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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 09:36

 

Vu sur Qobuz :

Par Marc Zisman 

 

Selon une étude, le poids du spectacle vivant est devenu quasiment équivalent à celui du disque et de la vidéo dans les revenus perçus par la Sacem.


Selon une étude publiée à l’occasion du Printemps de Bourges et repris par l’AFP, si les ventes de musique enregistrée chutent, le spectacle vivant prospère et son poids est devenu quasiment équivalent à celui du disque et de la vidéo dans les revenus perçus par la Sacem, l’organisme chargé de percevoir et de répartir les droits des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique sur les ventes de disques ainsi que lorsque leur musique est diffusée à la radio, dans des lieux publics, lors de concerts...

Entre 2003 et 2009, la part du spectacle vivant dans les droits d’auteur perçus par la Sacem est passée de 7% à plus de 10%, soit plus de 78 millions d’euros ! A titre de comparaison, la part du disque et de la vidéo est de 12%, selon cette étude. Cette progression est notamment due à une hausse de 23% du nombre de concerts, tournées et autres festivals, note la Sacem, qui a recensé en 2009 plus de 150.000 séances de spectacle en France, allant du spectacle associatif de petite taille au concert événement au Stade de France.

Cependant, le secteur reste très fortement concentré. Ainsi les tournées, qui comptent les spectacles les plus importants, représentent seulement 3 à 4% des séances chaque année mais 30 à 40% des revenus du secteur. Et les 20 tournées les plus importantes en 2009 ont représenté à elles seules un quart des droits perçus pour l’ensemble du spectacle vivant. Le top 10 réunit par ordre décroissant : Johnny Hallyday, Mylène Farmer, Cléopâtre, U2, Age tendre et tête de bois, Mozart l’opéra rock, Franck Dubosc, Bénabar, Tryo et Indochine.

Du coup, l’évolution des droits perçus par la Sacem pour le spectacle vivant dépend fortement des aléas touchant ce type de spectacles. « Il suffit de l’annulation de quelques dates d’un artiste connu pour que les résultats de l’année changent du tout au tout », note Claire Giraudin, responsable des études à la Sacem.

L’évolution du top 20 depuis sept ans fait apparaître la montée en puissance des comédies musicales, mais également des « spectacles nostalgie », comme RFM Party 80, Age tendre et tête de bois, note Claire Giraudin, qui souligne « l’absence de répertoires ou artistes en développement dans ce classement ». En dehors des grandes tournées, les revenus sont atomisés. Et dans le secteur associatif, qui inclut une grande part de festivals, la redevance moyenne de droits d’auteur se situe ainsi autour de 260 euros par séance.

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CBR Musique Hérault - dans Music Business
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