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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 16:52

                                             Compte-rendu CBR Musique DDLL 20 janvier 2011

 

 

                                                          Valises thématiques :

 

Nous avons relu et corrigé les textes de la valise thématique « Musiques itinérantes ».

Il nous reste à réfléchir aux images que nous voudrions inclure au dossier de présentation.

 

La VT « Destins brisés du rock » revient de la CCVH et va partir pour 3 mois à St Jean de Védas. Précisons que les dossiers de présentation des valises doivent être dupliqués en nombre afin que les lecteurs puissent en disposer, dès l’entrée de la Médiathèque si possible.

 

La prochaine VT « Le folk dans le monde » devrait s’inspirer du Collectorama Inrockuptibles sur le sujet. Je me charge d’en faire parvenir un scan à chacun.

 

 

 

                                Ecoute commentée :



                           Les formes de la musique savante occidentale

 

 

1 - La musique instrumentale

 

C'est à partir de la Renaissance que la musique instrumentale acquiert son autonomie par rapport au chant et à la musique sacrée.

Dans ce contexte, la musique instrumentale se développe à partir des transcriptions de musique vocale et des improvisations de la musique de danse. A partir de 1530, en France, le mot danserie désigne les airs de danse, branles, pavanes ou gaillardes, mis en musique polyphonique pour des groupes de hautbois, flûtes, cornets ou trombones.

Dans les bals populaires, les musiciens utilisent surtout la viole de bras (ancêtre du violon) avec accompagnement de tambour et de fifre. De toutes façons, le goût de la danse est si prononcé en France que les deux répertoires ont un fond commun : les danses de société élégantes sont souvent des pas rustiques qui ont été policés, tandis que les musiciens des rues vulgarisent en les simplifiant les chansons savantes à la mode dans les châteaux.

Au sein de ces diverses danses, on trouve les archétypes de toute la future musique instrumentale : suite de danses évidemment mais également sonates (Une sonate est une composition instrumentale de musique classique à plusieurs mouvements. ), concertos ou symphonies, nous verrons bientôt comment.

 

 

La suite de danses — ou plus brièvement suite — est une forme musicale instrumentale et composée (c’est-à-dire comportant plusieurs pièces individuelles) de l'époque baroque. En usage du XVIe au XVIIIe siècle, elle fut progressivement supplantée par la sonate et la symphonie. Le schéma habituel d'une suite est :

 

    * Allemande, au tempo modéré et d'origine allemande

    * Courante, au tempo vif, d'origine française

    * Sarabande, au tempo lent et d'origine espagnole

    * Gigue, au tempo vif et d'origine anglaise.

 

 

C'est la forme la plus pratiquée dans la musique française des XVIIe et XVIIIe siècles, mais son domaine s'étend largement au-delà des frontières du royaume de Louis XIV et de Louis XV : la majorité des compositeurs allemands et quelques grands noms de la musique instrumentale italienne y auront recourt. Il faut rapprocher cette diffusion de celle du modèle architectural de Versailles auprès des cours étrangères.

 

Les suites étaient jouées au clavecin, au luth, à la viole, ou bien plus tardivement par des ensembles orchestraux.

 

2 - Musique de chambre :

 

Une œuvre de musique de chambre est une composition musicale dédiée à un petit ensemble de cordes, vents, bois, cuivres, ou percussions, dont chaque partie est écrite pour un seul instrumentiste. Si certaines voix sont doublées ou triplées, particulièrement dans les cordes, on parle d'orchestre de chambre ; au-delà, on parle d'orchestre, avec le qualificatif de sa composition instrumentale (symphonique, à cordes, d'harmonie, de fanfare…).

La conception de ces duos, trios, quatuors, quintettes, sextuors, septuors, octuors, nonettes et dixtuors… demande aux compositeurs une connaissance de l'harmonie, de la polyphonie, du contrepoint, de l'organologie que seuls quelques-uns ont su mener à leur apogée.

En musique classique, la composition de quatuors à cordes est le plus souvent considérée comme l'un des summums de l'écriture musicale. La forme est épurée : 4 instruments solistes ( 2 violons, alto, violoncelle) et l’absence de B.C. ou continuo. (En musique baroque, la basse continue — également appelée le continuo — désigne une pratique d'improvisation à partir d'une basse écrite — chiffrée ou non. Les instruments utilisés pour réaliser cette partie sont un ou plusieurs instruments monodiques graves — violoncelle, viole de gambe, contrebasse... — qui jouent la ligne de basse écrite, et un ou plusieurs instruments harmoniques — clavecin, orgue, théorbe, luth, guitare baroque... — qui réalisent, c'est-à-dire qui complètent l'harmonie, en fonction des chiffres notés sous les accords lorsqu'il y en a, ou en fonction des autres parties lorsque ces chiffres sont absents.)       

Ces ensembles de quelques solistes, menant leur voix indépendamment des autres, ont le plus souvent comme « meneur » l'instrument le plus aigu (le premier violon dans le quatuor à cordes, le flûtiste dans le quintette à vent… )


 

3 - Musique concertante :

 

Le concerto et ses dérivés ( concerto grosso, symphonie concertante ) est un genre musical faisant dialoguer ( concertare = converser )un soliste instrumental avec un orchestre, et les confrontant de manière à mettre en valeur l’expression et la virtuosité du soliste.

La plupart des grands concertos du répertoire sont composés pour piano et orchestre, voire pour violon et orchestre, mais on en trouve dans toutes les distributions possibles.

 

 

Le concerto grosso, genre propre à l’époque baroque, ne mettait pas en valeur un soliste mais un petit ensemble de solistes, pris dans l’orchestre.

 

 

 

La structure « classique » du concerto se découpe en 3 mouvements : vif –lent-vif ( plan de l’ouverture à l’italienne ).

 

 

4 - Musique symphonique :

 

Dans la musique instrumentale classique, la musique symphonique désigne l'ensemble des œuvres et des genres musicaux dédiés à l'orchestre symphonique. La musique symphonique se distingue donc de la musique de chambre, c'est-à-dire, de la musique pour un ou plusieurs solistes, mais également, de la musique pour petits ensembles instrumentaux, généralement appelés orchestres de chambre.

 

Au début du XVIIe siècle, les effectifs et la structure de l'orchestre ne sont pas encore stabilisés : celui est essentiellement composé de la basse continue, de cordes frottées, et selon les circonstances, de quelques instruments d'appoint — flûtes, hautbois, trompettes...

 

Au cours de la période baroque, les compositeurs prennent progressivement l'habitude de répartir les musiciens de l'orchestre en quatre véritables pupitres : les cordes frottées, les bois, les cuivres et les percussions.

 

Parallèlement, les anciens genres musicaux — concerto grosso, suite, sonate... — évoluent, et tendent de plus en plus à prendre en compte ce nouveau type de formation.

C'est ainsi qu'au début du XVIIIe siècle, l'apparition de nouveaux genres — d'abord, le concerto de soliste et, un peu plus tard, la symphonie — marque la véritable naissance de la musique symphonique.

 

 

Plus tard, au XIXe siècle celle-ci se dotera en outre du ballet et du poème symphonique. Le poème symphonique, né au XIXème siècle, ne contient en général qu’un seul mouvement, inspiré directement par un thème, un personnage, une légende, un poème et très souvent par un texte. Il a donc une fonction évocatrice importante, caractéristique du romantisme musical.

 

 

5 - Musique vocale profane

 

Le madrigal est apparu en Italie au cours du XIVème siècle. Il s’agissait d’un poème mis en musique, avec un vers isolé qui revient en guise de ritournelle sur un rythme différent. Les thèmes du madrigal sont amoureux, parodiques ou allégoriques.

D’essence polyphonique, le madrigal est un jeu entre 4 ou 5 voix, avec toutes les subtilités harmoniques et formelles possibles. Son maître absolu est Monteverdi.

 

 

 La mélodie est un chant accompagné ou non, sur des paroles généralement empruntées à des textes poétiques. Son pendant allemand, le lied est plus proche de la chanson populaire. La mélodie française est plus raffinée et complexe. C’est un genre musical intimiste loin de l’expression vocale de l’opéra.

 

 

L’opéra peut se définir comme le mariage de la musique et du théâtre. Historiquement, l’opéra est né parce que la polyphonie vocale avait atteint une perfection absolue. Cherchant de nouvelles formes d’expressions musicales, Peri eut l’idée, dans son Euridice en 1600, de mettre les chanteurs en habits d’époque antique. L’opéra était né.

 

Monteverdi se pose pourtant comme l’inventeur des éléments dont se réclamera l’opéra deux siècles plus tard : le rôle expressif dévolu à l’orchestre, l’ouverture liée à l’action, un juste équilibre entre voix et instruments, entre récitatif et aria, entre l’œil et l’oreille et surtout entre le verbe et le chant, celui-ci tour à tour sobre ou virtuose en fonction de l’action.

 

 

6 - Musique vocale sacrée :

 

Le chant Grégorien  désigne l’ensemble du répertoire monodique ( sans accompagnement ) de l’église latine médiévale, qui commença vers le VIIème siècle à mettre l’office en musique.

 

Tout d’abord austère et exclusivement masculine, la musique vocale d’église s’ouvrira peu à peu à d’autres formes d’expression.

 

Vers le XIème siècle la polyphonie s’introduit dans l’église pour rendre certaines pièces plus solennelles. Au XIIIème siècle les premières messes composées par des laïques font leur apparition.

 

 

Plus tard, musique sacrée et profane n’auront tendance à se différencier que par leur thème d’inspiration. Ainsi la messe avec orchestre, chœurs et solistes prit de plus en plus d’ampleur dans les grandes cathédrales et finit au XVIIIème siècle, sous l’influence de l’opéra, par devenir un véritable oratorio. On parle désormais de messe de concert.

 

 

L’oratorio sacré est un genre de musique lyrique dramatique à sujet religieux, (épisode extrait de la Bible, de la vie de Jésus, d’un(e) saint(e)… )ne faisant pas l’objet de mise en scène, par opposition à l’opéra, c-a-d qu’il n’est pas représenté.Par contre il y a bien des personnages interprétés et souvent un narrateur comme dans les Passions de Bach. Il peut être chanté en latin mais comme il s’agissait de toucher le peuple, l’emploi des langues locales était fréquent.

 

 

L’oratorio profane n’a plus d’attache avec la liturgie mais respecte les mêmes formes que son alter ego sacré.

 

La cantate est une composition vocale née en Italie au début du XVIIème siècle ; elle est directement issue du madrigal. A l’origine, elle est tout simplement la voix supérieure de ce même madrigal, les autres parties de la polyphonie n’étant pas chantées, mais jouées par un ou plusieurs instruments. La cantate sacrée fleurit en Allemagne sous l’impulsion de Schutz à la fin du XVIIèm siècle, mais c’est Bach qui portera le genre à son apogée ( plus de 213 compositions).

 

Il est difficile au premier abord de distinguer la cantate de l’oratorio mais en général, ce dernier emploi de plus gros effectif et systématiquement un chœur.

 

 

Le motet  est un terme désignant un texte mis sur les parties vocalisées de l’organum ( partie de l’office ). En principe, chaque voix est munie d’un texte indépendant qui se chante en même temps que les autres, de sorte que chaque voix chante un texte différent. Plus tard le motet regroupera dans sa définition tous les morceaux polyphoniques religieux, dont les paroles ne sont pas extraites directement de la Bible.

 

Aux XVII et XVIIIème s., des compositeurs comme Dumont, Lully, Rameau ou Mondonville cultivent le motet, non pas comme une obligation religieuse, mais comme un genre de cour, très solennel et pompeux, le Grand Motet.

 

 

 

Lors du prochain CBR, Jean-Jacques Massé parlera du rock progressif et du rock garage (2.40 et 2.60 de la PCDM 3)

 

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CD Classiques

Coffret 6 CD « La musique classique pour les nuls »

Philippe Jarrousky « Caldara »   Virgin

Cecilia Bartoli  « Sospiri »  Decca

Pour ceux qui ont raté un épisode de la discographie Bartoli, voici l’occasion de se rattraper, avec le meilleur du meilleur : des pépites baroques à Fauré en passant par Mozart et Rossini, Sospiri offre ce que la diva a de plus jouissif.

Dutilleux / Ivanov, vl   « Œuvres pour violon »  Aparte

Quatuor Ebene « Fiction »  Virgin

On imagine tout quatuor à cordes sérieux, mais les quatre amis d’Ebène sont la preuve du contraire : la musique de Pulp fiction version musique de chambre ? C’est possible ! Lilac wine avec Fanny Ardant ? Aussi ! Et que dire du délicieux Over the rainbow avec Natalie Dessay...

Hélène Grimaud / Mozart, Berg, Lizst    « Résonnances »      DG

Rachmaninov / Accentus    « Vêpres »      Naïve

Jordi Savall  « La dynastie Borgia »  Alia Vox

Une nouvelle fois, Jordi Savall nous invite à un somptueux voyage historico-musical. Une véritable plongée au sein de la dynastie des Borgia. Les oeuvres proposées nous restituent les passerelles entre religion, nouvelles connaissances de la Renaissance, humanisme et maîtrise du pouvoir. 

Mozart / René Jacobs  « La flûte enchantée »  HM

Du très grand Jacobs, au plus proche de l'oeuvre de Mozart, une flûte comme on ne l'avait quasiment jamais entendue : partition (tempi !) respectée à la lettre, récitatifs conservés en intégralité, mais tellement vivants, instruments anciens, etc... Une légèreté et une joie communicatives. Cette version pourrait détrôner celle d'Arnold Östman, la meilleure à ce jour.

Travelling Quartet / Beatles    « All you need”     Integral

Travelling Quartet est un quatuor à cordes original composé de deux violons, d’un violoncelle et d’une contrebasse. Ces quatre musiciens ont décidé de transgresser leur formation classique en nous présentant leur tout nouveau répertoire … les standards des Beatles !

Monteverdi / Dumestre   « Combattimenti »  Alpha

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                                                      DVD Musicaux

« La Danse - Le Ballet de l'Opéra de Paris »   Editions Montparnasse

François Zygel « Les clés de l’orchestre – L’apprenti sorcier, la danse macabre Dukas, Saint-Saëns »

Grétry « L’amant jaloux Opéra royal de Versailles 2009 » Wahoo

Frank Zappa « The torture never stops » Eagle

Les concerts d’Halloween 1981 de Frank Zappa ont été filmés au Palladium de New York. Ce programme intitulé "The Torture Never Stops » a été entièrement créé à partir du concert par Frank Zappa qui en avait fait trois émissions spéciales pour la télévision.. La plupart des titres en sont issus. Tous les shows de Frank Zappa étaient des expériences uniques avec Zappa à la guitare et à la baguette, dirigeant son groupe sur des envolées d’improvisations pour en faire des performances exceptionnelles.

Aldebert  « Enfantillages »

Eddy Mitchell « Séances tenantes » Universal

Ravi Shankar « L’extraordinaire leçon » Accords Croisés

Rolling Stones « Ladies & gentlemen »   Eagle

Trois DVD : - le DVD Ladies & Gentlemen” avec ses bonus. - le DVD « Stones in Exile », le documentaire de Stephen Kijak présenté à Cannes 2010,avec ses bonus. - un DVD bonus de 40 min, contenant des interviews provenant d’émissions TV américaines et australiennes de 1972, et des images tournées sur la scène du Madison Square Garden avec Stevie Wonder.

Led Zeppelin “Live at Knebworth 1979” Showtime

Battle of the year

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                                                               Sélection Téléram et TV

 

Auteur                                                            Titre                                                        Label

 

Elini Duni Quartet                                        Lume lume                                               Meta Records

Sophia Domancich                                      Snakes and ladders                                HM

David Krakauer                                            Best of                                                      Label Bleu

Erik Truffaz                                                    In between                                              Blue Note

Fela                                                                 The complete works                              Pias

Claudio Abbado                                          Hearing the silence (DVD)                    Euroarts

Jean Ferrat                                                     L'intégrale                                               Temey

Celia Cruz & Fania                                       Live in zaire 74                                         Gravity

Debussy / Rogé                                           Intégrale des études                              Onyx

Janelle Monae                                              Archandroid                                            Atlantic


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                                                                                     CD Jazz

 

 

TITRE

INTERPRETE

LABEL

RECOMPENSES

The joy of flying

Tony Williams (batteur)

Reel music

Choc Jazzman 2010

Ethics

Michel Benita (contrebasse)

Zig zag Territoires

Choc jazzman 2010

Piano works

Danilo Rea (piano)

Act music

FFFF

Hands

Dave Holland (contrebasse)

Pepe Habichuela (guitare)

Emarcy

FFFF

Way of life

Celine Bonacina Trio (piano)

Inviting Nguyen Lê

Act Music

So jazz

Jazz no jazz (vol.1)

Marc Berthoumieux (piano)

Sous la ville

Sélection FIP +

 **** Jazzman

 

La tectonique des nuages

Laurent Cugny (piano)

Radio france

Primé Académie du

 jazz

House full of floors

Evan Parker (saxophone)

Tzadik

Choc Jazzman 2010

Follow the white rabbit

Yaron Herman Trio (piano)

Act Music

 

Wasabi

Alex Grenier (guitare)

AAS

 

 

 

                                                               Disques “coups de Coeur” :

 

Cocoon : Where the oceans end    Barclay

Masters Musicians of Jajouka : The source   HM

Michel Benita : Ethics

Gogol Bordello : Trans-continental hustle   Sony

 

 

Prochains CBR Musique :

 

Le jeudi 14 avril à Lodève

Le jeudi 9 juin à Bédarieux

 

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