.org/, plus aucune médiathèque ne peut dire “nous ne pouvons pas créer de fonds en musique classique car les partitions sont trop onéreuses”.

Et comme toujours, le travail du bibliothécaire consistera à la médiation du fonds… notamment auprès des publics des écoles de musique et des orchestres de pratiques amateurs.

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 09:29
L'article d'Héloïse Charasse (CCVH Vallée de l'Hérault) :

Erik Truffaz et Sly Johnson

08/10/2009 – Sortie Ouest (Domaine de Bayssan- Béziers)

Erik Truffaz est accompagné d'un chanteur a'capella, chantre de la beatbox, Sly Johnson.
Tous les deux entrent sur scène. Sly Johnson, à la tessiture incroyable, commence son groove en nous faisant
battre du pied.
S'installe au fur et à mesure un dialogue entre trompette, aux notes qui restent en
l'air, et voix, envoûtante...

Et c'est parti pour une adaptation des Beatles, "Come together" , très  personnalisée et originale.
Philippe Garcia, batteur, les rejoint et nous voilà partis dans des univers soul, électro, trip-hop...
ça groove, ça tourne !
Un batteur exceptionnel qui navigue aussi bien dans des atmosphères cool jazz, fusion ou électro.
Un trio étonnant et détonnant. Une alchimie de talents qui nous invite à un voyage musical dynamisant.

Erik Truffaz et Sly Johnson ont sorti un album sous le label Blue Note : "Paris"

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 09:22
Le blog de Jean-François Zygel sur le site de Radio-France :

Depuis la rentrée de septembre, le pianiste, compositeur et célèbre passeur de musique, Jean-François Zygel anime un programme hebdomadaire le samedi sur les ondes de France Musique.

Des sujets aussi divers que "Le romantisme gore" ou "Un mauvais tempérament", brillament illustrés et podcastables.


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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 15:41
Vu sur le site de Télérama :

Livres et musique classique en danger ?
Le constat est sévère et ne date pas d'hier : depuis plusieurs décennies, les livres séduisent de moins en moins les nouvelles générations, si bien que l'érosion des lecteurs s'accompagne d'un vieillissement du lectorat. Ce sont les baby-boomers qui sauvent la situation, les 55-64 ans lisant plus que leurs homologues de la précédente étude. Mais l'éclaircie devrait être de courte durée : les 15-24 ans lisent moins que leurs prédécesseurs d'il y a dix ans. 26 % des garçons de cette tranche d'âge n'ont ainsi lu aucun livre au cours des douze derniers mois, contre 15 % des filles, la lecture ayant tendance, on le sait, à se féminiser. La lecture sur écran (ordinateurs ou e-books) sauvera-t-elle le soldat bouquin ? La suite au prochain numéro...

La musique classique est aussi victime d'une désaffection de la part des nouvelles générations, 1 % seulement des 15-35 ans la plaçant en tête de leurs préférences. Au fil du temps, la situation ne cesse de se dégrader. La proportion de Français ayant assisté à un concert classique au cours de l'année écoulée est ainsi descendue, entre 1997 et 2008, de 8 à 6 %.

Les amateurs de rock viendront au classique quand ils auront 40 ans, assuraient certains il y a quelques années. On sait aujourd'hui qu'il n'en est rien. Les goûts des nouvelles générations changent, et se perpétuent quand ses membres vieillissent. Qu'en sera-t-il de cette préférence largement manifestée par les plus jeunes pour la musique et le cinéma anglo-saxons ? 54 % des moins de 35 ans, qui fréquentent les salles au moins une fois par mois, préfèrent ainsi les films américains. Et 44 % des 15-19 ans choisissent en priorité la musique d'outre-Manche ou d'outre-Atlantique. Il y a là une des « expressions des profondes mutations générationnelles aujourd'hui à l'oeuvre, estime Olivier Donnat. Les jeunes voyagent, n'hésitent pas à étudier, voire à s'installer à l'étranger. L'espace mondial leur est rendu évident par Internet. Tous ont un accès précoce à la musique, aux films ou aux séries américaines, ils grandissent dans un univers culturel largement globalisé, où l'anglais règne en maître... ».

Culture et distraction dans le même bateau
Pas de doute là-dessus, les écrans sont devenus, pour la plupart d'entre nous, le support privilégié de nos rapports à la culture. Avec une conséquence essentielle : ils accentuent la porosité entre le monde de l'art et celui du divertissement. Dans la culture numérique, se distraire, s'informer, accéder à des oeuvres, pratiquer une activité en amateur, communiquer avec des proches se mêlent intimement, s'entrecroisent sans cesse, se cumulent et se succèdent. Pour les moins de 25 ans, Internet est le lieu qui donne accès à tout. Et « c'est ce qui est le plus déstructurant par rapport aux classifications anciennes », estime Olivier Donnat. Une distinction telle que culture légitime et culture illégitime, par exemple, mise en avant par Pierre Bourdieu et qui renvoyait aux années 60 quand l'école et les familles soucieuses de léguer un patrimoine constituaient les principales instances de transmission. Aujourd'hui celles-ci sont multiples, liées aux industries culturelles et aux médias. Culture et distraction, culture savante et culture populaire, tout est mélangé. « Tout est sur la surface plane de l'écran, il suffit d'un clic pour passer du plus érudit au plus distractif, remarque Olivier Donnat. On peut même faire les deux en même temps, lire un texte sophistiqué en écoutant des chansons débiles. Certains sites s'attachent à mêler le plus sérieux et le plus fantaisiste. C'est le caractère inédit de l'outil Internet, par essence le lieu de l'impur. » On peut en concevoir des craintes ou au contraire en espérer des ouvertures, de nouveaux chemins pour accéder aux oeuvres les plus pointues. Toujours est-il que pour les jeunes générations la distinction entre culture légitime et culture illégitime est aujourd'hui largement vidée de son sens.

Plus rien à partager ?
Il suffit de se promener sur les réseaux genre Facebook. Pour se présenter, chacun avance sa carte d'identité culturelle : musiciens, écrivains, films préférés... « Chacun sa combinaison propre, souligne Olivier Donnat, sa liste inédite de goûts et d'appartenances diverses et qui renvoie à l'intime, que la culture permet d'exprimer de manière privilégiée. Cette logique de plus en plus individuelle est accentuée par la diversification de l'offre, les industries culturelles n'ayant de cesse de segmenter au maximum le marché, permettant des combinaisons de plus en plus complexes. » Du coup, les domaines partagés par tous ne risquent-ils pas de se réduire comme peau de chagrin ? Que restera-t-il qui permette une appartenance collective, que l'on soit jeune ou vieux, diplômé ou pas, fan de Brassens ou de Coldplay ?

 

Parlez-vous numérique ?
Eric Scherer, en charge de la stratégie à l’AFP, est bien placé pour observer et tenter d’anticiper les mutations de nos pratiques culturelles. Il publie ces jours-ci un glossaire intitulé La Révolution numérique. De « e-book » à « streaming » en passant par « digital natives », il s’adresse à ceux qui peuvent se sentir largués face à la rapidité de ces changements. « Les dernières innovations ne sont pas seulement technologiques, dit Eric Scherer. Elles sont, avant tout, culturelles et sociales. L’événement de ces dernières années, c’est la prise de pouvoir par le public des moyens de production et de distribution de l’information et des contenus culturels. » Quid alors de notre culture commune ? « L’Education nationale est en première ligne pour la transmettre et apprendre aux plus jeunes à bien se servir de ces nouveaux outils, à exercer leur esprit critique et à faire leur miel avec le meilleur de ce qui est disponible dans l’océan de la Toile. Quant aux adultes, ils ont aujourd’hui accès, via le Net, aux experts – musiciens, juristes, scientifiques, philosophes – qui jusqu’ici étaient l’apanage exclusif des journalistes. La possibilité de la découverte reposait alors sur le fait qu’on achetait un journal sans savoir tout ce qu’il contenait. Mais Internet n’a pas aboli cette possibilité, au contraire ! Je suis d’ailleurs convaincu que le rôle des journalistes Web sera de la faire surgir en assurant la fonction de tri, de vérification et de recommandation. » Message reçu.

Sophie Lherm

La Révolution numérique, glossaire, d’Eric Scherer, éd. Dalloz, 195 p., 3 €.

 

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Michel Abescat

Télérama n° 3118

(1) Etude réalisée auprès d'un échantillon de 5 004 personnes de 15 ans et plus résidant en France.

A lire
Les Pratiques culturelles des Français à l'ère numérique,
coédition La Découverte/ministère de la Culture, 288 p., 20 EUR (en librairie le 15 octobre).

Les résultats complets de l'enquête peuvent être consultés sur www.pratiques culturelles-culture.gouv.fr
La synthèse de l'enquête est disponible en .pdf ici




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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 11:19



Vu sur http://degasne.over-blog.com


Recherche de nouveaux financements par les labels, mutualisation des marges de la part des opérateurs, convergences techniques des constructeurs, expansion des plans de communication des artistes, modes consuméristes… Plus rien ne semble s’opposer au fait que la téléphonie s’empare du secteur de la musique. Fantasme ou réalité ?


A en croire le Syndicat national de l'édition phonographique lors du dernier Midem (le marché de la musique), les ventes de musique en ligne sur mobiles en 2008 auraient rapporté plus de 44 millions d’euros. En 2011, ce segment devrait même représenter 25 % du marché global de la musique. C’est dire toute l’importance de ce canal de diffusion et de distribution qui attise toutes les convoitises, si l’on prend en compte les profits générés par la vente de sonneries d'appel et d'attente, les titres en téléchargement, les vidéos musicales et les abonnements à des services de streaming (diffusion). Dans cette magne financière, la part de revenus réservée aux labels représente malgré tout 30 %. Une aubaine pour un secteur en crise du à la baisse des ventes d’albums physiques.

La concurrence s’organise

Plus d'un mobile sur deux vendu en 2008 intégrait des fonctions de baladeur musical, selon Informa Telecoms & Media. En 2013, cela devrait représenter 90% des téléphones. Sur ce principe, Sony Ericson a lancé sa marque Walkman fin 2007 et son service de téléchargement illimité PlayNow Plus en 2008, avec l’aide de la plateforme en ligne Omnifone. Son concurrent Nokia, lui, lance un service similaire  - Come With Music - avec l’aide du distributeur de mobiles Carphone Warehouse. Mais si le téléchargement de singles en France reste encore marginal (1,4 % des abonnés), il reste majoritaire chez les abonnés 3G. L’arrivée de l’iPhone, synchronisé avec le logiciel iTunes ainsi qu’avec les services d’écoute Deezer, Slacker et Pandora, a cependant changé la donne. Une tendance que devrait suivre le futur Google Phone.

Pas encore prête à céder le butin à son concurrent - SFR -, Orange a lancé en contrepartie Soundtribes, un site communautaire dédié aux musiciens amateurs, proposant notamment à travers un concours de jouer la première partie de Rage Againt The Machine. Si son service de téléchargement Musique Max peine encore à convaincre, l’opérateur tente de lancer des services de musique sur mobile sans DRM (protection contre la distribution) et avec une possibilité de transfert illimité, une option peu répandue jusqu’alors. Enfin, son nouveau projet WorMee - encore en version bêta - permet d’écouter gratuitement plus de 4000 radios (RadioMee). Une tentative, à peine déguisée, pour également contrecarrer le site d’écoute Deezer et ses 4 millions de membres qui, lui, vient de réussir - en plus de l’iPhone - à s’implanter sur les téléphones Blackberry.

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> Musique Mobile : un vecteur de communication

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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 10:51
Vu sur : http://degasne.over-blog.com

Grand gagnant des cadeaux de Noël de l’année dernière, l’instrument a confirmé cet été son statut d’outsider sur les plages, non loin des saucisses sur le feu et des surfeurs bodybuildés. Un engouement qui n’a pas attendu l’arrivée de Julien Doré pour prendre de l’ampleur.


Instrument traditionnel à cordes pincées des îles Hawaï, le ukulélé est une adaptation du cavaquinho portugais (une petite guitare répandue au Brésil et arrivée avec les immigrants de l’île de Madère en 1879 pour récolter la canne à sucre). Il n’est alors utilisé que dans les orchestres classiques hawaïens, bien avant que divers courants musicaux ne le reprennent à leur compte, du jazz en passant par la chanson populaire. L’instrument est en effet à la mode dans la première partie du XXème siècle en raison de sa dimension humoristique et/ou exotique. Il existe aujourd’hui différents types de ukulélé : le hawaïen standard en forme d’ananas, celui à résonateur (amplification), celui électrique, sa version banjo et enfin celui polynésien (instrument essentiellement rythmique).

C’est le cinéma qui porta l’instrument à la connaissance du grand public au milieu du siècle : Olivier Hardy dans Sons of the Desert (1933), Marilyn Monroe dans Certains l’Aiment Chaud (1959) et Elvis Presley dans Blue Hawaii (1961). Tous y jouent réellement du ukulélé. Les milieux étudiants américains tombent alors amoureux de cet instrument qui évoque autant les chemises à fleurs que les vacances version vahiné. Au Royaume-Uni, c’est l’acteur et musicien George Formby qui favorise cette médiatisation pendant la Seconde Guerre Mondiale, en participant à des concerts de soutien aux troupes du Débarquement. Puis, virent les précurseurs Cliff Edwards, Israel Kamakawiwo’ole et Gabby Pahinui, tandis qu’en France, c’est le Ukulélé Club de Paris qui en posent les premières pierres fondatrices. Depuis, nombre d’artistes sont tombés sous son charme, de George Harrison (The Beatles), à Jimi Hendrix ou encore Neil Young. Même Woody Allen dans La Rose Pourpre du Caire (1985) et le dessin animé de Disney Lilo & Stitch (2002) en reprennent le cliché exotique.

C’est surtout l’année dernière que le ukulélé a connue un regain extraordinaire de popularité. Exit les clichés festifs, l’instrument fait ce coup-ci son retour grâce à son prix bon marché, sa polyvalence dans les registres musicaux et son statut d’instrument « oublié ». Ainsi, les clins d’œil se multiplient : Julien Doré justement, Paul McCartney, Mareva Galanter, Thomas Fersen, Yael Naim, Eddie Vedder (Pearl Jam), Mathias Malzieu (Dionysos), ou encore les traditionnels anti-folk Devendra Banhart et Herman Düne. Le Divan du Monde a même organisé le Paris Uke Fest, accueillant en mai dernier les futures égéries de la scène underground française et outre-atlantique. C’est dire.

Après les artistes, le public
Mais plus qu’un mimétisme musical - chaque artiste succombant tour à tour au charme du ukulélé -, l’instrument apporte un vent de fraîcheur bienvenu parmi les productions radiophoniques ultra léchées. Cet enthousiasme s’explique tout d’abord par cette envie collégiale de mélodies légères, naturelles et spontanées. Un renouveau issu des fondements punk, dans sa version la plus acoustique et loin de toute agitation médiatique. Une sorte de musique bio alternative aux propriétés déstressantes, qui oscille entre le mouvement bobo et celui de métropolitains dissidents. Un retour aux sources.

L’occasion également de se réapproprier certains titres en les revisitant de façon humoristique. Idéal pour un apprentissage rapide du fait de ses 4 cordes et de sa petite taille, le phénomène s’empare désormais du public, comme c’est souvent le cas, avec un certain décalage. Et les nombreux sites ou forums d’aide sur Internet laissent croire que chacun en possède un exemplaire. Profitant du relais des plateformes d’échanges vidéo, les parodies sont même en phase de battre celles habituelles du monde du jeu vidéo (thème de Tetris, Mario). Citons pour simple exemple l’irrésistible « Smells Like Teen Spirits » ou « The Good, the Bad and the Ugly » par le Ukulele Orchestra of Great Britain.

La ukulélé mania répond par la même occasion à la génération bootlegs et ses versions alternatives font le bonheur d’illustrateurs sonores comme Dj Zebra ou d’une Béatrice Ardisson (Paris Dernière). Parfait pour redonner une seconde vie à certains standards oubliés. Enfin, c’est l’effet inimitable que offre visuellement l’instrument qui séduit un plus grand nombre : un musicien au corps soudainement surdimensionné qui donne au ukulélé des airs attendrissants de jouets pour enfants. Illusion d’optique garantie.

A quand la réintégration du triangle ?
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CBR Musique Hérault - dans Music Business
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