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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 11:59

Dans la série "Nul n'est prophète...", Alexandre Desplat s'est depuis longtemps imposé à Hollywood et n'est toujours pas très connu en France...Son père français et sa mère grecque se sont rencontrés et mariés aux États-Unis. Alexandre Desplat a ainsi hérité d'une triple culture. Il a composé les musiques de nombreux films comme De battre mon cœur s'est arrêté de Jacques Audiard, pour lequel il a obtenu son premier César en 2006, et parmi eux de grands succès cinématographiques français, européens puis mondiaux.

En effet, après un début de carrière plutôt français ( il est le compositeur de la musique du tube de 1987 "ho mon bateau" de Éric Morena ), Alexandre Desplat s'exporte depuis quelques années : le Royaume-Uni ainsi que les États-Unis avec des films à gros budgets tels que The Queen, La Boussole d'or, Benjamin Button, Twilight ou encore Harry Potter. En 2010, il compose la musique du film Le Discours d'un roi de Tom Hooper qui lui permet d'obtenir une quatrième nomination à l'Oscar de la meilleure musique de film.

Alexandre Desplat a également été sélectionné pour faire partie du jury du 63e Festival de Cannes, en 20101.

Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur le 14 juillet 2011.


Vu sur le Parisien

 

 

Cannes: Alexandre Desplat signe la musique de cinq films en Sélection officielle

 

Alexandre Desplat, multi-récompensé en Europe et aux Etats-Unis, signe la musique de cinq films en Sélection officielle à Cannes, et dont les notes

Alexandre Desplat, multi-récompensé en Europe et aux Etats-Unis, signe la musique de cinq films en Sélection officielle à Cannes, et dont les notes "complètent les dialogues", explique-t-il à l'AFP. | Robyn Beck

Alexandre Desplat, multi-récompensé en Europe et aux Etats-Unis, signe la musique de cinq films en Sélection officielle à Cannes, et dont les notes "complètent les dialogues", explique-t-il à l'AFP.
Le compositeur, invité samedi à donner une leçon de par la direction du Festival, a fait presque toutes les montées des marches depuis l'ouverture jeudi: en ouverture avec "Moonrise Kingdom" de Wes , le lendemain entre Jacques Audiard et pour "De Rouille et d'Os" et encore vendredi avec l'Italien Matteo Garrone pour "Reality".

"Un pur hasard de calendrier", jure-t-il, que ces films aient été prêts au même moment. Mais Audiard, Anderson, c'est sa tribu: six films avec le premier, deux avec le second. Et trois avec Gilles Bourdos qui présente "Renoir" la semaine prochaine, sans compter les nombreux Polanski, dont il accompagne le long portrait documentaire ("Le Film mémoire").
 
Bref, où qu'on regarde sur la Croisette, Desplat est partout et se coule chaque fois dans un monde différent.
"Compositeur de cinéma c'est justement passer d'un univers à l'autre. Ma passion du cinéma vient de là et d'ailleurs, les réalisateurs sont multiples eux aussi, Spielberg peut faire un film de science fiction, puis un drame et ensuite un film de guerre".
 
"Chaque film appelle un processus différent"
"Ils ont le droit de toucher à tous les styles et le compositeur aussi".
"Avec Jacques (Audiard), ce n'est qu'une fois le montage terminé que je me suis mis au travail, mais chaque film appelle un processus différent".
 
Wes Anderson, à l'inverse, lui avait commandé une pièce orchestrale qu'écouteraient les deux jeunes héros amoureux dans leur périple.
Alexandre Desplat compose aussi en songeant aux acteurs: "Il m'est arrivé de refuser des films en fonction du casting, parce que je n'avais pas envie de passer un ou deux mois de ma vie avec des personnages dont je n'aime pas le visage ou la voix", avoue-t-il (non, pas de nom).
 
"Je suis un artiste visuel, je n'écris pas pour le concert mais pour l'image: mes yeux doivent être d'une extra-sensibilité, pas seulement mes oreilles. Or, on n'écrit pas de la même façon pour Marion Cotillard et pour Nicole Kidman, encore que leurs voix partagent une douceur sensuelle qui les rend assez proches".
Outre l'ambiance de fête, l'avantage des tapis rouges cannois est que les équipes des films les foulent en bande: "La montée des marches, c'est l'esprit de troupe, comme au théâtre", se réjouit le compositeur. "Alors que le cinéma l'oublie souvent".
 
Or, "je ne suis pas un technicien, mais un auteur. D'ailleurs comme le metteur en scène et le scénariste, je touche des droits d'auteur", insiste-t-il.
C'est un vieux combat que mène Alexandre Desplat, heureux de venir transmettre sa passion au public à la faveur de cette "Masterclass", d'évoquer des duos marquant qui ont fait naître chez lui cette "envie irrépressible" de composer pour le cinéma: Otto Preminger et David Raksin dans "Laura", Truffaut et Delerue dans "La Peau douce", Maurice Jarre et Peter Weir dans "Witness"...
 
"On connaît mal ce que les compositeurs et les cinéastes ont pu inventer ensemble comme outil narratif et dramaturgique", dit-il, souhaitant qu'on "puisse approcher la musique de films non plus comme une note qui accompagne l'image et qu'on oublie à la sortie".
"C'est une autre forme du dialogue, entre les lignes, qui vient faire apparaître l'invisible. La musique est là pour créer autre chose que ce que l'on voit. J'aime qu'elle puisse se fondre dans l'image, en être indissociable, mais aussi tenir le choc hors de l'image".

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CBR Musique Hérault - dans Discographies
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