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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 10:24

Un compte rendu subjectif et personnel d'Eric Druart des rencontres nationales des bibliothécaires musicaux les 19 et 20 mars 2012 à Montreuil.

Ces rencontres sont d'abord et avant tout (et pour tous les participants je pense) l'occasion de parler avec des collègues , de confronter nos pratiques et nos problèmes, parce qu'évidemment on est isolés le plus souvent dans nos médiathèques (c'est aussi un des rôles du CBR de l'Hérault d'aillleurs...). C'est donc dans la convivialité que nous avons retrouvé les connaissances de précédentes rencontres et rencontré justement, pour la première fois, ces gens avec qui on débat sur les divers blogs professionnels ou autres pages facebook dédiées à nos métiers...
Et bien, outre le plaisir de mettre un nom sur un pseudo, un visage sur un avatar et d'entendre enfin leur voix IRL, on en vient à se dire qu'après une dizaine d'années de web 2.0 nous devenons de moins en moins anonymes et l'"identité internet" tend à se fondre dans celle de la personne réelle. Mais ça n'est pas le propos des rencontres 2012 puisque nous allons parler "mutualisation".


Mais on n'a pas tant de temps et il faut entrer dans le vif du sujet. Une fois n'est pas coutume, l'introduction est une heureuse surprise : on démarre en parlant de mettre en place de nouvelles formes de médiation. Voir notre rôle comme un simple intermédiaire entre nous et le public ne suffit pas. Le public au coeur de nos réflexions dès les premières minutes ? Voilà qui n'est pas banal et manque trop souvent dans ce type de colloques. 
Voir aussi les usagers comme des partenaires est une piste intéressante. Qui n'a pas passé du temps à parler musique avec un connaisseur ? Dans ce cas, pourquoi ne pas aussi mettre à profit ces connaissances pour soi et pour les autres ? Le médiateur doit non seulement être un pont entre la culture de l'individu qu'il a en face de lui et ce qu'il propose, mais il doit vivre avec l'objectif de son retrait... La mutualisation peut aussi passer par l'implication du public par sa participation. Pour compléter et illustrer ce point de vue, Serge Saada nous a présenté son livre : Et si on partageait la culture. En conclusion, je dirais qu'il est nécessaire de bien connaître son public...

Pour le déjeuner, comme on ne peut pas avoir cinquante voisins de table, c'est un peu le hasard qui décide. Ensuite, ce qu'on a dans l'assiette est (un peu) moins important que ce qu'on a à se dire une fois passé le : "Tu viens d'où ?" "Tu fais quoi ?" " Combien  ?" etc. Je crois que le principal sujet de conversation est le "comment fait on pour surmonter telle difficulté"...

 

 

L'après-midi est consacrée à ce qu'il est coutume d'appeler les "ateliers". Des groupes ont été formés et nous sommes dans l'atelier "mutualiser l'action culturelle", en plein dans les réflexions actuelles du CBR musique donc. Les intervenants rapportent des comptes rendus d'expériences diverses : avec le public (oui ça existe déjà), avec la scène locale et entre médiathèques. Il en ressort deux axes forts : d'une part que les relations interpersonnelles sont essentielles dans toute coopération, d'un autre côté que la circulation de l'information est fondamentale dans toute action culturelle.
On peut en conclure que la mutualisation en ce domaine est difficile parce qu'elle doit s'appuyer sur une structure (ou une équipe) "centralisatrice", trop souvent les actions de coopération s'arrêtent parce qu'informelles et que les personnes qui s'en occupent passent à autre chose. La mutualisation vraie doit donc être organisée, avec du personnel dévoué (et sans doute aussi un budget propre).

L'atelier est suivi de la visite d'une médiathèque locale, toujours appréciée des participants (et je suppose redoutée des hôtes...): on se fait expliquer les choix, on note les points forts (peut être pour les adapter chez soi...) La soirée est réservée à la convivialité autour d'un buffet, puis du désormais traditionnel concert du soir. Toujours des échanges autour du métier bien sûr.

La matinée du mardi a été consacrée à des retours d'expérience de coopération entre médiathèques et salles de musique actuelles (SMAC) ou avec l'IRMA. Où l'on voit que les médiathèques constituent un réseau incontournable de la diffusion de la culture dans les secteurs ruraux et que l'IRMA a bien compris qu'il y avait là un relais nécessaire pour la diffusion de la culture musicale et en particulier la promotion des musiciens locaux (Mais pas seulement). Il y aura sans doute des pistes à creuser de ce côté là dans l'Hérault.

Au déjeuner, autre endroit (ambiance jazz manouche), autres collègues, mêmes sujets de conversation... Avant la restitution des ateliers l'après-midi. Il ne s'agit pas de relancer le débat pour ceux qui n'assistaient pas, on n'en a pas le temps même si l'envie ne manque pas, mais de relever quelques pistes de travail. Sur la mutualisation de la formation, il y a quelque chose à faire et l'ACIM doit en être le relais, en collaboration avec le CNFPT en particulier afin de proposer des formations adaptées à nos besoins (voire par la formation à distance).
Sur la mutualisation des collections, une piste sérieuse est de passer par celle des pilons, il n'y a pas beaucoup de pistes en dehors des réseaux de médiathèques... Pour les outils de veille, grâce aux nouveaux réseaux sociaux internet, ça fonctionne déjà pas mal.

Mais tout cela, il faudra le digérer chez soi... Comme à l'accoutumée, ceux qui viennent de loin doivent partir tôt et on n'a même pas le temps de dire au revoir à tout le monde... Il s'est bien sûr passé bien d'autres choses lors de ces rencontres et on peut toujours aller consulté le podcast complet des interventions sur le site de l'ACIM http://www.acim.asso.fr/2012/03/enregistrements-des-rencontres-nationales-des-bibliothecaires-musicaux-2012/ j'ai simplement voulu noter ces impressions personnelles pour qu'elles puissent nourrir mes réflexions sur mon travail quotidien... 

 

Eric Druart MDS Agde

 

Un tableau et un compte-rendu de l'atelier "Mutualisation" est également disponible sur le site de l'ACIM.

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CBR Musique Hérault - dans Notre métier
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