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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 09:31

Son nom lui vient de la ville de Pergola d'où sa famille était originaire. Enfant très doué, il fut envoyé dès l'âge de douze ans au célèbre Conservatoire des Poveri di Gesù Cristo à Naples où il fut l'élève de professeurs réputés et exigeants dont Francesco Durante. Il y reçut une solide formation musicale centrée sur l'apprentissage de la beauté et des difficultés de l'opéra napolitain et de la polyphonie religieuse.


Son chef d'œuvre de fin d'étude au conservatoire, la Conversatione di San Guglielmo d'Acquittana, donné en 1731, le rendit célèbre. Sa jeune renommée lui fit recevoir immédiatement la commande de son premier opéra pour la saison qui commençait du Theatro San Bartolomeo. Son Salustia fut joué en hiver de la même année et connut un grand succès comme l'année suivante son Frate 'innamorato (le Frère amoureux). En 1732, il devint maître de chapelle du prince Ferdinando Colonna Stigliano, écuyer du vice-roi de Naples.


Pour Naples victime d'un violent séisme en 1732, Pergolèse composa sa grande Messe solennelle à dix voix, double chœur, deux orchestres et deux orgues ainsi que des Vêpres solennelles à cinq voix. Ces allers et retours entre la musique profane et la musique sacrée étaient fréquents à cette époque où les musiciens italiens faisaient jouer des œuvres profanes et religieuses pour un même public avec le soutien des mêmes mécènes créant ainsi naturellement des adaptions d'une musique pour une autre et par conséquent une proximité entre elles.


Le jeune Pergolèse écrivit ensuite plusieurs opéras et autant d'intermezzi. En effet, ces intermèdes dans le goût napolitain étaient des petites farces jouées pendant les entractes pour distraire le public qui les appréciait beaucoup. Il fit jouer ainsi en 1733 La Serva padrona (la Servante maîtresse), "intermezzo per musica", pendant les entractes de son opéra principal, Il Prigionier superbo. Cet intermède devint une œuvre autonome au succès exceptionnel tout comme Livietta e Tracollo joué l'année suivante qui connut également une carrière indépendante de son opéra principal.


En 1735, la santé du jeune musicien déclinait déjà et l'obligea à se retirer au début de l'année suivante au monastère des Capucins de Puzzuoli, près de Naples. Il écrivit pour les bons Pères Coi Cappuccini di Pozzuoli et c'est vraisemblablement dans leur monastère que Pergolèse a composé son Salve Regina et son superbe Stabat Mater qui lui avait été commandé par son mécène, le duc de Maddaloni. Atteint d'une tuberculose, il mourut en 1736 à l'âge de 26 ans.


Pergolèse était un musicien de génie dont l'œuvre pré-classique annonce celle de Mozart. Le mythe qui est né dans toute l'Europe autour de sa vie et de son œuvre après sa disparition représente un phénomène exceptionnel dans l'histoire de la musique comme ce sera le cas plus tard pour Mozart, un autre musicien de génie. Plus de 300 numéros d'opus lui ont été attribués dont seulement une trentaine a été reconnue par la critique moderne comme étant réellement du compositeur, phénomène témoignant de la réputation de ce grand compositeur.

Plusieurs années après la disparition de son créateur, la représentation à Paris, le 1er août 1752, de La Serva padronaQuerelle des Bouffons » opposant les défenseurs de la musique française ramistes (coin du Roi) et les rousseauistes (coin de la Reine), partisans d'« italianiser » l'opéra français. On peut dire que cette querelle a été un grand moment d'ouverture à des valeurs esthétiques nouvelles. par une troupe d'opéra comique italien déclencha la fameuse « 


Un extrait du Stabat par Véronique Gens et Philippe Jaroussky :



Et pour finir, une excellente chronique sur le Stabat Mater lue sur le site du sombre et de l'expérimental :

Guts of darkness  à propos de la réédition Deutsch Grammofon de 1988, dirigée par Ettore Gracis :

"Cycle chanté sur la base lyrique du poème du XIIIième siècle «Stabat mater dolorosa», le Stabat mater est une composition à la fois religieuse et profane. Religieuse dans ses textes, sa forme cantate, sa recherche de la spiritualité, et profane par la manière très humaine dont le drame est abordé.


Le Stabat mater de Pergolese est, à juste titre, le plus fêté du genre. Bien qu’inscrit dans la période baroque (qui s’achève en 1750, à la mort de Bach), le jeune Jean-Baptiste Pergolèse déploie à travers sa partition des systèmes d’arrangements, et surtout une mise en scène de la voix qui annonce largement la période classique. 


Au travers des 12 épisodes qui le constituent, on sera de fait aussi souvent confronté à la puissance lyrique et dramatique, qu’aux lamentations affectées, lentes et mystiques. Le premier duo qui commence la partition est tout simplement bouleversant. Une présentation instrumentale, grave et posée, installe l’atmosphère douloureuse et sévère de la pièce, violoncelles sombres, basse imposante, un tissu de cordes qui incite au recueillement… alors, lentement, les voix semblent s’éveiller du fond des ténèbres, se confondent ou se répondent, se croisent, pour tenter, dirait-on, de gagner la lumière.


Dès ce premier chant, et particulièrement dans ce disque qui fait le choix d’une mezzo pour la partie alto, malgré la solennité toute dévote du propos, on sent cette volonté de tirer des deux voix le potentiel expressif, tout autant que sonore. L’air pour soprano qui suit, par ses choix résolument lyriques confirme l’orientation. La partition est soudain plus rythmée, plus agressive même, avec ses accents de violons stridents et pathétiques, où le compositeur s’éloigne décidément de l’ornement baroque pour donner à sa partition la puissance dramatique nécessaire.


La voix solo s’y montre virtuose et affectée, mais aussi très emportée, douloureuse et puissante. Si Pergolèse prend parfois quelques libertés vis à vis du texte, au service de sa vision du chant roi, offrant des instants simplement enjoués et galants («Quae maerebat et dolebat», «Sancta mater», «Inflammatus et accensus»…), l’ensemble de l’œuvre n’en reflète pas moins la peine et le drame avec une grande intensité.


Le magnifique «O quam tristis…», aux voix doublées, subtiles et implorantes, délicatement soulignées de traits de violons doux, le lyrisme grave du «Eia, mater, fons amoris», où la grande Berganza atteint une puissance de chant interdite aux haute-contre, justifiant entièrement ce choix de distribution, «Fac, ut portem christi mortem» ou encore la splendide clôture «Quando corpus morietur», à nouveau saisissante d’émotion et de lenteur peinée, utilisent tour à tour la puissance pathétique, la gravité troublante ou même la douceur mélodique, pour nous parler des larmes, profondes, de la plus célèbre des mères.


L’humanité véhiculée par ces deux voix donne à cette œuvre une dimension vivante, et ainsi pathétique, fascinante. Les couleurs de l’orchestre sont autant discrètes que magnifiques ; Ettore Gracis , dans la logique de sa distribution, joue la carte du dynamisme, et avec son effectif réduit, atteint la force, si nécessaire, sans jamais tomber dans une lourdeur hors de propos. Car il s’agit là d’une partition d’une finesse extraordinaire, à la richesse mélodique et rythmique très inspirée, très contrastée, par laquelle on jouit autant de la beauté de la voix humaine que des subtilités d’un orchestre à la fois présent et délicat.


 Le Stabat mater de Pergolèse est une œuvre magnifique, très italienne dans ses joliesses orchestrales, mais aussi et surtout dans cette adoration pour la voix. A l’arrivée, un très, très beau disque, gracieux, généreux et émouvant. Plus d’une heure, délicate et douloureuse, assis dans la pénombre, à regarder dehors le soleil italien, prisonnier malgré soi dans le pont des soupirs."



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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 11:37
Vu sur le site sde la MDS :

janvier- février- mars 2010

jeudi 28 janvier, 18 h 30

Concert de sonate : Mireille Chollet : violoncelle et Lydia Saquet : piano

Ces deux musiciennes, enseignantes à l’école de musique d’Agde, partagent leur vie professionnelle entre pédagogie et concerts.

Issue du conservatoire national de région, Lydia Saquet obtient ensuite au conservatoire de Perpignan un prix d’excellence puis de perfectionnement, tout en rencontrant de grands musiciens lors de master class : France Clidat, Jean-François Heisser, Denis Pascal… Elle se produit en concerts dans des formations éclectiques : cabaret, jeune public, musique de chambre…

Après un apprentissage au Conservatoire National de Région de Marseille, c'est au Conservatoire National de Région de Paris que Mireille Chollet étudie le violoncelle baroque avec David Simpson. Elle poursuivra ses études en se formant à la viole de gambe.

Artiste multiple, elle a contribué à la création de spectacle de genres différents mêlant musique, danse et comédie.

grand hall

4€ - réservation conseillée 04 67 94 67 00

samedi 13 février, 18 h 30

Concert rencontre avec Philip Catherine

Si cet homme est une légende, ce n'est pas seulement parce qu’il a joué avec les plus grands noms du jazz depuis les années 60. Certes, ses collaborations avec Charles Mingus, Chet Baker, Stéphane Grappelli, Dexter Gordon, Larry Coryell, Tom Harrell, NHOP, pour n'en nommer que quelques-uns, ont teinté son style au timbre unique. Mais son engagement musical lui confère une influence incontestable sur de nombreux guitaristes contemporains.

Le lyrisme de son jeu et sa parfaite maîtrise des boucles samplées (live, il enregistre son propre accompagnement et rejoue par-dessus) produisent, en solo, une musique riche et colorée, et évoquent les meilleurs moments du duo mythique avec Larry Corryel.

www.philipcatherine.com

grand hall de la médiathèque

8€ et 4€ - réservation conseillée 04 67 94 67 00

mercredi 3 mars, à partir de 14 h

Mardis graves : manifestation organisée par l'Ecole de musique d'Agde en partenariat avec la Maison des Savoirs

Ce festival se propose de faire découvrir à tous, musicien ou simple amateur, l'univers si particulier des instruments graves.

à partir de 14 h : exposition de partitions et lutherie, rencontres, cours et master class de trombone et contrebasse

Avec la participation des écoles et conservatoires de  Saint Jean de Védas, Béziers et Narbonne.  de luthiers et d'éditeur de partition.

Les solistes de l'Orchestre National de Montpellier (trombones : Guilhem Kusnierek, Vincent Monney, Sylvain Delvaux et contrebasse : Jean Ané) et la classe de contrebasse du conservatoire de Perpignan, animeront la rencontre.

Les cours et master class sont ouverts à tous.

La rencontre se terminera par un concert des solistes.

Aux 4 coins de la médiathèque

renseignements et inscriptions aux cours : 06 25 10 92 25

concert à 18 h 30

entrée : 4 €

concert sur réservation conseillée 04 67 94 67 00

vendredi 26 mars, 18 h 30

Coté Jardin : rendez-vous trimestriel musical

Jean-Marc Floury Group avec Marc Hévéa

Mi-jazz, mi-blues... ainsi pourrait-on définir le style très personnel de ce guitariste autodidacte et original, au parcours musical riche en rencontres.

Il débute la guitare à l’âge de 17 ans et consacre les cinq premières années à l’étude et à la pratique du picking et de la musique médiévale.

Accompagné de main de maître aux claviers par Marc Hévéa (Traction Ailleurs, Hévéa, Les Voix Liées…), le combo qu’il présente évoquera sans conteste, les plus beaux moments d’un jazz-fusion débridé des seventies. Les évidentes qualités techniques des musiciens s'imposent dans la liberté absolue de l’improvisation.

www.jeanmarcfloury.com

grand hall

réservation conseillée 04 67 94 67 00

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 10:40
Vu sur le site de la Fnac :

Les disques préférés des vendeurs de la Fnac sur la première décade de ce siècle.
Seuls les variétés internationales, françaises, le jazz et le classique sont concernés.


http://sd-1.archive-host.com/membres/images/6187259391860636/zone2_disque_top.jpg
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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 12:30
Vu sur la liste Discothécaires.fr : un projet de Jonathan Garry de Caen.

Bonjour à tous,

En préparant avec vaillance mes dernières commandes de l'année 2009, j'ai pesté des dizaines de fois contre mon classement anarchique de sites Internet spécialisés dans la musique. Obligé de passé de l'un à l'autre constamment, de copier-coller à tours de bras et de clavier, je me suis demandé si ce ne serait pas plus judicieux de "centraliser" un maximum d'informations utiles dans un seul et même endroit. A priori, l'idée était compliquée. Je souhaitais donc pouvoir récupérer automatiquement tout ce qui concerne l'actualité musicale, et archiver l'ensemble pour constituer une base de données pratique.

Après quelques tergiversations couchées sur un papier A4 à l'aide d'un crayon à papier standard, j'ai commencé le mois dernier à développer cet outil. Il est désormais fonctionnel, et je continuerai à l'avenir à l'améliorer avec plusieurs outils supplémentaires.

Concrêtement, le lien est le suivant : http://www.discolab.fr/ (Oui, j'avoue, le Bibliolab m'a un peu orienté dans la recherche du nom ...).

Vous pourrez y retrouver sur la page d'accueil :

-Un moteur de recherche discographique (en haut à droite)
-Les trois derniers articles récupérés et mis en avant sur la première colonne
-Les 5 derniers flux RSS suivis des 5 derniers podcasts
-La liste des sites sur lesquels le site va récupérer les données. J'ai séparé les sites dits "journalistiques" des biblioblogs musicaux et des podcasts musicaux.

Tous ces flux RSS et podcastés sont automatiquement récupérés, puis archivés.

Par exemple, si je souhaite ré-entendre les derniers podcasts des Inrocks, direction la colonne de droite, Rubrique "Podcasts musicaux" et je clique sur "Les Inrocks". La page suivante s'ouvrira :

http://www.discolab.fr/spip.php?rubrique11

Et voici la liste de tous les podcasts musicaux des Inrocks récupérés. Je souhaite écouter le podcast du 3 janvier 2010, je clique dessus :

http://www.discolab.fr/spip.php?article1496

Et je peux automatiquement l'écouter, depuis le site. Soit en cliquant sur le petit icone de lecture dans l'article, soit en cliquant en bas à gauche de votre fenêtre sur le petit player. Ces podcasts seront disponibles jusqu'à ce qu'ils disparaissent des serveurs des sites sur lesquels je les ai récupérés. Simple et pratique. Je mettrai en place les liens d'écoute directement sur la page de la rubrique un de ces jours, entre deux commandes.

Vous pouvez utiliser la même démarche pour consulter n'importe quel article, soit via le moteur de recherche, soit via les rubriques.

Si je fais une recherche sur la révélation de The XX, j'obtiens la page :

http://www.discolab.fr/spip.php?page=recherche&recherche=The+XX

Sur laquelle j'obtiens tous les résultats archivés dans le site pour The XX. j'améliorerai la lisibilité des résultats bientôt avec la date de l'article, et une partie de son contenu.

Je vous laisse découvrir le reste, et j'apporterai sur cette liste de diffusion les quelques améliorations.

Par contre, vu que je ne peux pas penser à tout, je suis preneur de toutes les idées venant de vous, sur l'ergonomie, les outils, l'organisation générale, et j'ai installé pour ça un petit wiki à l'adresse suivante :

http://www.discolab.fr/wiki/

Ce petit wiki n'est pas protégé, vous pouvez y ajouter tout ce que vous voulez. Si malencontreusement, du contenu disparaissait, j'en garde une copie au cas où. En tout cas, n'hésitez pas à l'utiliser !

Si certains d'entre vous maitrisent un minimum le code SPIP, un coup de main ne serait pas de refus non plus.

N'hésitez pas non plus à faire des retours sur l'utilisation de l'outil sur cette liste !

Jonathan Garry
Discothécaire - Caen (14)

PS : Merci à Nicolas Blondeau pour les conseils et les encouragements.
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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 12:33
Vu sur Fluctuat :



La décennie (2000-2009) qui s'achève a engendré une véritable révolution des manières d'écouter, de révérer et de collectionner la musique. En 10 ans, une révolution culturelle est intervenue pour le meilleur et pour le pire. Revue de détail en 10 points de ce qui a changé dans la façon de se confronter à la musique pop.
Voir aussi les meilleurs titres des années 2000

01. Le rock à papa est mort

Les anciens prétendent que les Pixies n'ont jamais existé, que Radiohead est vachement surfait et que toutes les conneries qui prétendent mélanger rock et électro ne sont jamais arrivés à la cheville des pionniers. Tout aurait été inventé et réinventé dans les années 80. Après le "retour du rock" symbolisé par l'avènement new-yorkais des Strokes et d'Interpol, le retour de Dinosaur Jr et de quelques autres, la musique est repartie sur de nouvelles bases exploratoires, transgenres, métissées, bizarroïdes ou néo-psyché. La musique ne s'écoute plus de la même façon : la formule guitare-basses-batterie aurait vécu. On écoute aujourd'hui du rock de studio, du rock de cathédrale dont seules les oreilles ordinateurs peuvent percer toutes les richesses.

 

02. CD et vinyls auront bientôt disparu au profit des supports numériques

On a beau nous dire que le vinyl revient fort, cela ne se voit que dans les articles qui soutiennent la cause. Plus personne n'a de tourne-disques (platine ?) et les 78 tours ne passent pas dans le mange-disques en plastique de votre fils de 3 ans. Le CD s'effondre à son tour, remplacé par les mp3, mp4 et bientôt par des diffusions clippées uniquement sur téléphone mobile. On en avait marre des picots du milieu qui cassent dès qu'on enlève la rondelle de sa boîte. Et puis les grésillements, les parasites, c'était très seventies.

 

03. Les pochettes et autres couvertures ont été remplacées par des objets d'art

Avec la boîte de 30 CD à graver pour quelques euros, l'objet musical a lui aussi muté. 20 euros pour un livret au rabais, un carré de carton sans les paroles et la mention des auteurs. Les supports résiduels ont revu leur économie. L'objet musical à l'ancienne (CD, coffret) se pose désormais en oeuvre d'art et en objet collector. Le CD simple va mourir, remplacé pour les amateurs de luxe en coffret surtaxé, dopé par un livret géant, des images exclusives, un passe-magique pour des services en ligne, des godemichets moulés sur la queue des artistes (Rammstein). On ne sait plus quoi faire pour susciter l'acte d'achat et essorer les derniers gogos qui achètent encore des disques.

 

04. Le téléchargement illégal dicte sa loi

Malgré Hadopi et de sévères interventions sur toute la planète visant à casser les reins des multinationales du peer to peer, les vivants remplacent les morts (Demonoid est revenu après 3 mois d'interruption, Mininova a fermé boutique en décembre 2009) et la diffusion de musique s'en est trouvée affectée. La notion d'exclusivité n'existe plus : tous les disques sont en moyenne leakés un bon mois avant leur sortie. Il arrive parfois que par nostalgie ou loyauté (ces comportements disparaîtront bientôt), on se sente obligé d'acheter un album d'un artiste qu'on aime bien de peur qu'il ne vienne un jour chez soi et réclame sa part. On ne trompe pas ses meilleurs amis. Quand Radiohead fourgue son album en ligne et ne demande rien, on leur offre quelques euros pour se donner bonne conscience.

 

05. Les albums ne s'écoutent plus jamais en entier

Le CD avait lancé la tendance mais la décennie a définitivement anéanti les espoirs de ceux qui créaient des albums pour qu'on les écoute dans l'ordre et dans la continuité. Les albums-concept ont du plomb dans l'aile. On dit adieu aux Prefab Sprout et aux Flaming Lips. Les jeunes générations rejoignent la vieille prédiction de Frank Black : "l'unité de compte de la pop music, c'est la chanson, rien d'autre." L'album ne vaut rien et se présente comme une succession aléatoire et composite de titres qui peuvent être déplacés, sautés, effacés, skippés, évités, répétés selon l'envie du moment. Les amateurs de musique sont aujourd'hui des consommateurs de tracks.

 

06. Les CDthèques n'ont plus besoin de murs extensibles

Sur le disque-dur, les mp3 sont classés dans des dossiers à raison d'un dossier par album et d'un sous-dossier par auteur. Bye, bye, la pièce de l'appartement sacrifiée pour entreposer des murs de CD, des tours étagères géantes qui se multiplient au fil des années et causent des disputes familiales, les engueulades autour de la collection déclassée ou à laquelle "on a touché". Là où on adoptait jadis un archivage par auteurs, on trouve désormais des classements par genre : rap, hip-hop, rnb, new jack, soul, dance, techno, dub....

 

07. Les DVD vidéos de concert ont remplacé les CD pirates et autres live officiels

Il fut un temps où les albums live étaient rares, recherchés, prisés, où l'on vendait des concerts pourris enregistrés depuis les toilettes (ou la console) à des prix défiant toute concurrence. Aujourd'hui, le live rapporte du cash à Noël et permet de faire patienter le chaland entre deux albums officiels. L'image est un must. Le son a perdu son rang. On n'a toujours pas compris, avec notre écran 36 cm, l'intérêt de voir Nirvana à Reading dans un canapé plutôt qu'à Reading (concert excellent au demeurant). Demain, l'immersion 3D permettra sûrement de vivre l'expérience ultime : être le petit doigt de Jimi Hendrix, la couille droite de Noel Gallagher, l'oeil de PJ Harvey.

 

08. Myspace permet de découvrir des groupes moyens

On nous avait vendu ça comme le nouvel eldorado de la musique en ligne et puis quoi ? Une interface pourrave qui saute à chaque fois en cours de lecture, des possibilités de téléchargement aussi minces qu'après 20 ans d'Hadopi, un moteur de recherche maladroit. Est-ce qu'on avait vraiment besoin de la Chanson du Dimanche, de Sliimy et des Arctic Monkeys ? A la rigueur...

 

09. La presse magazine musicale entre en coma dépassé

Vous trouviez que JD Beauvallet et Philippe Manoeuvre avaient une belle plume, que 5 euros pour Magic c'était cher mais qu'avec plus de cinquante critiques de disques par mois et quelques interviews et photos sympas, ça pouvait passer. C'est fini maintenant : Carla Bruni est en couverture. Entre vous et la presse écrite musicale, le lien a longtemps été fusionnel. Il a fondu au soleil même si vous gardez les vieux magazines dans de vieilles boîtes à chaussures. Avec Pitchfork, Fuctuat (hé, hé) et vos dizaines de pages préférées montées en RSS, les nouveautés musicales et les critiques qui vont avec tombent comme des croissants chauds.

 

10. Le prix des places de concert s'envole

La dernière fois que vous êtes allés à Londres, vous avez vu les Television Personalities dans un bar pour 3 livres. Pas cher pour un groupe culte. Mais vous avez dû renoncer à aller voir Leonard Cohen parce que les places les plus pourries étaient facturées 75 euros. Les écrans géants, les duplex avec la navette spatiale, les vidéos arty projetées en arrière plan et la boutique de souvenirs vont devenir la norme. On ne parle plus de concert mais d'expérience totale, de trip sensoriel dans l'univers d'un artiste. Au Stade de France, Dave Gahan mesure 8 centimètres, Madonna 6. Vous avez acheté un programme (7 euros), le billet (92 euros), la fameuse clé USB avec le concert du lendemain dessus (20 euros), un tee-shirt trop petit (17 euros), une carte postale dédicacée (8 euros) et un vieux machin qu'on appelle un badge (6 euros).

 

Bonus : 11. Les amateurs de musique se posent en spécialiste de la qualité du son

La réédition des Beatles a permis de découvrir un nouveau phénomène. L'amateur moyen de musique peut désormais discuter pendant des heures sur les forums de la qualité de la duplication d'un son, comparer l'écho des 256k et des 128, modifier une compression, vanter les vertus réciproques de la mono et de la stéréo. L'amateur de musique est devenu un technicien du son ? Avant, on arrivait tout juste à émettre trois avis nuancés de cour d'école pour parler du vinyl qui craque, du CD royal. L'artisanat qui consistait à coller des bouts de scotch pour réparer les rubans de K7 audio entortillés dans les roulements a fermé boutique.
Benjamin Berton

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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 11:45
Vu sur Autoformation :

A visionner ce diaporama d'analyses comparatives par l'Observatoire de la musique des principaux sites de streaming (via le twitter de J. Veroni)


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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 11:11
Vu sur ecrans.fr :

Le vinyle total plugué

Avec les platines numériques, le microsillon se découvre une nouvelle jeunesse. Entre nostalgiques et geeks.

par Astrid Girardeau

tag : musique



Le CD est mort, vive le disque vinyle ! En pleine ère numérique, le microsillon fait un retour en force. Face à la froideur immatérielle du MP3, ce bel objet au son imparfait a reconquis la fibre nostalgico-régressive des trentenaires et séduit les plus jeunes via l’electro ou la musique à papa. Un phénomène de mode qui tend à s’installer. La vente de vinyles est en hausse constante (1), les boutiques de disques continuent de fleurir et l’offre de platines vinyle numériques, à connecter via un port USB, explose.

A son lancement, en 2005, le tourne-disque iTTUSB d’Ion est classé dans la rubrique « Insolite » des magazines. Aujourd’hui la marque propose une dizaine de modèles qui permettent de numériser ses 33, 45 et 78 tours vers une multitude de supports. Un ordinateur bien sûr, mais aussi directement vers une clé USB, une carte mémoire SD, un disque dur externe ou encore un iPod. « On en vend entre 40 000 et 50 000 par an en France, indique Philippe Lecomte, directeur du marketing d’Ion. C’est à la fois un marché de renouvellement et d’équipement. Cela intéresse les gens qui ont gardé beaucoup de disques chez eux, mais parfois n’ont même plus de platine. Et la nouvelle génération qui découvre le vinyle, notamment via les DJ. »

Depuis, nombre de constructeurs, dont certains n’ont d’ailleurs jamais fait dans la platine classique, ont rejoint le marché. Vendus entre 100 et 600 euros, ces objets ont l’avantage d’être d’une grande facilité d’utilisation. Les plus simples se résument à connecter le support (par exemple la clé USB) à la machine, lancer le vinyle et appuyer sur le bouton d’enregistrement. Les autres demandent l’installation d’un pilote. Généralement quelques réglages basiques suffisent avant de démarrer la numérisation. Pour les perfectionnistes, des logiciels permettent ensuite de nettoyer le bruit, retravailler le son et ajouter des effets. La compression varie énormément d’un produit à l’autre. Si certaines platines offrent un large choix de formats (MP3, wav, aac, ogg, flac, etc.), d’autres, comme la dernière Denon, sont limitées à une conversion en MP3 à 192 kps.

« Ce sont des produits grand public, pas pour les mélomanes », indique Patrick Hellio, journaliste pour le site Ere numérique. Surtout, entre « celles en plastique dont le coffre ne permet pas d’absorber les vibrations » et des « finitions pas belles », il déplore une « qualité de fabrication moyenne » pour un prix pas si donné. Qu’en pensent de leur côté les vendeurs de galettes ? « Du bien, répond Slimene Ounich de la boutique parisienne Music Please Record Shop. On pouvait déjà numériser les vinyles, notamment grâce à des boîtiers de conversion, mais cela a l’avantage d’offrir un produit tout en un. »

La platine USB, cadeau rétro-geek de Noël 2009 ? « On prévoit beaucoup d’achats, confie Philippe Lecomte, d’Ion. Les tarifs ne sont pas énormes. Et, avec le vinyle, on touche au domaine de l’humain, de l’émotif. » A imaginer la tête de Tatie (à l’idée de ressortir ses cartons de A-ha, Jean-Pierre Mader et Wham) et celle de Kevin (courant sur eBay enchérir sur « Lot de six 33 tours Kiss »), on se dit qu’effectivement, il y a peu de chose qui puisse séduire un si large public.

Qui a dit une boîte de Pyrénéens ?

(1) Selon Nielsen Soundscan, 2,5 millions d’unités devraient être vendues en 2009 aux Etats-Unis (contre 1,88 million en 2008 et 990 000 en 2007).

Paru dans Libération le 21 novembre 2009

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 10:55
Vu sur le site des Inrocks :

Feist : sa participation au Beck's Record Club

La vidéo du Beck's Record Club mettant en scène Feist est en ligne.

 

 

 

 


Beck ne s'arrête pas (plus). Après avoir produit l'album de Charlotte Gainsbourg (qui cartonne, soit dit en passant), il continue son projet Beck's Record Club en reprenant Oar de Skip Spense avec cette-fois ci Feist, Wilco et Jamie Lidell. Regardez la reprise de "Weighted Down" chantée par Feist.

 

Record Club: Skip Spence "Weighted Down" from Beck Hansen on Vimeo.

 

Pour ceux qui ne connaissent pas le Beck's Record Club, il s'agit d'un projet monté par Beck relevant un vrai challenge : enregistrer un album avec d'autres artistes en une journée sans arrangements et sans avoir répété. Il le décrit lui-même de la manière suivante "Le but n'est pas d'améliorer l'album original ni d'en restituer l'énergie, mais plutôt de jouer simplement de la musique et de documenter ce processus. Et ceux qui ne connaissaient pas les versions originales auront peut-être envie de les découvrir à l'écoute de ce travail, du moins nous l'espérons". Il avait déjà repris Leonard Cohen (Songs of Leonard Cohen) et le Velvet (Velvet Underground & Nico) avec entre autres MGMT, Devendra Banhart, Andrew de Wolfmother, ... Soulignons qu'à chaque fois c'est une réussite.

Les enregistrements, filmés, sont postés à raison d'un titre par semaine sur son site.

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 09:15
Vu sur Fluctuat.net :

Le renouveau du merchandising

A l’heure des grands chamboulements qui secouent l’industrie du disque, et de sa crise profonde, les artistes se sont rendus à l’évidence : leur survie passe par les performances live. Bien que les prix des places soient parfois dissuasifs, il s’agit d’un secteur qui lui se porte merveille. Le show fini, sur les stands de merchandising, un nouveau venu se fait particulièrement remarquer entre les t-shirts et les stickers : la clé USB sur laquelle vous retrouvez le concert auquel vous venez tout juste d’assister.

Prouesse technologique

Ce qui frappe avec cette nouvelle technologie, c’est tout d’abord sa rapidité. L’idée de repartir de la salle avec le concert que vous venez de voir sur une clé USB a de quoi impressionner. Gerrit Schumann, le PDG et fondateur de Music Networx, l’une des boîtes qui s’est spécialisée dans ce business prometteur, nous a expliqué le fonctionnement. Pendant le concert, chaque instrument, ainsi que les voix, sont enregistrés sur des pistes séparées ; à partir du dernier morceau et jusqu’au rappel, les pistes sont mixées, masterisées, et les clés USB sont alors dupliquées.

A peine la dernière note poussée, les spectateurs peuvent donc acheter ce merchandising souvenir d’un nouveau genre. Gerritt considère que 10 000 clés peuvent être produites en 30 minutes, en faisant une solution tout à fait viable quelle que soit l’importance de la salle et de la demande. Passé l’ébahissement devant l’indéniable prouesse technologique, a-t-on affaire à une vraie révolution ou à un gadget parmi d’autres ?

 

La mort programmée des bootlegs

Ce qui est probable, c’est que cette nouvelle technologie signe l’arrêt de mort des bootlegs et autres enregistrements pirates. D’une qualité bien supérieure, puisqu’elle est censée être équivalente à celle d’un CD, ce concept de clé USB surfe en plus sur l’idée de pouvoir ré-écouter un concert auquel vous avez effectivement assisté, avec ce qui rend unique chaque performance, même la plus rôdée. Il y a là de quoi rendre has-been toutes les collections de vieux billets. Qu’il s’agisse de jouer sur l’émotion post-concert, comme le souligne Gerrit Schumann, ou d’élaborer des deals avec les distributeurs de billets (une place de concert + un bon pour une clé USB à la fin), l’idée a de quoi séduire le spectateur.

Mais pourquoi donc une clé USB plutôt qu’un bon vieux CD ? Gerrit est clair : la clé USB est "plus sexy". Entendez par là qu’on peut facilement la customiser (dans cette veine-là, celle des Beatles est vraiment réussie), y ajouter du contenu multimédia antérieurement à l’enregistrement du live (photos, vidéos et autres goodies), l’utiliser sur tous les supports, et pourquoi pas, l’effacer pour la réutiliser à d’autres fins. Et vu que tous ces concerts sont des enregistrements libres de droit, le système de la clé s’avère particulièrement simple pour passer d’un support à un autre, et échanger gaiement "son" live.

 

Une machine commerciale bien huilée 

Cette technologie n’est pas nouvelle ; depuis quelques années, plusieurs groupes y ont fait appel, aux Etats-Unis surtout, et plus particulièrement parmi les groupes de métal ou de hard-rock, Metallica faisant office de chef de file. En France, le premier évènement officiel à y avoir recours était le concert de Raphaël à Bercy l’année dernière, où 1000 clés USB "bracelets" avaient été mises en vente. C’était aussi le gros dispositif commercial au cœur des dates parisiennes des Pixies, les 15 et 16 octobre dernier.

Sur l'écran de scène du Zénith, un message était affiché et déroulait pendant plus d'une demie-heure : "Achète ton souvenir unique du show dès maintenant. Titres supplémentaires. Commandez le votre ici, maintenant." Comme un message de propagande. Le discours était relayé par des flyers posés sur chacun des sièges de la salle et par des affiches. L'opération est rondement menée et vantée par un marketing ultra-agressif, puisque même Kim Deal sur scène fera une référence implicite à la capacité de réécouter le concert en ligne, mêlant le souvenir de Doolittle le disque (le vrai) à celui que les spectateurs pourront remmener chez eux. L'idée du titre bonus surprend également : on vous donne droit à votre concert et en plus à un concert modifié puisqu'agrémenté d'un titre bonus qu'on n'aura pas entendu mais qui, par la magie du business, réintègre le set. A Paris, par exemple, on a rajouté pour certains un petit "Where Is My Mind?", histoire de combler un manque.

 

Le nec plus ultra du merchandising

L’idée de garder un souvenir concret d’un concert que l’on a apprécié est tentante, et a de quoi séduire à peu près n’importe qui, les fanas du merchandising en tout genre comme ceux qui sont plus récalcitrants à débourser plus que leur place de concert, déjà payée au prix fort. Les prix restent en effet corrects (15 euros au concert des Pixies), ce qui n’empêche pas l’opération d’être très rentable pour les groupes. D’après les organisateurs du concert au Zénith, le dispositif a bien marché, et des sources officieuses parlent d’un spectateur sur 3 qui serait reparti avec son bracelet. Plus modeste, le PDG de Music Networx évoque une moyenne de 5 à 10% de spectateurs qui se laissent tenter (sur les environ 10 000 personnes qui sont allées voir les Pixies les 2 soirs au Zénith, c’est tout de même pas mal).

Certes, le côté agressif de la promotion de ce nouveau gadget peut paraître un peu trop poussé ; après tout, on va voir un concert pour l’immédiateté des sensations, l’unicité de l’expérience, et les souvenirs que l’on emmagasine à ces moments-là n’ont pas besoin de support spécifique. Mais si les prix restent décents, on tient tout de même là ce qui se fait de plus innovant et d’efficace en terme de merchandising. S’il est peu probable que cela suffise à sauver toute une industrie en péril, les concerts à emporter sur clés USB pourraient s’avérer une belle manne financière, sur laquelle personne, ni les artistes ni les organisateurs, peuvent se permettre de faire l’impasse.

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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 09:07
L'article de Jean-Jacques Massé de la Médiathèque de Lattes :

Ahhh, Gong, toujours là. S'il manque Didier Malherbe (saxo, flûte, doudouk…) et Mike Howlett (basse) par rapport au dernier disque, Steve Hillage et Miquette (épine dorsale du groupe ambient System 7) sont bien là à prêter main forte au vieux couple (70 berges chacun).

Gilly Smith fait un peu neurones cramés avec ses bras en l'air à la Fontaine, mais Daevid Allen a la pataphysique toujours verte. Déguisé en Zero, sautant d'un morceau, d'un rôle à l'autre, totalement habité par sa musique céleste n'est jamais ridicule et porte l'ensemble.

Les soli d' Hillage font regretter son absence de plus de trente ans… Pêche monstrueuse et folie douce. Tu veux du camembert ?

En prime, la critique du dernier album :

GONG : 2032 (G Wave)

"Les bons gongs font les bonzes amis" disait Gotlib dans la Rubrique à Brac. Et là c'est un sacrément bon Gong qui surprend tout le monde et devrait réconcilier même les ex les plus fâchés ou détachés du groupe. En effet après sa divine trilogie suivi des départs des couples Allen / Smyth puis Hillage / Giraudy, le groupe dirigé par le batteur Moerlen prit un (excellent) virage jazz rock et quitta ses contrées délirantes. Si Allen a toujours continué, puis repris les rênes en 2002, les albums toujours babas et psychés n'avaient plus la magie d'antan. Ici la famille est de retour. Ne manquent que Pierre Moerlen décédé en 2005 et Tim Blake parti soutenir Hawkwind… Ce qui frappe, c'est la cohésion de l'ensemble, la qualité de CHAQUE morceau. La pulsation, les mélodies, les arpèges et soli hillagiens : on doit se pincer. On tient entre les oreilles la suite de You… Miraculeux. S'ils s'arrêtent là, ce sera leur Abbey Road. Sinon, on peut toujours rêver…"

 

 

 

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