Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 09:23
La chronique de votre serviteur sur le concert de la pianiste Brésilienne :

Eliane Elias passait par Uzès, soutenir la sortie de "Bossa nova stories", son dernier album hommage au genre musical qui lui a permis de lancer sa carrière internationale.

Comme elle le rappelle elle-même dans un français approximatif mais charmant, c'est à l'âge de 17 ans qu'elle est repérée dans un club de Sao Paulo par Tom Jobim et Vinicius de Moraes. Les deux fondateurs de la bossa nova l'embarquent immédiatement pour leur tournée mondiale et Eliane s'installe à New York où elle épouse dans la foulée le trompettiste Randy Brecker.

Sa carrière de pianiste-chanteuse jazz est lancée en 1984 et elle signe bientôt chez Blue Note (13 albums à ce jour).

C'est donc un retour à ses premières amours qui nous permet de voir Eliane et son super-groupe en concert :
à la guitare : Oscar Castro-Neves, à la contrebasse : Marc Johnson (Ex-Bill Evans trio) et enfin le fabuleux Paolo Braga à la batterie et aux percussions.

Après une introduction samba frénétique, Eliane entre sur scène, crinière blonde au vent et mini-robe noire affolante.
Elle enchaîne avec "Chega de saudade" de Jobim/Moraes et la magie opère tout de suite : son jeu physique oriente la suavité du rythme bossa vers la folie du boogie-woogie. Le final de Paolo Braga aux percussions est fantastique.

Impression boogie confirmée avec le début  du "A ra" de Donato qu'elle martèle comme une furie avant de faire retomber la tension avec "They can't take that away  from me" de Gershwin.

Le groupe entame ensuite le "Jammin'" de Bob Marley, véritable délice à la sauce carioca. Pour "Falsa Baiana", Eliane rechausse ses talons hauts (elle joue pieds nus) et viens chanter et danser au devant de la scène : je confirme, la robe est vraiment mini !

Vient ensuite le "Jazz 'n samba" de Jobim où chaque musicien prend un solo et là le jeu de Brago prend toute son ampleur : c'est la batucada du carnaval à lui tout seul ! Eliane jubile, elle danse sur son piano et dirige son groupe à coups de "One, two, three, four" hors-micro que le public un peu coincé de la Cour du Grand-Duché d'Uzès entend quand même.

Au final, le concert de ce soir nous rappelle que les liens entre bossa et jazz sont plus qu'étroits et que l'esthétisme du groove américain se marie parfaitement à la fabuleuse polyrythmie "do Brasil".

"Bossa nova stories" pourrait donc bien être la bande son parfaite de notre été.

Merci Eliane !

Cédric Libuda


Partager cet article

Repost 0
CBR Musique Hérault - dans Concerts
commenter cet article

commentaires